Ouvrage
Coming Apart: The State of White America, 1960–2010
Ce texte présente un aperçu de l'ouvrage de Charles Murray, Coming Apart, qui analyse la fragmentation de la société américaine entre 1960 et 2010. L'auteur soutient qu'une nouvelle classe supérieure isolée s'est formée, se distinguant radicalement d'une classe inférieure en déclin. En utilisant l'année 1963 comme point de bascule, Murray examine comment la fin d'une culture commune a entraîné une divergence profonde des valeurs morales et sociales. L'étude se concentre volontairement sur la population blanche pour démontrer que ce clivage dépasse les questions raciales ou d'immigration. En fin de compte, l'œuvre avertit que cette séparation culturelle menace les fondements mêmes du projet démocratique américain.
Coming Apart: The State of White America, 1960–2010 (2012) de Charles Murray n’a pas été traduit en français. On le trouve uniquement en version originale anglaise.
Auteur

Né en 1943 dans l’Iowa, politologue américain et chercheur à l’American Enterprise Institute.
Auteur de livres influents et controversés (Losing Ground, The Bell Curve avec Herrnstein, Coming Apart), il a notamment travaillé sur l’État-providence, le QI et les fractures sociales aux États-Unis.
Positionnement
L'ouvrage de Charles Murray, Coming Apart, présente une analyse critique de la société américaine, mettant en lumière la fragmentation culturelle entre une classe supérieure et une classe inférieure. Murray, en tant que politologue associé à l'American Enterprise Institute, défend des valeurs conservatrices, notamment l'importance des vertus traditionnelles comme le mariage et la religiosité. Son avertissement contre un État-providence à l'européenne et son focus sur la population blanche soulignent une perspective clairement engagée sur les enjeux sociaux et culturels, s'inscrivant ainsi dans une droite conservatrice et identitaire. Cette approche, qui critique le progressisme et valorise des normes traditionnelles, justifie le classement de l'ouvrage dans la catégorie droite affirmée.
Contenu
La thèse centrale de Murray est que la société américaine n'est plus seulement divisée par la richesse, mais par une divergence culturelle radicale entre deux nouvelles classes sociales qui ne partagent plus les mêmes valeurs ni les mêmes modes de vie.
Voici les points clés de sa pensée développés dans le livre :
- Le déclin du « projet américain » : Murray définit le projet américain comme la capacité des individus et des familles à vivre librement et à s'associer volontairement pour résoudre leurs problèmes. Selon lui, cette culture civique exceptionnelle est en train de s'effilocher.
- La nouvelle classe supérieure (New Upper Class) : Elle est issue d'une « élite cognitive » triée par le système universitaire et le marché du travail. Cette classe s'est isolée géographiquement dans des « SuperZips » (codes postaux d'élite) et culturellement dans une « bulle », ignorant tout de la vie des Américains ordinaires.
- La nouvelle classe inférieure (New Lower Class) : Murray soutient qu'une partie importante de la population blanche ouvrière a abandonné les « vertus fondatrices » qui assuraient autrefois la stabilité sociale.
- Les quatre vertus fondatrices : Murray identifie quatre piliers essentiels au bon fonctionnement de la démocratie américaine : le mariage, l'assiduité au travail (industriousness), l'honnêteté et la religiosité. Il démontre, chiffres à l'appui, que ces vertus se sont effondrées dans la classe inférieure tout en restant relativement stables dans la classe supérieure.
- Le choix de l'Amérique blanche : Murray se concentre exclusivement sur les Blancs non-hispaniques pour démontrer que ces tendances de classe existent indépendamment des questions de race ou d'immigration.
- Critique du modèle européen : Il prévient que les États-Unis glissent vers un État-providence à l'européenne, ce qui, selon lui, affaiblit les institutions (famille, communauté, foi) nécessaires à une vie humaine satisfaisante et à l'exercice de la responsabilité individuelle.
