A Droite

Ouvrage

Histoire et tradition des européens

Cet ouvrage de l’historien Dominique Venner se présente comme une réflexion sur l’identité européenne, conçue non comme une construction politique récente (Maastricht), mais comme une communauté de culture très ancienne, remontant à la préhistoire. Venner y défend l’idée d’une tradition européenne spécifique, nourrie par les peuples constitutifs du continent, leurs mythes fondateurs (Homère, légendes celtes et nordiques), l’héritage romain, l’imaginaire médiéval et une certaine manière d’être face à la vie, à la mort, à l’amour et au destin. Il oppose cette tradition enracinée au nihilisme moderne, qu’il juge dissolvant.

Auteur

Dominique Venner
Dominique Venner
HistorienÉcrivain
1935-2013Français

Historien, essayiste et militant français, figure de la cause nationaliste. Ancien d'Europe-Action puis fondateur de la revue Nouvelle Revue d'Histoire, il a marqué la droite radicale par l'écrit et l'action. Son suicide en 2013 au Mémorial de la Shoah a eu un retentissement durable.

Positionnement

L'ouvrage de Dominique Venner, 'Histoire et tradition des européens', se positionne clairement dans une perspective de droite conservatrice, en défendant une vision de l'identité européenne enracinée dans une tradition historique et culturelle. Venner s'oppose au nihilisme moderne et appelle à un retour aux racines, ce qui témoigne d'une volonté de préserver une identité perçue comme menacée. Son approche, qui mêle histoire et philosophie, vise à redonner sens à une civilisation qu'il considère en crise, ce qui est caractéristique d'un discours identitaire et réactionnaire. Ainsi, l'ouvrage s'inscrit dans une ligne de pensée qui valorise une tradition européenne spécifique et critique les évolutions contemporaines perçues comme destructrices.

Contenu

Sous-titré 30 000 ans d’identité, cet ouvrage de l’historien et essayiste Dominique Venner se présente comme une vaste réflexion sur l’identité européenne. L’auteur refuse de réduire l’Europe à une construction politique récente (le traité de Maastricht) et la définit au contraire comme une civilisation très ancienne, issue d’une communauté de culture formée dès la préhistoire.

Venner part des origines lointaines : l’art rupestre du Paléolithique supérieur, les peuples qu’il nomme « boréens », le fonds indo-européen (langues, mythologies comparées, schéma trifonctionnel de Georges Dumézil), puis les grands textes fondateurs (Homère en premier lieu), les légendes celtes et nordiques, l’héritage romain, l’imaginaire médiéval et l’amour courtois. Il cherche à dégager ce qui constituerait une « tradition européenne authentique » : une manière spécifique d’être face à la vie, à la mort, à l’amour, au destin et au sacré.

L’ouvrage s’oppose frontalement au nihilisme moderne, que Venner considère comme une dissolution des repères et un oubli de soi. Contre l’effacement des racines, il appelle à un enracinement conscient dans une tradition qu’il présente comme vivante, non comme un simple folklore. Le ton est à la fois historique, philosophique et engagé : Venner écrit en historien témoin de son temps, préoccupé par ce qu’il perçoit comme une crise d’identité des Européens contemporains.

Le livre n’est pas un manuel d’histoire linéaire, mais une « métaphysique de l’histoire » destinée à redonner sens et continuité à une civilisation que l’auteur estime menacée par l’oubli de ses propres fondements.