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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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«"Il est aujourd’hui plus facile d’imaginer la fin du monde – écrivait le philosophe américain Fredric Jameson – que celle du capitalisme." On ne saurait mieux résumer le paradoxe de notre temps.» Dans ce livre à l’ironie mordante, Jean-Claude Michéa décortique les implications morales et matérielles du capitalisme, et montre les dangers de ce système doublement destructeur pour l’environnement et le lien social. Il devient donc urgent de renoncer au mythe du progrès et de prendre en compte les aspirations des classes populaires pour en finir avec ce système dépassé. Une réflexion stimulante, qui synthétise de nombreuses idées de la pensée anticapitaliste actuelle et évoque des pistes pour reconstruire une société viable. L’espoir d’un monde décent est encore possible.
Dans A Hunter-Gatherer's Guide to the 21st Century, les biologistes évolutionnistes Heather Heying et Bret Weinstein expliquent que notre ère de prospérité inédite coexiste avec un mal-être croissant (solitude, dépression, maladies, divisions sociales) parce que le rythme effréné des changements modernes (« hyper-nouveauté ») dépasse les capacités d’adaptation de notre cerveau et de notre corps, forgés par des millions d’années d’évolution en petits groupes de chasseurs-cueilleurs. Ils analysent divers domaines (alimentation, sommeil, éducation, rôles de genre, parentalité, etc.) à travers le prisme de l’évolution, critiquent les dérives de la société actuelle et proposent des principes scientifiques pour mieux aligner notre vie sur nos adaptations ancestrales, afin de réduire cette dissonance et d’améliorer notre bien-être. Le ton est provocateur, assumant des positions souvent contraires aux discours dominants contemporains.
Papacito explore le thème grandiose de la décadence civilisationnelle à travers l'analyse de la société contemporaine, en plaçant au centre de son enquête la chute inexorable des structures politiques et sociales qui ont porté les grandes civilisations. L'essai diagnostique comment les valeurs traditionnelles qui cimentaient jadis les communautés humaines s'effondrent sous les assauts combinés du nihilisme et du relativisme culturel. Papacito envisage cette décadence comme phénomène multifactoriel : désagrégation des cadres familiaux, dissolution des références communes, perte de transcendance et d'orientation métaphysique. Le titre « Crépuscule des titans » évoque moins la fatalité pessimiste que l'agonie d'un ordre politique et moral qui se savait fondé sur des essences pérennes. L'auteur interroge les racines de cette crise : elle ne procède ni d'accidents historiques ni de simple fatigue collective, mais du triomphe intellectuel du relativisme post-moderne niant tout ancrage normatif à la réalité. Papacito défend l'intuition que sans hiérarchies de valeurs, sans référence à un ordre naturel ou transcendant, les sociétés libérées sombrent dans l'anomie et l'autodestruction. L'essai propose une archéologie critique de la modernité tardive, identifiant comment le progressisme a systématiquement démoli les piliers civilisationnels. Papacito esquisse une redéfinition des conditions permettant la renaissance d'une civilisation ancrée dans la tradition et l'ordre.
Papacito livre dans ce recueil une série d'essais incisifs interrogeant les paradoxes constitutifs de la modernité tardive, axés particulièrement sur le destin de la masculinité contemporaine. L'essai refuse la fausse conciliation entre tradition et modernité pour explorer crûment les contradictions irréductibles qui définissent l'époque présente. Le titre « Expédition punitive » suggère une certaine violence intellectuelle : Papacito ne compromet pas, il affronte les lâchetés de sa civilisation avec la vigueur d'un guerrier philosophe. L'auteur défend une vision affirmée de la virilité et de l'engagement personnel contre les dissolutions contemporaines qui émasculeraient l'homme occidental. Cette virilité n'incarne pas un retour nostalgique à des formes archaïques, mais plutôt une réaffirmation de principes éternels de courage, de responsabilité et d'honneur face à l'apathie moderne. Papacito examine comment les valeurs masculines ont été perverties ou abandonnées sous les assauts du féminisme contemporain et du relativisme éthique. L'essai combine analyse sociologique et invective philosophique : chaque section démonte un faux consensus de l'époque. L'auteur promeut un recentrage existentiel sur le devoir, l'action vertueuse et l'ascèse virile, seules capables de régénérer une civilisation décadente. Expédition punitive demeure manifeste d'une éthique guerrière remise au goût du jour face aux crises actuelles.