Description de l'ouvrage
L'ouvrage est une étude sociologique et statistique qui compare l'évolution de la société entre 1960 (année de référence d'une culture commune) et 2010. Murray utilise deux quartiers fictifs pour illustrer son propos : Belmont (représentant la classe moyenne supérieure diplômée) et Fishtown (représentant la classe ouvrière blanche). Le livre s'appuie sur des données qualitatives et quantitatives issues de grandes enquêtes nationales américaines (GSS, CPS, NLSY) pour tracer des courbes de divergence sur cinquante ans.
Prologue : 21 novembre 1963
Le prologue sert de point de référence pour décrire l'Amérique telle qu'elle était juste avant les grands bouleversements culturels des décennies suivantes. Charles Murray choisit cette date comme le dernier jour symbolique de l'ancienne culture, la veille de l'assassinat de John F. Kennedy, qui marque le début de la transformation profonde de la société américaine.
Voici un résumé détaillé des points abordés dans ce prologue :
1. Une journée ordinaire et une culture homogène
Le 21 novembre 1963 est décrit comme une journée banale. Walter Cronkite présente un journal télévisé aux informations peu spectaculaires : le décès de « l'homme aux oiseaux d'Alcatraz » ou des discussions législatives sur les droits civiques.
- L'optimisme économique : Bien que la pauvreté touche environ 20 % de la population (selon des calculs rétrospectifs), il règne un optimisme stratégique car ce chiffre a chuté de moitié depuis 1949.
- Le conformisme culturel : La télévision et le cinéma sont des « joueurs d'équipe » qui valident le mode de vie américain (the American way of life). Le code de production cinématographique est très strict : pas de nudité, pas de blasphème, et une condamnation ferme de l'adultère, de l'homosexualité ou de l'avortement.
- Simplicité de la vie quotidienne : Murray souligne le manque de variété qui semble aujourd'hui désuet : une liste unique de succès musicaux, peu de librairies, très peu de voitures étrangères (souvent considérées comme de mauvaise qualité) et une offre culinaire limitée aux plats de base.
2. Les racines du changement déjà présentes
Murray explique que même si l'assassinat de Kennedy est le déclencheur symbolique, de nombreux changements étaient déjà inévitables ou en germe le 21 novembre 1963 :
- La révolution sexuelle : La pilule contraceptive était déjà sur le marché depuis 1960.
- Les mouvements sociaux : Le mouvement des droits civiques avait atteint son apogée moral avec la marche sur Washington en août 1963. Les prémices du féminisme (La Femme mystifiée de Betty Friedan), de l'écologie (Printemps silencieux de Rachel Carson) et de la défense des consommateurs (Ralph Nader) étaient déjà publiés.
- La culture des années 60 : Bob Dylan avait déjà sorti ses chansons emblématiques et les Beatles s'apprêtaient à conquérir les États-Unis.
- La démographie : Les premiers baby-boomers étaient déjà adolescents.
3. La thèse de l'ouvrage
Murray utilise ce portrait de 1963 pour introduire son argument central : depuis cette date, la société américaine a évolué vers une divergence de classes sans précédent.
- Une nouvelle séparation : Ce n'est pas l'existence des classes qui est nouvelle, mais le fait qu'elles ne partagent plus les mêmes valeurs ni les mêmes comportements fondamentaux.
- Le déclin du « projet américain » : Murray définit ce projet comme la capacité des individus à vivre librement et à s'associer volontairement pour résoudre leurs problèmes sans l'intervention de l'État. Selon lui, cette culture civique exceptionnelle est en train de se désagréger.
- Le choix de l'Amérique blanche : Murray précise qu'il se concentrera sur les Blancs non-hispaniques dans les deux premières parties de son livre afin de démontrer que ces tendances de classe sont indépendantes des questions de race ou d'immigration. L'objectif est de regarder « sans ciller » la nature du problème avant de proposer des solutions.
