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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Parmi les Anciens, Démocrite, Épicure et Lucrèce ont eu le génie de professer que l’univers entier est une sorte d’immense Lego ! Ils enseignèrent que l’être est un et, tout à la fois, sporadique ; que la naissance est composition et la mort désagrégation ; que de minuscules éléments de construction, lesquels, pris un à un, sont éternels et immodifiables, se combinent puis se dissocient au gré de leur agitation incessante dans le vide immense. Épicure et Lucrèce, son plus grand disciple romain, furent en outre deux maîtres de volupté : beaucoup plus que chez Démocrite, la philosophie des atomes a chez eux partie liée avec la poursuite du plaisir qu’ils identifient au bien souverain. À ce titre, ils sont résolument modernes. Comme ils le sont aussi quand ils annoncent que, dans un univers dont la Providence est exclue, dans ce Lego fait de corpuscules insensibles, chacun pourra mesurer le néant des fables qui agitent les mortels, l’absurdité des mythes relatifs aux châtiments infernaux et, ainsi, parvenir à l’idée qu’il est possible d’atteindre un bonheur intense, durable et parfait, dans les limites de la vie terrestre. Édition revue et corrigée 2013
Tim Flannery, paléontologue australien de renom, propose dans cet ouvrage une fresque époustouflante de l'histoire naturelle de l'Europe s'étendant sur cent millions d'années. Loin d'une perspective exclusivement géopolitique contemporaine, l'auteur inscrit le continent européen dans une temporalité géologique profonde, envisageant l'Europe comme un supercontinent façonné par les mouvements tectoniques, l'évolution des espèces et les transformations climatiques. Cette analyse novatrice révèle comment l'Europe s'est constituée progressivement comme carrefour de biodiversité accueillant des espèces migratrices en provenance d'Asie, d'Afrique et d'Amérique du Nord. Flannery examine les ruptures environnementales qui ont modelé la faune et la flore, tout en consacrant une attention particulière à l'apparition et à l'évolution de nos ancêtres humains préhistoriques. Son dernier chapitre, traitant l'Europe contemporaine des XXe et XXIe siècles, aborde les questions existentielles de notre époque : les possibilités de recréation génétique d'espèces disparues et la responsabilité humaine face à la préservation écologique. Cette combinaison de paléontologie rigoureuse et de narration captivante transforme la géographie continentale en véritable histoire du vivant.
La variété des conceptions de l'au-delà comme des rites funéraires révèle combien la question du trépas constitue depuis les origines l'un des fondements des sociétés humaines. Comment celles-ci s'expliquent-elles que l'humanité soit mortelle ? Comment se représentent-elles l'acte même de mourir ou se comportent-elles face à celui qui agonise ? À quelles nécessités sociales ou religieuses répondent l'inhumation, la crémation ou la momification des dépouilles ? Quelles que soient les formes qu'elles revêtent, les funérailles témoignent toujours de la volonté de conjurer la mort et de préparer la vie du défunt dans un autre monde. C'est ce que nous confirme cet ouvrage à travers l'étude de sociétés aussi diverses que celles de la Grèce et de la Rome antiques, du Moyen Âge chrétien, de la Chine et de l'Inde contemporaines ou des aborigènes d'Australie. Il montre l'extraordinaire créativité des hommes dans leur face-à-face avec la mort et l'inconnu de l'au-delà, qu'ils soient juifs, musulmans, bouddhistes, amérindiens ou mélanésiens. Mais au-delà des imaginaires et des rites qui distinguent toutes ces cultures, un socle invariant les réunit : nulle part, la mort ne s'oppose à la vie.
D'une grande figure de la philosophie à une école de pensée, des maîtres aux disciples, d'un discours sur sa méthode à une leçon d'histoire, Lucien Jerphagnon nous plonge aux sources de notre temps et de notre culture. Avec son érudition savoureuse, et cet art fulgurant d'exhumer le passé et d'incarner les textes, le grand historien nous rappelle pourquoi les penseurs de l'Antiquité - Platon, Plotin et saint Augustin en tête - ont porté jusqu'à nos jours une irréfutable initiation à tout ce qui est la vie de l'esprit, et à tout ce qui rend vivant en général. En recréant, par-delà les siècles, la plus enthousiasmante des communautés d'esprit, Lucien Jerphagnon remplit tous les devoirs de la paideia, cet art d'enseigner et de transmettre qui, plus qu'un savoir, est une éducation de l'être.
