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Moi les hommes, je les déteste

Essai féministe court et polémique dans lequel Pauline Harmange revendique la misandrie comme une réaction légitime à la misogynie structurelle et appelle les femmes à se recentrer sur la sororité plutôt que sur les hommes.

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Moi les hommes, je les déteste est un court essai féministe (environ 90-100 pages) dans lequel Pauline Harmange revendique ouvertement la misandrie comme une réaction légitime et potentiellement libératrice face à la misogynie structurelle.

L’autrice, alors âgée de 25 ans et bénévole dans une association d’aide aux victimes de violences sexuelles, part de son expérience personnelle et de statistiques (notamment sur les violences conjugales et sexuelles majoritairement commises par des hommes) pour affirmer que la méfiance, voire le rejet des hommes en tant que groupe, n’est ni absurde ni condamnable. Elle distingue clairement cette posture de la misogynie : selon elle, la misandrie n’a jamais tué personne et ne constitue pas un système d’oppression.

Le livre critique l’obligation sociale faite aux femmes d’aimer, de comprendre et d’éduquer les hommes, ainsi que la charge mentale et les privilèges masculins souvent non questionnés. Harmange appelle les femmes à réduire leur investissement émotionnel auprès des hommes, à valoriser la sororité et les espaces non mixtes, et à cesser de se sentir coupables de ne pas « aimer les hommes par défaut ».

L’essai a connu un succès important après une menace de poursuites pour « incitation à la haine » émanant d’un conseiller du ministère de l’Égalité femmes-hommes, qui a paradoxalement donné une forte visibilité au texte. Il s’inscrit dans un courant féministe radical qui refuse la neutralité bienveillante envers les hommes en tant que catégorie sociale.