Partie I : La formation d'une nouvelle classe supérieure
La Partie I de l'ouvrage analyse l'émergence d'une élite américaine qualitativement différente de celle du passé. Charles Murray y soutient que cette classe n'est plus seulement définie par la réussite économique, mais par une culture et un mode de vie qui l'isolent du reste de la nation.
Définition et caractéristiques de la nouvelle classe supérieure
Murray définit opérationnellement cette nouvelle classe supérieure comme les 5 % d'adultes les plus performants (environ 2,4 millions de personnes en 2010) travaillant dans des postes de direction ou des professions intellectuelles comme la médecine, le droit ou l'ingénierie. Au sein de ce groupe se trouve une « élite étroite » (entre 10 000 et 100 000 personnes) qui dirige les institutions économiques, politiques et culturelles du pays.
Contrairement à l'élite de 1960, qui était diversifiée et dont les membres n'avaient souvent en commun que leur succès, l'élite actuelle partage des goûts, des préférences et une culture homogène. Murray observe que cette classe est devenue une « élite cognitive », triée dès l'université par ses capacités intellectuelles.
Les fondements de cette transformation (Chapitre 2)
Murray identifie quatre forces majeures ayant conduit à la formation de cette classe :
- La valeur marchande croissante de l'intelligence : Dans une économie de plus en plus technologique et complexe, les capacités cognitives élevées sont devenues indispensables et sont récompensées par des revenus massifs.
- La richesse : L'augmentation spectaculaire des revenus au sommet de la distribution (le 99e centile ayant doublé ses revenus réels depuis 1960) a permis à cette élite de s'isoler financièrement.
- La « machine à trier » universitaire : Les universités d'élite fonctionnent comme des filtres à QI, regroupant les jeunes les plus brillants qui, autrefois, étaient dispersés dans des institutions locales.
- L'homogamie cognitive : Les gens brillants ont désormais tendance à se marier entre eux, ce qui renforce la transmission du capital cognitif et du statut social à la génération suivante.
Un nouveau genre de ségrégation (Chapitres 3 et 4)
L'élite ne se contente pas d'être plus riche ; elle vit désormais dans une ségrégation résidentielle croissante. Murray utilise le terme de « SuperZips » pour désigner les codes postaux situés dans les 5 % supérieurs en termes de revenus et d'éducation. Ces quartiers d'élite, particulièrement concentrés autour de New York, Washington, Los Angeles et San Francisco, forment des « bulles » culturelles.
Cette isolation produit une ignorance profonde de la vie des Américains ordinaires. Murray propose d'ailleurs un test de 25 questions pour mesurer l'épaisseur de cette « bulle », demandant par exemple aux lecteurs s'ils savent qui est une star de NASCAR ou s'ils ont déjà acheté une bière de grande consommation. Il soutient que cette déconnexion est dangereuse, car cette classe prend des décisions qui affectent la vie de gens dont elle ne comprend plus les priorités.
Le « bon côté » et les limites (Chapitre 5)
Murray précise que les membres de cette classe sont individuellement des personnes engagées, de bons parents et des voisins agréables. Leur talent a été le moteur de l'innovation et de l'amélioration du niveau de vie depuis les années 1970.
Cependant, il décrit une élite devenue « creuse ». Bien qu'elle pratique les vertus traditionnelles (travail, mariage, honnêteté) dans sa vie privée, elle a perdu la confiance nécessaire pour les prêcher au reste de la société, adoptant à la place un « non-jugement » systématique qui laisse les classes inférieures sans boussole culturelle.
Partie II : La formation d'une nouvelle classe inférieure
La Partie II de l'ouvrage analyse la décomposition sociale d'une partie de l'Amérique blanche ouvrière entre 1960 et 2010. Charles Murray y démontre que cette classe a progressivement abandonné les valeurs qui assuraient autrefois sa stabilité.
