A Droite

Ouvrage

Les Hommes au milieu des ruines

Écrit au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Les Hommes au milieu des ruines (1953) applique la « tradition intégrale » d'Evola à la politique : principes d'une doctrine de l'État, critique de la démocratie, du communisme et du capitalisme, et réflexion sur ce que peut être l'action politique dans un monde en ruine. C'est le plus politique des livres d'Evola.

Auteur

Julius Evola
Julius Evola
Philosophe
1898-1974•Italien

Philosophe, poète et peintre italien, figure majeure du traditionalisme. Révolte contre le monde moderne et ses écrits sur la caste, le sacré et l'autorité marquent la droite radicale intellectuelle. Lecture exigeante, souvent polémique, de la modernité.

Positionnement

Doctrine de l'État traditionaliste et contre-démocratique, assumée comme telle : droite affirmée, en cohérence avec les deux autres Evola du lot.

Contenu

Paru en 1953, Les Hommes au milieu des ruines est le seul ouvrage qu'Evola ait explicitement consacré à une doctrine de l'État. Partant des principes du « traditionalisme intégral », il y dessine les lignes d'un ordre politique organique : autorité légitime d'en haut, hiérarchie naturelle, corps intermédiaires, contre l'individualisme et ce qu'il appelle le totalitarisme des masses.

Le livre passe au crible les régimes et les idéologies du XXe siècle. Communisme, démocratie libérale et capitalisme sont analysés comme trois faces d'un même processus de nivellement ; le fascisme vaincu est jugé pour ses erreurs autant que pour ses principes. Evola en tire des « normes » : guerre juste, État organique, économie subordonnée, élite définie par la qualité plutôt que par la richesse.

L'ouvrage a eu une postérité singulière : longtemps lu dans les cercles de la droite radicale italienne d'après-guerre, il est devenu un document obligé pour l'histoire de ces milieux. Ses présupposés - lecture essentialiste des hiérarchies humaines, refus de l'égalité de principe - sont posés sans appareil de preuve et ont été largement contestés par l'historiographie.

Pourquoi le lire ? Pour comprendre, de l'intérieur, ce que la pensée traditionaliste propose à la place de la démocratie libérale - et pour mesurer la distance entre une doctrine de l'ordre et les réalités du gouvernement moderne. C'est le complément politique direct de Révolte contre le monde moderne.