Ouvrages
Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
Ouvrage
Essai du socio-économiste Albert Hirschman paru en 1970 aux Harvard University Press. Face au déclin d'une entreprise, d'une organisation ou d'un État, ses membres disposent selon lui de deux réponses : la défection (exit) ou la prise de parole (voice), que module la loyauté. Ce schéma a durablement marqué l'économie, la science politique et la sociologie des organisations.
Article de Charles Tiebout publié en 1956 dans le Journal of Political Economy. Sous l'hypothèse de ménages mobiles et informés, les collectivités locales offrant des paniers distincts de services publics, le choix de résidence révèle les préférences comme le ferait un marché. Ce « modèle de Tiebout » est devenu une référence fondatrice de l'économie des finances publiques locales.
Essai de James Burnham paru en anglais en 1941 (The Managerial Revolution), traduit chez Calmann-Lévy en 1947 avec une préface de Léon Blum. L'ancien trotskiste y annonce l'avènement d'une classe dirigeante de managers et de techniciens, ni socialiste ni bourgeoise. Un classique de la sociologie des élites.
Huit pamphlets de Thomas Carlyle publiés en livraisons de février à août 1850, nés des révolutions de 1848 et de ses voyages dans l'Irlande de la Grande Famine. Leur cible centrale est la démocratie, traitée en réalité inévitable de l'époque. Le succès de scandale fut considérable : Engels comme Marx en discutèrent, et les recensions hurlèrent à l'exécration.
Opuscule de Charles Maurras publié en février 1898, qui fait de la décentralisation le moyen d'aboutir à un État fédéral. Dédié à Comte, Le Play, Renan et Taine, il range Tocqueville, Proudhon et Barrès parmi les décentralisateurs et récuse l'idée que la centralisation garantirait la stabilité, rappelant les cinq changements de régime du XIXe siècle et la défaite de 1870.
Étude de géographie politique publiée en 1913, consacrée aux comportements électoraux de l'Ouest français sous la Troisième République. Dans la vidéo de Julien Rochedy vers 00:21:39, la discussion du bocage, des structures sociales et du vote renvoie probablement à cet ouvrage classique d'André Siegfried. Rochedy conteste la généralisation de ce modèle; le titre n'est pas prononcé et cette référence discutée ne doit pas être présentée comme une recommandation.
Essai satirique de Richard de Seze publié à La Nouvelle Librairie en 2022. Son point de départ : chaque objet, geste ou mot est devenu un marqueur politique - le sapin de Noël serait aussi politique qu'une constitution. Avec un sérieux volontairement absurde, il propose de trancher la question de « la droite et de la gauche » pour les choses du quotidien.
Publié chez Plon fin 1976 et vendu à un million d'exemplaires, Le Mal français part d'une question : pourquoi ce peuple vif et doué fournit-il si souvent le spectacle de ses divisions et de son impuissance ? Alain Peyrefitte, ancien ministre, y diagnostique la bureaucratie, la centralisation et la « société bloquée », à partir de son expérience politique autant que de ses lectures.
Parues en 1793, les Recherches sur la Révolution française d'August Wilhelm Rehberg, homme d'État et philosophe hanovrien, sont avec Burke la première grande critique européenne de la Révolution. Whig admirateur de l'Angleterre, Rehberg juge de l'intérieur des Lumières la prétention de refonder la politique sur la raison abstraite, contre les droits historiques et les rapports concrets de la société.
Conférence prononcée par Carl Schmitt en 1931, reprise dans le recueil Positionen und Begriffe (1940). Schmitt y constate le basculement de l'État libéral neutre du XIXe siècle vers un État auquel la société demande d'intervenir partout, et distingue deux voies de ce tournant : un État total par faiblesse, colonisé par les partis, ou un État fort capable de trancher.
Classique de Georges Sorel paru en 1908 chez Marcel Rivière, écrit au moment des Réflexions sur la violence. Il y démonte la religion du progrès : l'idée que l'histoire irait d'elle-même vers le mieux est une idéologie de la classe dominante, qui flatte l'optimisme bourgeois et masque la décadence réelle.
Publiés en 1983, l'année de sa mort, les Mémoires de Raymond Aron couvrent cinquante ans de réflexion politique, de l'Allemagne de Weimar à la fin des années 1970. Le sociologue y revient sur son itinéraire - la guerre, Londres, le journalisme, l'université - et sur les grandes controverses du siècle, avec le recul d'un témoin qui a pris part à presque tous les débats de son époque.
Publié en 1981, Le Spectateur engagé rassemble les entretiens de Raymond Aron avec Jean-Louis Missika et Dominique Wolton. Le sociologue y retrace un demi-siècle d'histoire politique et intellectuelle, de la montée du nazisme à la guerre froide, et précise sa conception du rôle de l'intellectuel : lucide sans se dérober, engagé sans abdiquer le jugement.
Publié en 1965, Démocratie et totalitarisme reprend les cours que Raymond Aron donna à la Sorbonne en 1957-1958. Le sociologue y confronte deux types de régimes - les démocraties pluralistes de partis et les régimes à parti unique - et propose une sociologie comparée des systèmes politiques modernes, devenue une référence pour penser le XXe siècle et ses héritages.
