Ouvrages
Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
Ouvrage
Traité historique et politique d'Antoine Aubéry, avocat au Parlement et apologiste de la cour sous Louis XIV, publié en 1667. Compilant références et pièces justificatives, il revendique les droits de la couronne de France sur l'Empire, dans la lignée du traité De la prééminence de nos roys (1649). À l'étranger, on y vit l'expression de la mégalomanie française.
Fresque historique de Maurice Druon en sept volumes (1955-1977), du Roi de fer à Quand un roi perd la France. Au bûcher, le maître du Temple maudit Philippe le Bel et sa lignée : s'ensuivent morts royales, intrigues et crises de succession qui éteignent les Capétiens directs et mènent à la guerre de Cent Ans. Un classique du roman historique français.
Étude de Xavier de Planhol publiée chez Fayard en 1988. Elle retrace la formation du territoire français - héritages gallo-romains, découpages religieux et féodaux, rôle des villes et des voies de communication - et montre, contre les lectures purement politiques, comment le sol et les réseaux ont fait les pays et les provinces.
Essai d'Éric Zemmour publié chez Fayard en 2010. L'auteur y soutient que la France, héritière de la Gaule puis de l'Empire romain, a porté pendant des siècles l'ambition d'être la puissance dominante de l'Europe, et que le renoncement à ce dessein nourrit une mélancolie nationale. Il y traite aussi d'assimilation, d'Europe et de déclin.
Premier roman de Louis-Ferdinand Céline, publié chez Denoël et Steele en 1932 et couronné par le prix Renaudot. Ferdinand Bardamu, double de l'auteur, traverse la guerre de 1914, l'Afrique coloniale, l'Amérique industrielle et la banlieue parisienne. Écrit dans une langue parlée teintée d'argot qui a durablement marqué la littérature française, le récit dépeint un monde absurde où l'héroïsme n'a pas de place.
Paru chez Gallimard en 1996, Saint Louis met en présence une figure de proue des Annales, école « traditionnellement hostile au culte de la biographie », et la plus haute figure de l'histoire nationale. Fruit de quinze ans de recherche, le livre de Jacques Le Goff ne raconte pas seulement Louis IX : il interroge ce que l'historien peut savoir d'un homme du XIIIe siècle.
Essai posthume de Simone Weil publié en 1949 par Albert Camus dans la collection "Espoir" de Gallimard. Rédigé à Londres pour la France libre comme prélude à une déclaration des devoirs envers l'être humain, le livre analyse le déracinement moderne, ouvrier, paysan et national, et les conditions d'un enracinement des peuples dans leur passé, leur milieu et une spiritualité du travail.
Principal ouvrage de Mgr Henri Delassus, prêtre du diocèse de Cambrai, publié chez Desclée de Brouwer en 1910 en trois volumes. Sous-titré « Le temple maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l'Église catholique », il lit l'humanisme, la Réforme et les révolutions modernes comme les étapes d'une opposition à l'ordre catholique.
Essai d'Édouard Berth publié en 1914 chez Marcel Rivière, préfacé par Georges Sorel. Le théoricien du syndicalisme révolutionnaire y confronte trois idéologies ouvrières - anarchisme individualiste, socialisme parlementaire, syndicalisme - et oppose les abstractions des intellectuels au travail productif et à l'autonomie ouvrière.
Recueil des pamphlets économiques écrits en Italie par Ezra Pound (Lavoro ed Usura, Milan, 1954), traduit en français aux éditions L'Âge d'Homme en 1968. Le poète y critique l'usure et le pouvoir financier, et relie création monétaire, crédit, production et culture dans une même réflexion sur l'économie et la civilisation.
Dans Exégèse des lieux communs, Léon Bloy examine les formules banales qui circulent dans la vie quotidienne. Derrière leur évidence apparente, il cherche les présupposés moraux d'une société attachée à l'argent, à la réussite et au confort. Ses courtes gloses mêlent humour, invective et interprétation chrétienne : le langage ordinaire devient le lieu d'une critique du conformisme bourgeois.
Rédigé en 1845-1846 par Marx et Engels et publié seulement en 1932, cet ensemble de manuscrits rompt avec les jeunes hégéliens (Bauer, Stirner) et pose une conception matérialiste de l'histoire : les idées sont replacées dans les conditions de vie, la production et les rapports sociaux. Un texte fondateur du marxisme.