L'ambition de ce volume est de dissiper le sentiment sourd d'arbitraire qui peut accompagner la rencontre de Nietzsche, plus communément sans doute que ce n'est le cas des philosophes qui le précèdent. Son objectif est d'offrir au lecteur une voie d'accès à la démarche que suit le philosophe, de lui en montrer la logique, de lui indiquer quelques-unes des principales justifications sur lesquelles Nietzsche s'appuie constamment, et de faire ainsi apparaître les raisons qui légitiment les positions qu'il adopte. Nietzsche n'a rien d'un mystique, d'un romantique ou- d'un irrationaliste, mais il a bel et bien tout fait pour compliquer la tâche de son lecteur. Et ce, avant tout en masquant la cohérence à laquelle il se soumet. Comprendre un philosophe implique généralement de partir des problèmes qu'il pose, avant de se pencher sur les notions qu'il construit. Les chapitres de ce livre expliquent l'évolution que Nietzsche impose à quelques concepts fondamentaux de la réflexion philosophique - la vérité, la métaphysique, le corps, la pulsion, les passions, la justice, la volonté. Ils permettent ainsi d'élucider les notions de volonté de puissance, de surhumain, d'éternel retour, de nihilisme ou de généalogie, que l'on présente couramment comme les concepts fondamentaux de Nietzsche, et auxquelles on prête la vertu de rendre limpides des doctrines souvent difficiles à pénétrer...
Jean-Claude Michéa entreprend dans ce travail critique une déconstruction systématique des fondements idéologiques du libéralisme moderne, système dominant qui s'est progressivement imposé comme horizon politique indépassable. Loin de limiter son analyse aux seules dimensions économiques, Michéa démêle comment les principes libéraux ont imprégné les structures politiques, sociales et culturelles des sociétés contemporaines, redéfinissant en profondeur la conception même de l'individu et de la communauté. L'auteur met en évidence les paradoxes internes et les contradictions substantielles du projet libéral : comment une doctrine prétendument universaliste produit concrètement des inégalités croissantes ; comment la promesse de liberté coexiste avec de nouvelles formes de domination ; comment la neutralité affichée dissimule en réalité des présupposés philosophiques considérables sur la nature humaine. Cette approche critique ne demeure pas qu'académique mais s'attache à montrer les conséquences tangibles du libéralisme sur la vie quotidienne, les liens sociaux et les capacités d'autodétermination collective. Michéa propose une réflexion profonde invitant le lecteur à interroger les évidences du système auquel nous sommes soumis et à envisager d'autres voies possibles.
Michael Sandel's Justice: What's the Right Thing to Do? invites readers of all ages and political persuasions on a journey of moral reflection, and shows how reasoned debate can illuminate our lives. Is it always wrong to lie? Should there be limits to personal freedom? Can killing sometimes be justified? Is the free market fair? What is the right thing to do? Questions like these are at the heart of our lives. In this acclaimed book Michael Sandel - BBC Reith Lecturer and the Harvard professor whose 'Justice' course has become world famous - gives us a lively and accessible introduction to the intersection of politics and philosophy. He helps us think our way through such hotly contested issues as equal rights, democracy, euthanasia, abortion and same-sex marriage, as well as the ethical dilemmas we face every day. 'One of the most popular teachers in the world' - Observer 'Enormously refreshing ... Michael Sandel transforms moral philosophy by putting it at the heart of civic debate' - New Statesman 'One of the world's most interesting political philosophers' - Guardian 'Spellbinding' - The Nation
Edition mise à jour En tant que géographe, Stéphane Rosière apporte ici un éclairage essentiel sur les disciplines éminemment spatiales que sont la géographie politique et la géopolitique. Il les présente de manière tout à fait originale en tant que savoirs distincts, mais formant, ensemble, un tout cohérent. La géographie politique est l’étude du « cadre politique » qui est formé de territoires de lignes – frontières et réseaux – , et de pôles structurants. Cette discipline, trop marginale en France, est surtout développée dans les pays anglo-saxons. La connaissance du cadre politique est pourtant nécessaire à tout raisonnement géopolitique. La géopolitique est l’étude de l’espace considéré comme « enjeu ». À ce titre, elle implique alors une connaissance des acteurs, de leurs représentations territoriales, de leurs pratiques de l’espace, et de leurs motivations. La finalité de cet ouvrage est donc de présenter l’essentiel des concepts opératoires pour mener à bien des analyses de géographie politique ou de géopolitique. Il a ainsi pour ambition d’être une véritable « grammaire » de l’espace politique en proposant des définitions claires et rigoureuses, et une méthodologie cohérente pour ces deux disciplines. Cette approche paraît nécessaire alors que chercheurs et citoyens sont confrontés à une mondialisation non pacifiée, à un monde fragmenté et parcouru de tensions. En effet, la compréhension du monde passe aussi par une bonne connaissance de ces savoirs géographiques.