Dans Décadence, Michel Onfray retrace deux millénaires de civilisation judéo-chrétienne pour montrer comment une culture naît, s’élève, puis décline selon une loi quasi biologique. Il déroule une vaste fresque où se mêlent figures religieuses, violences fondatrices, hérésies, inquisitions, révolutions, totalitarismes et ruptures intellectuelles, afin de montrer que l’Occident s’est peu à peu épuisé en perdant les croyances et les structures qui l’avaient fait naître. Pour Onfray, la mort de Dieu, l’effondrement des valeurs classiques, les dérives idéologiques modernes et les attaques internes comme externes – jusqu’au terrorisme islamiste – témoignent d’une civilisation arrivée à son stade terminal. Son livre n’est ni un pamphlet ni un appel à la nostalgie, mais une lecture tragique du destin occidental, qui vise moins à déplorer qu’à comprendre les mécanismes de la décadence.
Michel Onfray poursuit dans cette réflexion philosophique son projet encyclopédique de réexamen des fondations intellectuelles et spirituelles de la civilisation occidentale. Cet ouvrage prolonge sa « Brève encyclopédie du monde » et sa critique du judéo-christianisme, en explorant comment la sagesse pourrait se redéfinir au-delà des héritages religieux et métaphysiques qui l'ont structurée. Onfray interroge la question éternelle : comment vivrons-nous bien après l'effondrement des systèmes de croyances qui nous ont guidés ? La sagesse n'est pas pure abstraction métaphysique, mais art de vivre enraciné dans l'expérience et la physis. L'auteur débat comment on pourrait édifier une sagesse post-chrétienne qui ne replonge pas dans les nihilismes destructeurs, mais reconnaît les vérités vitales ensevelies sous les dogmes. Onfray examine l'héritage philosophique antique, redécouvrant Épicure et les cyniques comme penseurs d'une vie sage, sobre, voluptueuse rationnellement. Cette sagesse hédoniste assume le corporel et le sensible sans s'y abandonner. L'essai défend une philosophie pratique, un ethos capable de donner sens et équilibre à l'existence post-moderne. Sagesse s'inscrit dans le mouvement intellectuel contemporain de rethéologisation séculière, cherchant les conditions du bien-vivre une fois épuisée la transcendance religieuse. Onfray œuvre à une spiritualité immanente fondée sur la connaissance de soi et la maîtrise des désirs.
Camus présente dans cet essai majeur une pensée de la révolte comme seule réponse authentique face à l'absurde condition humaine. Face au silence du monde et à l'indifférence de l'univers, l'homme ne peut se résigner à la passivité : il affirme sa liberté en se révoltant. Cette révolte diffère fondamentalement de la résignation ou de l'acceptation, elle incarne une affirmation existentielle qui dit non sans renoncer, qui refuse en restant affirmative. Camus distingue rigoureusement entre la révolte authentique et la révolution totalitaire qui la pervertit. La révolution, en cherchant à réaliser idéologiquement l'absolu, perd de vue le mouvement révolté initial et sombre dans le nihilisme, justifiant le meurtre de masse au nom de l'utopie. L'histoire du XXe siècle incarne précisément cette tragédie : la révolte contre l'oppression s'est transformée en systèmes policiers et camps de concentration. L'auteur déplore comment l'élan révolté originel s'est corrompu en rationalisations de la violence politique. Camus trace une généalogie des révoltes historiques, de la Révolution française aux mouvements contemporains, montrant comment chacune a glissé de l'affirmation éthique vers la domination autoritaire. L'Homme révolté appelle à une révolte perpétuelle refusant la révolution, acceptant la limite morale et la finitude humaine. Cet essai inaugura des polémiques majeures avec Sartre et l'existentialisme, Camus défendant l'absurde contre l'engagement totalitaire.
Épicure est le philosophe du plaisir : il proclame, contre les parangons de vertu, que le plaisir est à la fois le but de toutes nos activités et le critère auquel nous reconnaissons qu’elles sont bonnes. Pour nous en convaincre, il fallait qu’il soit un théoricien du juste calcul des plaisirs et des peines, et un penseur de l’amitié, condition de la félicité. Mais aussi un philosophe de la nature – parce qu’il n’y a pas de sérénité possible pour qui vit dans l’ignorance des causes, dans l’angoisse de la mort et dans la crainte superstitieuse des châtiments divins. Il nous enseigne ainsi que la philosophie est un tout, que l’éthique se fonde sur une véritable science du bonheur, et que le savoir lui-même, s’il ne nous rendait pas plus heureux, ne servirait à rien...