Publié chez Gallimard en 1985, cet essai de Marcel Gauchet propose une histoire politique de la religion : le religieux a façonné les sociétés et leurs formes de pouvoir, avant la sortie de la religion dans la modernité. Il accorde au christianisme une place singulière dans ce devenir et examine le lien entre autonomie collective et désenchantement. Un classique de la pensée française contemporaine.
Essai d'Ivan Illich publié en 1973 (version française remaniée au Seuil, avec Luce Giard et Vincent Bardet). Il y cherche les seuils au-delà desquels les institutions et les outils se retournent contre leurs fins, et oppose à la domination des spécialistes des outils conviviaux, accessibles, qui préservent la créativité et les relations entre les personnes.
Publié en 1982 (traduction française au Seuil, 1999), ce premier essai de Michael Sandel confronte l'idéal rawlsien d'une justice indépendante des conceptions de la vie bonne aux appartenances qui forment les individus. Contre le « moi désencastré » du libéralisme, il défend une compréhension plus profonde de la communauté : un texte fondateur du débat communautarien.
Conférence donnée par Ernest Renan à la Sorbonne en 1882, publiée la même année. Renan y définit la nation non par la race, la langue ou la religion, mais comme un « plébiscite de tous les jours », fondé sur la volonté de vivre ensemble et l'oubli partagé. Un texte fondateur du débat français sur la nation.
Paru chez Calmann-Lévy en 1977, Le Système technicien prolonge les recherches de Jacques Ellul sur la société technique. Il y étudie l'unité, l'autonomie et l'expansion des techniques et leurs effets sur l'économie, le pouvoir et la vie quotidienne, contre l'idée que la technique serait un simple ensemble d'outils neutres maîtrisés par l'homme.
Deux conférences prononcées par Max Weber en 1919, traduites par Julien Freund avec une introduction de Raymond Aron (Plon, 1959). Il y distingue éthique de conviction et éthique de responsabilité, et définit l'État moderne par le monopole de la violence légitime. Des textes devenus des classiques de la sociologie et de la science politique ; sélection de l'Institut Iliade.
Ouvrage de Pierre-Joseph Proudhon publié en 1863, au terme de sa vie. Contre le jacobinisme centralisateur et l'État autoritaire, il y synthétise sa théorie du fédéralisme : une démocratie contractuelle construite de bas en haut, fondée sur le pacte et la libre association des communes. Une référence du courant fédéraliste.
Paru aux éditions Galilée en 1981, Simulacres et simulation rassemble des textes où Jean Baudrillard analyse la disparition du réel derrière les modèles, les médias et les codes. Le premier chapitre, La précession des simulacres, est devenu une référence de la pensée contemporaine sur l'image et le virtuel. Sélection de l'Institut Iliade.
Discours prononcé par Alexandre Soljenitsyne à l'université Harvard le 8 juin 1978, publié en français chez Fayard la même année. Le dissident soviétique, prix Nobel de littérature, y refuse de recommander le modèle occidental à son pays et diagnostique son déclin : matérialisme, juridisme et renoncement spirituel.
Recueil des textes écrits par Antonio Gramsci de 1929 à 1935, durant son emprisonnement par le régime fasciste. Le fondateur du Parti communiste italien y développe ses concepts d'hégémonie culturelle, de guerre de position et d'intellectuel organique, devenus centraux dans la pensée politique du XXe siècle.
Publié en 1977 chez Gallimard, Homo aequalis retrace, de Mandeville à Marx, le passage d'une conception holiste de la société à l'idéologie individualiste moderne. Louis Dumont y montre comment l'économie s'est autonomisée jusqu'à devenir la catégorie centrale de la pensée moderne. L'ouvrage figure dans la sélection de l'Institut Iliade.
Publié en 1964 (traduction française aux Éditions de Minuit, 1968), cet essai d'Herbert Marcuse analyse les mécanismes par lesquels la société industrielle avancée intègre les individus et neutralise toute opposition. Contre cette « unidimensionnalité », il confronte la rationalité technologique à la possibilité d'une pensée négative et d'un changement historique.
Page 4 / 24 - 24 affichés sur 565