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29 ouvrages

Apostille au crépuscule

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Apostille au crépuscule

Socrate a raison: mieux vaut subir l'injustice que la commettre... Je n'ai donc pas répondu aux injures ayant accompagné la sortie de mon Crépuscule d'une idole, sous-titré L'affabulation freudienne, un livre acceuilli par la haine d'un petit milieu et l'emballement du public qui a transformé cet ouvrage en succès de librairie. On a fait de ce gros ouvrage à peine feuilleté un brûlot contre la psychanalyse. Or la psychanalyse freudienne n'est pas toute la psychanalyse, mais sa formule la plus universellement médiatisée... Cette Apostille se propose d'examiner les conditions d'une psychanalyse non freudienne avant Freud, pendant lui, après lui. Avec l'analyse psychologique de Pierre Janet, un philosophe doublé d'un psychologue clinicien pillé, insulté et sali par Freud; avec le freudo-marxisme de Wilhelm Reich persécuté par les freudiens et les marxistes; avec la psychologie concrète de Georges Politzer, philosophe communiste et résistant fusillé par les nazis; avec la psychanalyse existentielle de Sartre, retrouvons la voie du matérialisme psychique contre l'idéalisme de l'inconscient freudien; restaurons le réel concret contre le déni freudien de l'histoire; inscrivons la psychanalyse dans une logique progressiste contre le pessimisme freudien ontologiquement conservateur; réhabilitons le corps immanent contre la parapsychologie viennoise. Cet immense chantier exige un intellectuel collectif. ce livre pourrait en ètre le manifeste... M. O.

Michel Onfray
Le crépuscule d'une idole

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Le crépuscule d'une idole

Michel Onfray, cohérent avec lui-même, s'en prend ici à une religion qui, bien plus que les monothéismes qu'il pourfendait dans son Traité d'athéologie, semble avoir encore de beaux jours devant elle. Cette religion, c'est la psychanalyse - et, plus particulièrement, le freudisme. Son idée est simple, radicale, brutale : Freud a voulu bâtir une « science », et il n'y est pas parvenu; il a voulu « prouver » que l'inconscient avait ses lois, sa logique intrinséque, ses protocoles expérimentaux - mais, hélas, il a un peu (beaucoup ?) menti pour se parer des emblèmes de la scientificité. Cela méritait bien une contre-expertise. Tel est l'objet de ce travail. Avec rigueur, avec une patience d'archiviste, Michel Onfray a donc repris, depuis le début, les textes sacrés de cette nouvelle église. Et, sans redouter l'opprobre qu'il suscitera, les confronte aux témoignages, aux contradictions, aux correspondances. A l'arrivée, le bilan est terrible : la psychanalyse, selon Onfray, ne serait qu'une dépendance de la psychologie, de la littérature, de la philosophie - mais, en aucun cas, la science « dure » à laquelle aspirait son fondateur. On sera, devant une telle somme, un peu médusé : Freud n'en ressort pas à son avantage. Et encore moins sa postérité – qui aura beau jeu de prétendre que si Michel Onfray conteste si violemment la religiosité en vogue chez les archéologues de l'inconscient, ce serait précisément parce qu'il craindrait de contempler le sien. Une « ouverture » biographique, semblable à celle qui précède chacun de ces essais, devance cette objection en racontant comment et pourquoi Michel Onfray a découvert - en vain - cette « science de l'âme » qui n'en est pas une.