Claude Lévi-Strauss démantèle dans cet essai publié en 1952 le concept même de « race » comme catégorie pertinente pour comprendre l'humanité, substituant au vocabulaire racial une anthropologie attentive aux cultures. Rédigé dans le contexte de l'effort de l'UNESCO contre le racisme, Lévi-Strauss opère un déplacement paradigmatique radical : il élimine la pseudo-biologie raciale pour centraliser l'étude des systèmes culturels. L'auteur critique violemment les théories racialistes de Gobineau et ses épigones qui prétendaient hiérarchiser les « races primitives » selon des critères biologiques, révélant l'absurdité scientifique de ces entreprises. Lévi-Strauss argue que toute culture existe en « coalition » avec d'autres, que les emprunts mutuels constituent la dynamique même de l'évolution culturelle. Aucune civilisation n'accumule seule les progrès : le progrès culturel procède toujours d'une interaction, d'une coagulation entre systèmes distincts. Cette interdépendance révèle une égale dignité à tous les peuples, non par altruisme moral mais par constatation anthropologique. L'essai refuse tant la hiérarchie raciale que le multiculturalisme naïf, insistant sur la structure dialogique de la création culturelle. Lévi-Strauss énonce clairement : chaque culture contribue à l'édifice commun, aucune ne possède le monopole de la vérité. Race et histoire inaugure une anthropologie structurale soucieuse de préserver la diversité culturelle comme bien irremplaçable de l'humanité.
Le présent ouvrage est le texte des leçons professées par Raymond Aron à l’École Nationale d’Administration en 1952. Il ne constitue pas un exposé de faits ou de doctrines mais une analyse conceptuelle de la démocratie moderne dans ses deux versions antithétiques : institutions représentatives des grands pays occidentaux d’une part, démocraties populaires de l’autre. Il s’attache à définir, au-delà de leurs idéaux proclamés (égalité, liberté, souveraineté populaire, avènement d’une société sans classe), leur réalité essentielle, leur logique interne, en un mot leur principe. La conquête du pouvoir résulte pour les premières d’une compétition pacifique ; son exercice fait appel à l’art du compromis : l’expression des mécontentements catégoriels nés d’un état social naturellement imparfait peut s’y donner libre cours. Dans les secondes les gouvernants tirent leur légitimité d’un processus révolutionnaire mené au nom d’une doctrine millénariste qui justifie l’élimination des opposants et l’emprise d’un parti unique sur l’ensemble de la vie sociale. Comment, à partir de ces prémisses, discerner leur évolution comme leur devenir ? Telle est, dans la lignée de la pensée politique classique, la question centrale de ce livre où Raymond Aron enseigne avec une rigueur méthodique exemplaire l’art de soumettre à la raison les passions politiques de notre temps.
Marc Aurèle, à Carnuntum, écrit ses "Pensées pour moi-même", chef-d’œuvre de la philosophie stoïcienne, en douze livres, sans doute pour oublier le tumulte de la journée précédente passée à se battre. Stoïcisme ? Certes, bien que son œuvre ne soit pas totalement un traité de philosophie stoïcienne – elle ne comprend ni le dogme impitoyable d’Épictète ni le ton professoral et théorique de Sénèque –, elle a quelque chose de tout à fait propre à Marc Aurèle, c’est-à-dire la manière humaine, intime et émouvante dont il transforme la doctrine en un constant examen de conscience. Le constat de vanité et de caducité des choses le pousse à chercher une raison profonde à l’univers. Toute réalité est l’élément d’un organisme divin, unique, ordonné et harmonieux. L’homme, composé de trois principes: corps, âme, esprit, occupe une position centrale dans le cosmos. L’esprit, élément divin en chaque individu, guide son action. La prise de conscience de sa participation au divin doit ramener l’homme à sa vie intérieure pour qu’il retrouve la paix.
