Ouvrage
Mémoires de guerre et Mémoires d'espoir
Ces mémoires retracent la genèse de la pensée stratégique et de l'attachement viscéral à la grandeur de la France de Charles de Gaulle. Il y décrit son passage à l'armée et son constat alarmant face à l'inconsistance du pouvoir politique et au conservatisme militaire de l'entre-deux-guerres. Convaincu de l'imminence d'un nouveau conflit, il préconise alors la création d'une armée de métier mécanisée et l'usage massif des blindés pour rompre avec la passivité défensive. Le texte expose ses efforts pour alerter l'opinion et influencer les dirigeants, soulignant le contraste tragique entre l'audace technologique allemande et l'inertie française. Ce récit témoigne ainsi du combat solitaire d'un officier visionnaire tentant de moderniser la défense de sa nation avant la catastrophe.
Auteur

Général, résistant et homme d'État français, fondateur de la Ve République. De l'Appel du 18 juin à la décolonisation et à la Constitution de 1958, il a refondé l'État autour de la souveraineté et du rang. Référence incontournable — et disputée — de toute la droite française.
Contenu
Cet ouvrage est une édition combinée des Mémoires de guerre et des Mémoires d’espoir de Charles de Gaulle. Les Mémoires de guerre retracent son action entre 1940 et 1946 à travers trois tomes : L'Appel, L'Unité et Le Salut. Les Mémoires d’espoir, dont le second volume est resté inachevé en raison de la mort de l'auteur en 1970, portent sur son retour aux affaires en 1958 et comprennent les tomes Le Renouveau et L’Effort.
La pensée de Charles de Gaulle
La pensée gaullienne repose avant tout sur « une certaine idée de la France », perçue comme une entité vouée par la Providence à une destinée éminente et exceptionnelle. Pour de Gaulle, la France n'est réellement elle-même qu'au premier rang et ne peut être la France sans la grandeur.
Sur le plan institutionnel, sa pensée est marquée par un rejet profond du « régime des partis » qu'il considère comme la source de l'inconsistance du pouvoir et de l'infirmité de l'État ayant mené au désastre de 1940. Il préconise un État doté d'un chef de l'État puissant, arbitre national mandaté directement par le peuple et non issu des partis, capable de nommer le gouvernement et de recourir au référendum pour les décisions capitales.
Sur les questions militaires, il a très tôt prôné la création d'une armée mécanique et cuirassée capable de manœuvrer, s'opposant aux doctrines défensives de front fixe en vigueur avant la Seconde Guerre mondiale. Sur le plan social, il défend une rénovation de la condition ouvrière par l'association du capital, du travail et de la technique, afin de garantir la justice sociale et d'éviter la subversion totalitaire. Enfin, sa pensée concernant l'outre-mer évolue vers la reconnaissance du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, tout en cherchant à transformer l'Empire en une communauté de coopération libre avec la France.
Liste des chapitres
L'ouvrage est structuré en plusieurs grandes parties correspondant aux phases de son action politique et militaire :
- Mémoires de guerre - Tome I : L'Appel (1940-1942)
- La Pente
- La France Libre
- L'Afrique
- Mémoires de guerre - Tome II : L'Unité (1942-1944)
- Intermède
- Tragédie
- Politique
- Diplomatie
- Mémoires de guerre - Tome III : Le Salut (1944-1946)
- La Libération
- Le Rang
- L'Ordre
- La Victoire
- Discordances
- Départ
- Mémoires d’espoir - Tome I : Le Renouveau (1958-1962)
- Les Institutions
- L'Outre-mer