Michel Onfray
Féeries anatomiques

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Féeries anatomiques

Depuis que les exploits de la biologie génétique ont offert à l'homme moderne les moyens d'infléchir son destin - manipulations, diagnostic prénatal, clonage, etc. - deux attitudes, d'ordinaire, se font face : d'un côté, des " comités d'éthique ", traditionnellement frileux, voire conservateurs, qui tentent de " moraliser " les sciences du vivant ; de l'autre, des docteurs Folamour tout disposés à s'aventurer, à travers le corps humain, vers des expérimentations déraisonnables. C'est pour dénoncer la vanité de cet affrontement, et pour en questionner le socle métaphysique, que Michel Onfray a choisi, avec ce livre, de jeter les bases d'une véritable " bio-éthique libertaire " qui ne manquera pas de séduire - ou de provoquer. De la transgénèse au " sperme numérique ", de l'éloge subtil du clonage à une défense paradoxale de l'euthanasie ou à une attaque en règle des soins palliatifs, d'une réactivation des thèses antiques sur le suicide à une célébration de la chirurgie de la greffe, ce livre définit ainsi un " corps faustien " : déchristianisé, donc post-chrétien, ouvragé par l'artifice, libre et structuré par une énergie vitaliste. Avec ces Féeries anatomiques, Michel Onfray, philosophe résolument " technophile ", soutient que la technoscience n'est pas une catastrophe en soi. Il y développe sa critique radicale des visions idéalistes de la chair. Et son parti pris, iconoclaste mais argumenté, en faveur d'une éthique passionnément hédoniste lance un débat promis au tumulte.

Michel Onfray
La Conversion - Vivre selon Lucrèce

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La Conversion - Vivre selon Lucrèce

L'intérêt des philosophes romains c'est qu'on peut vivre selon leurs principes. Le poème de Lucrèce, De la nature des choses, se présente un immense traité existentiel perdu dans une encyclopédie du monde. On peut vivre selon Lucrèce. Son poème est d'ailleurs une proposition existentielle faite à son dédicataire Memmius. Le philosophe propose en effet une conversion, autrement dit : une vie nouvelle faisant suite à l'ancienne qu'on abandonne après avoir compris ce qu'il y avait à comprendre, initié par un sage qui nous transmet son savoir. Ici : que le réel est matériel, qu'il n'est fait que d'atomes qui tombent dans le vide et de rien d'autre ; que cette physique de l'ici-bas dispense d'une métaphysique de l'au-delà ; que la religion est superstition et qu'il faut lui préférer la philosophie ; qu'il faut donner au corps ce qu'il demande dans la limite où ce qu'on lui donne ne l'asservit pas ; que l'amour est un remède à la passion ; que la sagesse est atteignable et qu'elle consiste en une arithmétique des plaisirs accompagnée par une diététique des désirs ; qu'il n'y a ni enfer ni paradis mais juste un monde immanent et tangible ; que la mort n'est pas à craindre puisqu'elle n'est qu'une modification de la matière et non sa suppression ; que le réel est tragique et que le savoir confère de la sérénité ; que le paradis existe sur terre pourvu qu'on le construise avec détermination. Ce livre pend donc la forme d'une série de neuf lettres comme autant d'invitations à une sculpture de soi. Cette éthique propose une esthétique de l'existence.

Michel Onfray
Les anormaux

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Les anormaux

Transcription de son cours au Collège de France de l'année 1974-1975, Les anormaux prolonge et radicalise l'enquête généalogique que Michel Foucault consacre aux mécanismes de pouvoir traversant le corps social moderne. L'ouvrage s'articule autour de trois figures historiques centrales – le monstre humain, l'individu à corriger, l'onaniste – dont Foucault retrace la construction progressive comme objets d'un savoir spécialisé et d'une intervention institutionnelle. Le monstre humain, figure juridico-naturelle héritée du Moyen Âge, se transforme progressivement en objet psychiatrique ; l'enfant à corriger devient la cible des pédagogies normalisatrices ; l'onaniste, figure éminemment moderne, concentre les angoisses médicales sur la sexualité enfantine. En reconstituant ces généalogies, Foucault montre que les catégories d'anormalité ne sont pas des découvertes objectives mais des productions historiques, engendrées par la rencontre entre des savoirs – psychiatrie, criminologie, pédagogie – et des institutions – hôpital, école, tribunal. Cette analyse éclaire la manière dont les sociétés modernes exercent leur pouvoir moins par la répression frontale que par la normalisation continue des conduites et des corps. Les enjeux contemporains de ces analyses demeurent considérables : ils interrogent les fondements de la psychiatrie légale, les catégories du normal et du pathologique, et les dispositifs disciplinaires qui fabriquent en permanence de nouveaux individus à corriger ou à traiter.

Michel Foucault

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