Essai de l'anthropologue français Lévi-Strauss, avec une section introductive qui détaille les ouvrages précédents de l'auteur, notamment sur la vie sociale et la parenté des Indiens Nambikwara du Brésil, que l'auteur a rencontré. Les premières parties du texte, intitulées « La fin des voyages » et « Feuilles de route », servent de récit personnel où l'auteur exprime son dégoût pour les récits d'expédition sensationnalistes et la profession d'explorateur. Il narre ses propres expériences de voyage, y compris une traversée difficile vers la Martinique en 1941, où il a été confronté à l'hostilité et à la bêtise des autorités françaises, et discute des circonstances qui l'ont mené à devenir ethnologue à l'Université de São Paulo. Lévi-Strauss critique l'impact destructeur de la civilisation occidentale sur les cultures indigènes et déplore l'illusion du voyage, cherchant à se confronter à la vérité de son expérience.
"Dans toutes les écoles, seront ainsi pratiqués des exercices destinés à assurer le progrès spirituel vers l'état idéal de la sagesse, des exercices de la raison qui seront, pour l'âme, analogues à l'entraînement de l'athlète ou aux pratiques d'une cure médicale. D'une manière générale, ils consistent surtout dans le contrôle de soi et dans la méditation. Le contrôle de soi est fondamentalement attention à soi-même : vigilance tendue dans le stoïcisme, renoncement aux désirs superflus dans l'épicurisme." Dans cette leçon inaugurale de la chaire d'histoire de la pensée hellénistique et romaine professée au Collège de France, Pierre Hadot expose la démarche qui préside à l'ensemble de ses travaux et développe l'une de ses idées directrices : la philosophie antique n'était pas un ensemble de connaissances à assimiler, mais une pratique de transformation de soi-même, une initiation.
Cet ouvrage explore l'articulation historique et théorique entre la pensée anarchiste et les mouvements ouvriers, refusant de les envisager comme simples antécédents ou épiphénomènes d'idéologies politiques majeures. L'auteur analyse comment les idées anarchistes ont perméé les luttes ouvrières, fournissant des cadres conceptuels et des imaginaires de libération authentiquement enracinés dans l'expérience des travailleurs. Inversement, les pratiques ouvrières ont validé ou infléchi la théorie anarchiste, créant une dialectique féconde entre action et pensée. L'essai examine les concepts clés de l'anarchisme : l'abolition de l'État, le fédéralisme ouvrier, l'autogestion, l'action directe, en montrant comment ces catégories procèdent de l'expérience collective des prolétaires. L'anarchisme ouvrier refuse tant la dictature du prolétariat marxiste que la représentation parlementaire capitaliste, imaginant une démocratie directe fondée sur les associations volontaires. Le texte scrute les expériences historiques : les conseils ouvriers russes de 1917, les collectivités espagnoles de 1936, les mouvements autonomes contemporains. Chaque cas révèle comment la philosophie anarchiste ne constitue pas une utopie abstraite mais une cristallisation théorique des aspirations réelles des travailleurs. L'ouvrage défend une dignité intellectuelle à cette pensée politique marginalisée, montrant comment elle articule justice économique et liberté politique. Il redéfinit l'héritage anarchiste comme ressource critique toujours pertinente pour les luttes actuelles.
Jean Bordonove est un écrivain et biographe français connu pour ses ouvrages historiques accessibles et bien documentés. Dans ses travaux consacrés à Napoléon, il propose un portrait clair, vivant et dépouillé d’emphase, où l’empereur apparaît avant tout comme un homme politique et un chef militaire façonné par les circonstances exceptionnelles de son époque. Bordonove met l’accent sur la logique interne de l’ascension napoléonienne, la cohérence de ses réformes, la dynamique de ses campagnes et la dimension profondément européenne de son action, tout en évitant les excès hagiographiques ou les condamnations systématiques. Son approche, à la fois narrative et rigoureuse, en fait une porte d’entrée solide pour comprendre Napoléon sans être submergé par l’érudition ou les polémiques.
Émile-Auguste Chartier, connu sous le pseudonyme Alain, a marqué profondément la philosophie française par ses décennies d'enseignement magistral au Lycée Henri-IV de Paris. Les Éléments de philosophie rassemblent cette pédagogie vivante, restituant la clarté et la profondeur du grand professeur qui a formé plusieurs générations d'esprits. L'ouvrage ne prétend pas à la systématicité exhaustive mais à l'accès progressif aux problèmes essentiels : comment connaissons-nous ? Qu'est-ce que la vérité ? Quel fondement éthique pour l'action ? En quatre-vingt-quinze brefs chapitres, Alain guide le lecteur à travers les territoires majeurs de la réflexion philosophique, de l'épistémologie aux questions morales, de la philosophie de la nature à la métaphysique. Le style reste personnel, dialogique, invitant à la réflexion personnelle plutôt qu'imposant des doctrines. Alain incarne la philosophie française du jugement : penser consiste à former son propre jugement, non à réciter des opinions reçues. L'ouvrage joint la clarté pédagogique à la profondeur conceptuelle, accessibilité à rigueur. Chaque chapitre offre une méditation complète mais brève sur un problème, amenant progressivement du particulier au général, de l'expérience au concept. Alain défend une philosophie du consentement et de la liberté, refusant la passivité face au monde. Les Éléments demeurent une introduction incomparable à la vie philosophique, transmettant non des doctrines figées mais une méthode, un ethos intellectuel vivant.