Voici un résumé détaillé des chapitres de cette partie :
1. Les quatre « vertus fondatrices » (Chapitre 6)
Murray identifie quatre piliers qui, selon lui, ont historiquement permis le succès du « projet américain » :
- L'assiduité au travail (Industriousness) : L'idée que la vie doit être consacrée à progresser par l'effort.
- L'honnêteté (Honesty) : Essentielle pour un gouvernement limité et un marché libre.
- Le mariage : Considéré par les fondateurs comme l'institution de base de la société.
- La religiosité : Vue comme indispensable au maintien des institutions républicaines en ancrant la moralité.
2. Méthodologie : Belmont et Fishtown (Chapitre 7)
Pour mesurer l'évolution de ces vertus, Murray crée deux quartiers fictifs peuplés uniquement de Blancs non-hispaniques âgés de 30 à 49 ans :
- Belmont : Représente la classe supérieure diplômée (au moins un baccalauréat) exerçant des professions libérales ou de direction.
- Fishtown : Représente la classe ouvrière (maximum un diplôme de fin d'études secondaires) occupant des emplois peu qualifiés ou manuels.
3. L'effondrement du mariage (Chapitre 8)
Murray observe une divergence radicale entre les deux classes :
- Célibat : À Fishtown, le nombre de personnes n'ayant jamais été mariées a explosé, touchant plus d'un Blanc sur quatre en 2010, alors que ce chiffre a stagné à Belmont après 1984.
- Divorce : En 2010, un tiers des habitants de Fishtown étaient divorcés, contre une proportion restée très faible et stable à Belmont.
- Naissances hors mariage : Elles sont devenues la norme à Fishtown (entre 43 % et 48 % en 2008), alors qu'elles restent marginales à Belmont (6 % à 8 %).
4. Le déclin de l'assiduité au travail (Chapitre 9)
Murray documente un retrait massif des hommes de Fishtown du marché du travail :
- En 2008, 12 % des hommes de Fishtown étaient hors de la population active, contre seulement 3 % à Belmont.
- Il soutient que ce déclin n'est pas dû à un manque d'emplois, mais à un changement de comportement : entre 1985 et 2005, le temps de « loisir » des hommes peu éduqués a augmenté de huit heures par semaine.
- Il existe un lien fort avec le mariage : les hommes célibataires sont trois fois plus susceptibles d'être hors du marché du travail que les hommes mariés.
5. Honnêteté et Religiosité (Chapitres 10 et 11)
- Honnêteté : Murray note une augmentation spectaculaire des faillites personnelles et de la population sous probation ou en prison, issue quasi exclusivement de Fishtown.
- Religiosité : L'Amérique blanche est devenue plus séculière, mais le déclin est bien plus prononcé à Fishtown. Dans les années 2000, le « noyau religieux » (pratique régulière et foi forte) n'était plus que de 12 % à Fishtown, contre 23 % à Belmont.
6. La réalité de la nouvelle classe inférieure (Chapitres 12 et 13)
Murray utilise des témoignages qualitatifs pour décrire une classe sociale « à la dérive ». Il définit la taille de cette « nouvelle classe inférieure » par trois catégories de personnes à Fishtown :
- Les hommes incapables de gagner de quoi faire vivre un foyer de deux personnes.
- Les mères célibataires élevant des enfants mineurs.
- Les « isolés », totalement déconnectés de la vie communautaire et religieuse.
En combinant ces facteurs, Murray estime que la classe inférieure blanche est passée de 10 % dans les années 1960 à 33 % de la population de Fishtown en 2007. À l'échelle nationale, cette classe représente désormais près de 20 % de la population blanche d'âge mûr.
Partie III : Pourquoi cela compte
La Partie III constitue la conclusion analytique et prospective de Charles Murray. Après avoir documenté la divergence entre Belmont (l'élite) et Fishtown (la classe ouvrière), il explique pourquoi cet effritement des vertus fondatrices menace non seulement le bien-être individuel, mais aussi la survie du « projet américain ».