Écrit au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Les Hommes au milieu des ruines (1953) applique la « tradition intégrale » d'Evola à la politique : principes d'une doctrine de l'État, critique de la démocratie, du communisme et du capitalisme, et réflexion sur ce que peut être l'action politique dans un monde en ruine. C'est le plus politique des livres d'Evola.
Pourquoi la Révolution a-t-elle éclaté en France, et pourquoi sous cette forme ? Dans cette étude inachevée parue en 1856, Tocqueville remonte aux structures de l'Ancien Régime : centralisation administrative, isolement des classes, éloignement de l'élite des affaires. Sa thèse, qui a fait école : la Révolution a moins rompu avec le passé qu'elle n'a achevé l'oeuvre centralisatrice de la monarchie.
Écrit en 1513 et publié après la mort de son auteur, Le Prince est le traité politique le plus commenté de la Renaissance. Nicolas Machiavel y examine comment un pouvoir se conquiert, se conserve et se perd, à partir de l'expérience des principautés italiennes et de l'histoire antique. Réalisme politique, rapport entre force et loi, rôle de la fortune et de la virtù : un petit livre qui a fait de son auteur le nom même de la politique sans illusions.
Nathalie Heinich critique l intrusion de logiques militantes dans la recherche universitaire. Elle defend la distinction entre engagement politique et enquete scientifique, en montrant comment certaines causes peuvent orienter les objets, les methodes et les conclusions. L ouvrage plaide pour l autonomie du savoir, la neutralite axiologique et la rigueur face aux pressions ideologiques.
L'œuvre magistrale de Raymond Aron, L'Opium des intellectuels, publiée initialement en 1955. L'auteur y analyse avec finesse la fascination d'une certaine classe pensante pour les idéologies marxistes et les régimes soviétiques. À travers une déconstruction rigoureuse, il examine les mythes politiques de la « Gauche », de la « Révolution » et du « Prolétariat » qui structurent le débat intellectuel français. Aron souligne l'aveuglement de ses pairs face aux crimes totalitaires, au nom d'une prétendue nécessité historique ou d'une religion séculière. En opposant la réalité des faits aux constructions doctrinales, l'ouvrage explore l'aliénation de l'intelligentsia dans sa quête de sens politique. Cette réflexion demeure une critique essentielle du fanatisme idéologique et de la responsabilité morale des intellectuels dans la cité.
Dans cet essai polémique, Adrien Abauzit (avocat et auteur catholique traditionaliste) développe la thèse selon laquelle la gauche contemporaine constitue une forme de pathologie mentale collective. Selon l’auteur, cette « maladie » se caractérise par une négation systématique du réel, une hystérie idéologique (illustrée par Black Lives Matter, l’écologie politique ou les dérives progressistes) et un conditionnement permanent des esprits via les médias, les institutions, le marché et ce qu’il nomme la « secte conciliaire ». Abauzit affirme que la gauche plonge ses adeptes dans une spirale de déni et de destruction des fondements traditionnels de la société française. L’ouvrage se veut à la fois diagnostic et appel à une reconquête intellectuelle et politique pour « éradiquer » cette pathologie.
Jean-Philippe Jaworski signe un roman de fantasy politique situe dans l univers du Vieux Royaume. On y suit Benvenuto Gesufal, spadassin cynique et brillant, pris dans les intrigues d une cite inspiree de la Renaissance italienne. Le livre mele aventure, complots, violence, humour noir et observation des rapports de pouvoir. Son ampleur et son style en font l une des references francaises de la fantasy contemporaine.
Dans cet essai court et percutant, le philosophe et sociologue Geoffroy de Lagasnerie interroge l’échec récurrent des forces de gauche et progressistes depuis plusieurs décennies. Il part d’un constat simple : la gauche perd la plupart des combats qu’elle engage, stagne ou régresse, et vit une expérience généralisée d’impuissance politique. Lagasnerie distingue deux attitudes : s’exprimer (manifester, pétitionner, débattre, témoigner) et agir (produire des effets concrets et immédiats sur le réel). Selon lui, une grande partie du militantisme contemporain s’est transformée en pure communication symbolique, sans véritable capacité de transformation. Il appelle à repenser les stratégies politiques en privilégiant l’efficacité, l’action directe et le conflit assumé, plutôt que la conformité morale ou l’indignation stérile. L’ouvrage propose une réflexion sur les conditions d’une véritable puissance politique pour les forces émancipatrices.
Huitième roman de Michel Houellebecq, paru en 2022 chez Flammarion. En 2026-2027, à l'approche de la présidentielle, le haut fonctionnaire Paul Raison assiste à une France en renaissance économique mais frappée d'attentats mystérieux, tandis que sa vie personnelle bascule : un grand roman de la fin, de la famille, du soin et de la politique.
Le livre « Biological Leninism » (2017) de l’auteur connu sous le nom de Spandrell est un texte fondateur du mouvement néoréactionnaire qui analyse le progressisme moderne comme une forme évoluée des dynamiques de pouvoir léninistes. L’ouvrage est structuré en trois essais principaux suivis d’une interview exhaustive.
Page 1 / 2 - 24 affichés sur 33