Sur la généalogie de la morale (Zur Genealogie der Moral, 1887) est un ouvrage fondamental de Nietzsche qui prolonge sa critique des valeurs morales entamée dans Par-delà le bien et le mal. Il ne cherche pas à justifier la morale, mais à retracer son développement historique et psychologique via une méthode généalogique quasi-scientifique, ce qui a profondément influencé des penseurs comme Freud et Foucault. Structuré en trois traités, ce livre systématique explore notamment l'opposition entre la morale du maître et la morale de l'esclave (concept issu de Hegel), le rôle de la culpabilité dans la conscience, et la critique de l'idéal ascétique. L'ouvrage est essentiel pour comprendre la pensée tardive de Nietzsche et a marqué durablement la philosophie moderne et la culture du XXe siècle. Une édition moderne cherche souvent à rendre son langage complexe accessible au grand public, avec un matériel contextuel riche.
Une histoire de l'anthropologie L'histoire de l'anthropologie est complexe et bien plus riche que ne le laissent penser certaines approches qui la réduisent à un seul courant. Si l'on veut se donner les moyens de saisir le champ de l'anthropologie dans son ensemble, il faut passer par la Grande-Bretagne, l'Allemagne et les États-Unis autant que par la France - et oser remonter quelque peu dans le temps. C'est l'ambition du présent ouvrage, qui se donne à lire comme un vade-mecum permettant de situer les hommes et les idées qui ont peu à peu construit la discipline en Europe et outre-Atlantique.
Le Gai Savoir (Die fröhliche Wissenschaft, 1882) est un ouvrage fondamental de Nietzsche, célèbre pour son style aphoristique et sa tonalité expérimentale. Son titre, inspiré des troubadours provençaux (gai saber), reflète une approche du savoir à la fois joyeuse, sceptique et artistique, cherchant à dépasser les dogmes par la légèreté. C'est dans ce livre qu'apparaît la notion la plus célèbre de Nietzsche : la mort de Dieu (§ 125), annoncée par l'homme fou. Ce constat est la reconnaissance que les fondations métaphysiques et morales de la civilisation occidentale se sont effondrées, ouvrant une crise existentielle et la nécessité de créer de nouvelles valeurs. Deux autres concepts cruciaux y sont introduits : le principe de l'Éternel Retour (§ 341), présenté comme une épreuve de force pour l'affirmation de la vie, et l'Amor Fati (l'amour du destin), l'acceptation joyeuse de sa propre nécessité. L'ouvrage est considéré comme une œuvre de transition majeure, annonçant directement les thèmes de Ainsi parlait Zarathoustra et invitant à l'affirmation inconditionnelle de la vie face au nihilisme.
L'Énéide de Virgile constitue bien plus qu'une simple narration héroïque : c'est une méditation profonde sur le destin, la piété et les fondations mythologiques de Rome. Cette épopée retrace le périple du Troyen Énée qui, après la chute catastrophique de Troie, entreprend un voyage initiatique guidé par les dieux vers l'Italie où l'attend une destinée transcendante. À travers les épreuves multiples qui jalonnent son chemin – des tempêtes provoquées par Junon aux enchantements de Didon – Énée incarne l'héros romain idéal, celui qui subordonne ses désirs personnels au bien collectif. Virgile construit son récit en explorant les tensions entre la volonté divine et les aspirations humaines, entre l'amour et le devoir, questions universelles intemporelles. L'œuvre célèbre la grandeur de Rome en la projetant dans une antiquité mythique tout en interrogeant le prix humain de la gloire politique. Par sa maîtrise de la langue latine et sa richesse symbolique, l'Énéide s'affirme comme le poème fondateur de la civilisation occidentale et demeure un texte paradigmatique pour comprendre comment les sociétés se racontent leurs origines.