Voici un résumé détaillé des quatre chapitres de cette partie :
1. L'effondrement sélectif de la communauté américaine (Chapitre 14)
Murray examine ici le déclin du capital social, défini comme les réseaux de voisinage et l'engagement civique qui permettent de résoudre les problèmes locaux sans l'intervention de l'État.
- Exceptionnalisme américain : Historiquement, les Américains étaient connus pour leur propension unique à former des associations volontaires pour tout type de cause.
- Divergence de classe : Le capital social reste robuste à Belmont (dans ce que David Brooks appelle les « Latte Towns »), où les résidents sont actifs dans les conseils municipaux et les associations de parents d'élèves. À l'inverse, il s'est effondré à Fishtown, où le désengagement social et civique a explosé depuis les années 1970.
- La fin de la confiance : Murray souligne que la « matière première » de la communauté, la confiance sociale (l'idée que les autres vont agir correctement), a disparu à Fishtown. En 2010, seuls 20 % des habitants de Fishtown pensaient que l'on pouvait faire confiance aux gens, contre environ 60 % à Belmont.
2. Les vertus fondatrices et l'essentiel de la vie (Chapitre 15)
Murray soutient que les quatre vertus (travail, mariage, honnêteté, religiosité) ne sont pas de simples préférences culturelles, mais les conditions nécessaires à la poursuite du bonheur au sens aristotélicien : une satisfaction durable et justifiée de la vie dans son ensemble.
- Les quatre domaines de satisfaction : Le bonheur humain profond se trouve dans la famille, la vocation (le travail), la communauté et la foi.
- Données sur le bonheur : Murray montre que le pourcentage de Blancs se disant « très heureux » est resté stable à Belmont mais a chuté de manière spectaculaire à Fishtown.
- L'effet multiplicateur : Les analyses montrent que la probabilité d'être « très heureux » est multipliée par le cumul de ces domaines (un bon mariage + un travail satisfaisant + une vie spirituelle). En abandonnant ces piliers, la classe inférieure se prive des moyens de mener une vie épanouie.
3. Une nation, divisible (Chapitre 16)
Dans ce chapitre crucial, Murray élargit son analyse pour inclure les Américains noirs et latinos.
- La primauté de la classe sur la race : Sa conclusion est frappante : l'ajout des autres groupes ethniques ne change quasiment pas les courbes de divergence.
- Une seule nation de classe : Les tendances de désagrégation (mariage en baisse, sortie du marché du travail, criminalité) sont identiques pour les classes inférieures, quelle que soit leur origine ethnique. L'Amérique n'est pas divisée par la race, mais elle est devenue radicalement divisible par la classe.
4. Futurs alternatifs (Chapitre 17)
Murray compare deux modèles de société et propose deux visions de l'avenir de l'Amérique.
- Modèle américain vs Modèle européen : Il critique l'État-providence européen (le « Syndrome de l'Europe »), qui, selon lui, transforme la vie en un temps à « passer le plus agréablement possible » tout en affaiblissant la responsabilité individuelle et les institutions vitales (famille, foi).
- L'élite creuse (Hollow Elite) : Murray blâme la nouvelle classe supérieure pour son « non-jugement ». Bien que les membres de l'élite pratiquent les vertus dans leur vie privée, ils refusent de les prêcher par crainte de paraître snobs, laissant le reste de la société sans boussole morale.
- Le pronostic :
- Vision pessimiste : L'Amérique continue de glisser vers le modèle européen, et le « projet américain » (liberté et responsabilité) meurt.
- Vision optimiste (Un grand réveil civique) : Murray espère que la science (biologie, génétique) validera l'importance des structures traditionnelles et que l'élite, réalisant que son isolation nuit au pays, recommencera à « prêcher ce qu'elle pratique » pour restaurer la culture civique.
Il conclut en appelant à une redécouverte de ce qui rend l'Amérique exceptionnelle : un système où les individus sont libres de vivre comme ils l'entendent, mais sont responsables des conséquences de leurs actes.