Ouvrages
Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Publié en anglais en 1958 (The Human Condition ; traduction Calmann-Lévy, 1961), cet essai de Hannah Arendt distingue les activités de la vie active : le travail, qui entretient la vie ; l'œuvre, qui construit un monde durable ; l'action, qui met les hommes en relation. Une analyse devenue classique du domaine public et de la portée de l'action politique.
Essai de Jean-Claude Michéa publié en 2002 aux éditions Climats, prolongeant L'Empire du moindre mal. Il y soutient que le socialisme originel, fondé sur la décence commune, a été absorbé par le libéralisme, ce qui rend illusoire tout dépassement du capitalisme « sur sa gauche ». Sélection de l'Institut Iliade.
Lettre de Donoso Cortés datée du 19 juin 1852, publiée en français aux éditions L'Âge d'Homme avec des textes annexes. Le diplomate et penseur contre-révolutionnaire y expose les liens entre théologie et ordre politique : les erreurs politiques modernes sont des erreurs religieuses, et seule l'autorité de l'Église peut fonder l'ordre.
Recueil de Gustave Thibon sous-titré « Nouveaux diagnostics », paru en 1943 à Lyon chez Lardanchet. Le philosophe chrétien y dénonce l'irréalisme des idées et des conduites modernes quand les liens vitaux et l'expérience vécue se relâchent, et plaide pour un retour au concret, à la mesure et à l'enracinement.
Recueil de textes polémiques de Pier Paolo Pasolini paru en italien en 1975 (traduction française chez Flammarion dès 1976). Il y analyse ce qu'il appelle le génocide culturel opéré par le consumérisme : disparition des cultures populaires, pouvoir anonyme de la consommation, crise des institutions. Sélection de l'Institut Iliade.
Essai posthume de Dominique Venner publié en 2013 chez Pierre-Guillaume de Roux. Bréviaire d'un insoumis, il fait de la mémoire européenne, d'Homère à nos jours, une ressource pour penser, vivre et agir, contre le règne de l'argent et l'oubli des repères hérités. L'un des derniers textes de Venner, écrit comme un legs.
Ouvrage fondateur de l'anthropologie philosophique d'Arnold Gehlen, paru en allemand en 1940 (traduction française Gallimard, 2021). Partant du paradoxe d'un homme démuni dans la nature mais ouvert au monde, il montre comment l'action et les institutions compensent cette indigence et ordonnent l'existence humaine.
Publié en 1923 sous le titre Das dritte Reich, cet ouvrage d'Arthur Moeller van den Bruck, figure de la Révolution conservatrice, critique libéralisme occidental et marxisme et appelle à un renouveau national allemand fondé sur l'idée d'empire. Traduction française de Michel Grunewald, Peter Lang, 2025 ; sélection de l'Institut Iliade.
Publié en allemand en 1933 (traduction française Gallimard, 1964), cet ouvrage de Carl Gustav Jung examine les rapports entre la conscience du moi et l'inconscient. Il traite de la persona, de l'ombre et de l'individuation, processus par lequel la personne cherche une forme d'unité intérieure. Un des textes de référence de la psychologie analytique.
Paru en 1883, ce grand ouvrage de Wilhelm Dilthey fonde le projet d'une critique de la raison historique et d'une méthode propre aux sciences de l'esprit, distincte de celle des sciences de la nature. L'édition française du Cerf y joint la Critique de la raison historique et des matériaux préparatoires éclairant sa genèse.
Court essai de Max Scheler paru en allemand en 1928 (Die Stellung des Menschen im Kosmos ; traduction Aubier, 1951), qui ouvre le chantier de l'anthropologie philosophique. Il interroge la place de l'homme dans le monde vivant et sa capacité propre à prendre de la distance avec ses impulsions. Sélection de l'Institut Iliade.
Recueil de Charles Maurras publié en 1901 chez Juven, Anthinéa réunit récits de voyage et méditations esthétiques. De l'Attique à la Toscane, Maurras y relie l'héritage grec à la Provence et esquisse sa géographie sentimentale du monde latin, où s'enracine son classicisme politique.