« Tout ce qu’un homme réussit et tout ce qu’il échoue dépend directement de ses propres pensées. » Si vous n’avez qu’un livre à lire ce pourrait-être celui-‐là ! James Allen, vous prend par la main et vous ouvre grand le chemin de la connaissance de soi. La visualisation et l’imagination créatrice sont des facultés que nous avons perdues dans cet environnement matérialiste et polluant dans lequel nous vivons. La faiblesse et la force d’un homme, sa pureté et son impureté, ses souffrances et ses joies sont les siennes et non pas celles d’un autre. C’est lui-même qui en est responsable et lui seul peut les transformer. L’homme est ce qu’il pense. Par conséquent, un homme ne peut parvenir à s'élever, à conquérir et à réussir qu'en élevant ses pensées. Allen insiste sur la capacité de chacun à forger son propre caractère et à créer son propre bonheur. Pour lui, nous sommes notre propre puissance créatrice, la pensée mène à l'action et nous aide à réaliser nos rêves. « Rêvez à des choses sublimes et tandis que vous rêverez, vous obtiendrez ce que vous aurez rêvé. »
Et si l’on retournait aux sources de l’économie classique pour penser et trouver des réponses à la situation économique actuelle ? Paru pour la première fois en 1962, Capitalisme et Liberté est l’un des ouvrages clés de la pensée économique. Écrit sans jargon, il est surtout le premier livre d’économie accessible à tous. Dans ce livre, Milton Friedman défend la liberté économique comme condition nécessaire à toute liberté politique. Il y présente sa propre vision du libéralisme et son analyse pointue est encore et toujours d’actualité. Cela fait de cet ouvrage l’un des livres incontournables du XXe siècle. « L’un des livres les plus influents depuis la Seconde Guerre mondiale. » The Times Literary Supplement « Qu’on partage ou non les idées de Milton Friedman, la lecture de ce livre roboratif est un must pour tout citoyen curieux et intéressé par la réflexion et par des propositions sur la vie de la Cité. Même et peut-être surtout si elles sortent des chemins battus et ne sont pas toujours politiquement correctes, du moins dans notre pays. » André Fourçans, professeur d’Économie à l’ESSEC
Un dialogue incisif explorant selon l'auteur la montée d'une nouvelle figure sociale, Festivus festivus, qui incarne une modernité obsédée par la fête et le divertissement. Philippe Muray y dénonce la disparition de la vie privée et l'émergence d'un contrôle social volontaire déguisé en progrès libérateur. L'auteur critique vivement l'égalitarisme radical et la judiciarisation des rapports humains, qu'il perçoit comme une régression vers un infantilisme généralisé. Selon lui, cette culture contemporaine cherche à éradiquer les différences sexuelles et l'histoire pour imposer une transparence absolue et démoniaque. Les sources soulignent également le mépris des élites pour le monde réel, préférant une existence virtuelle et fusionnelle libérée de toute complexité. Enfin, le texte suggère que seul le rire rabelaisien peut offrir une résistance face à cette uniformisation nihiliste du monde moderne.
La 4e de couverture indique : "Semblable au pauvre Orphée, le nouvel Adam libéral est condamné à gravir le sentier escarpé du "Progrès" sans jamais pouvoir s'autoriser le moindre regard en arrière. Voudrait-il enfreindre ce tabou - "c'était mieux avant" - qu'il se verrait automatiquement relégué au rang de Beauf, d'extrémiste, de réactionnaire, tant les valeurs des gens ordinaires sont condamnées à n'être plus que l'expression d'un impardonnable "populisme". C'est que Gauche et Droite ont rallié le mythe originel de la pensée capitaliste : cette anthropologie noire qui fait de l'homme un égoïste par nature. La première tient tout jugement moral pour une discrimination potentielle, la seconde pour l'expression d'une préférence strictement privée. Fort de cette impossible limite, le capitalisme prospère, faisant spectacle des critiques censées le remettre en cause. Comment s'est opérée cette, double césure morale et politique ? Comment la gauche a-t-elle abandonné l'ambition d'une société décente qui était celle des premiers socialistes ? En un mot, comment le loup libéral est-il entré dans la bergerie socialiste ? Voici quelques-unes des questions qu'explore Jean-Claude Michéa dans cet essai scintillant, nourri d'histoire, d'anthropologie et de philosophie. »
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