Issu de la thèse de Raymond Aron (1938), ce livre examine les limites de l'objectivité historique : l'enquête sur le passé dépend des sources, des choix de l'historien et des questions de son temps. Aron s'y oppose aux synthèses qui prêtent à l'histoire un sens nécessaire et au modèle positiviste. Sélection de l'Institut Iliade.
Publié en 2019 aux éditions du Rocher, cet essai d'Alain de Benoist distingue la critique de la doctrine libérale de toute hostilité aux libertés concrètes. Individualisme, économisme et mondialisation marchande y sont examinés dans leurs effets sur la démocratie et les liens collectifs, pour une approche du politique qui ne se réduit ni au marché ni au clivage gauche-droite.
Publié après la mort de Carl von Clausewitz à partir de 1832, De la guerre est un traité sur la conduite des conflits armés. Il analyse la friction, l'incertitude, le rôle des décisions humaines et la relation entre la guerre et les objectifs politiques. C'est l'un des textes de référence des études stratégiques.
Publié en 1977, Vu de droite, sous-titré Anthologie critique des idées contemporaines, rassemble des essais et critiques d'Alain de Benoist sur l'histoire des idées, la culture et les débats intellectuels de son temps. Cet ouvrage est une référence pour situer les premières formulations de sa pensée et les débats autour de la Nouvelle Droite.
Publié en 1947 par Raymond Queneau à partir des cours donnés par Alexandre Kojève de 1933 à 1939, Introduction à la lecture de Hegel propose une lecture de la Phénoménologie de l'esprit. Kojève y met au premier plan le désir, la lutte pour la reconnaissance et le travail. Ce livre est une référence pour la réception française de Hegel au XXe siècle.
Publié en 1927, Être et Temps est le grand ouvrage de Martin Heidegger sur la question du sens de l'être. À partir de l'analyse du Dasein, l'existence humaine située dans un monde, il examine la temporalité, le souci et la finitude. Ce livre est une référence de la phénoménologie et de la philosophie du XXe siècle.
Rédigée entre 1265 et 1274 et restée inachevée, la Somme théologique est l'œuvre majeure de Thomas d'Aquin : un vaste traité organisé en questions et articles qui expose l'existence de Dieu, la loi, la nature humaine, les vertus et la grâce, en dialoguant avec Aristote, les Pères de l'Église et les philosophes arabes et juifs. Elle est devenue la référence doctrinale de la théologie catholique.
Cette édition française réunit des textes de Curtis Yarvin publiés sous le pseudonyme Mencius Moldbug, notamment Le Manifeste formaliste et des essais issus de son blog Unqualified Reservations. Ils développent une critique de la démocratie contemporaine et présentent des modèles alternatifs de gouvernance.
Grand ouvrage de Bertrand de Jouvenel publié en 1945 (Du pouvoir. Histoire naturelle de sa croissance ; édition Pluriel, 2006). Il suit les formes prises par l'autorité politique au fil de l'histoire et les mécanismes - centralisation, guerre, rapport entre gouvernants et gouvernés - par lesquels le pouvoir accroît sans cesse ses moyens d'action.
Publié en 1964 (The City and Man), ce cours de Leo Strauss revient aux textes de l'Antiquité pour interroger la manière dont les philosophes ont pensé la cité et la justice. Ses lectures croisées d'Aristote, Platon et Thucydide confrontent la réflexion philosophique aux réalités de la politique. Édition française Livre de poche.
Le grand roman de J. R. R. Tolkien (1954-1955) : Frodon quitte la Comté avec l'Anneau unique, dont la destruction est la seule manière de mettre fin à la menace de Sauron. Autour de la Communauté se croisent les peuples de la Terre du Milieu, confrontés à la guerre et aux tentations du pouvoir. L'édition référencée réunit les trois volumes en français.
Principal ouvrage d'Alfred North Whitehead, publié en 1929 (Process and Reality ; traduction française Gallimard). Il y construit un système de notions pour rendre compte de l'expérience, de la nature et du devenir : les entités y sont décrites comme des événements liés par leurs relations, en dialogue avec la philosophie classique et les sciences.
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