Daniel Lefeuvre, historien parisien spécialiste de l'Algérie coloniale et de l'histoire méditerranéenne, entreprend dans cet essai polémique une relecture radicale du passé colonial français. Armé de données statistiques précises et de sources documentaires rigoureuses, Lefeuvre s'oppose frontalement au discours de la repentance systématique qui domine depuis les années 1990, affirmant qu'une compréhension honnête du passé exige d'en examiner les réalités complexes sans parti pris idéologique. Son approche réfute tant l'hagiographie complaisante que le masochisme historiographique réduisant la colonisation à un manichéisme simpliste bien-mal. Lefeuvre contextualise les actions coloniales en les situant dans les dynamiques historiques réelles de leur époque, sans absoudre les atrocités mais en les confrontant aux chiffres vérifiables et aux véritables enjeux économiques, politiques et sociaux. Cet ouvrage invite à dépasser les débats idéologiques pour accéder à une vérité historique ancrée dans les faits documentés. La perspective de Lefeuvre propose une troisième voie entre l'amnésie volontaire et la culpabilité permanente, cherchant à instaurer un rapport plus mature à l'histoire coloniale française.
« Que peut bien signifier aujourd’hui le vieux clivage droite-gauche tel qu’il fonctionne depuis l’affaire Dreyfus ? Il me semble que c’est avant tout le refus de remettre cette question en chantier – et de tirer ainsi les leçons de l’histoire de notre temps – qui explique en grande partie l’impasse dramatique dans laquelle se trouvent à présent tous ceux qui se reconnaissent encore dans le projet d’une société à la fois libre, égalitaire et conviviale. Dans la mesure, en effet, où la possibilité de rassembler le peuple autour d’un programme de sortie progressive du capitalisme dépend, par définition, de l’existence préalable d’un nouveau langage commun – susceptible, à ce titre, d’être compris et accepté par tous les « gens ordinaires » –, cette question revêt forcément une importance décisive. Je vais donc essayer d’expliquer pour quelles raisons j’en suis venu à estimer que le nom de gauche – autrefois si glorieux – ne me paraît plus vraiment en mesure, aujourd’hui, de jouer ce rôle fédérateur ni, par conséquent, de traduire efficacement l’indignation et la colère grandissantes des classes populaires devant le nouveau monde crépusculaire que les élites libérales ont décidé de mettre en place. » Adaptation : Studio Flammarion ODILE CHAMBAUT / ATELIER MICHEL BOUVET
John Iliffe propose ici une histoire générale de l'Afrique, des origines de l'humanité jusqu'à nos jours. Les Africains ont conquis une région particulièrement hostile du globe au nom de toute l'espèce humaine. Le peuplement du continent, la coexistence de l'homme avec son environnement, la construction de sociétés durables et la défense contre les agressions venues des contrées les plus favorisées constituent les axes principaux de cette histoire. Celle-ci est aussi marquée par les blessures et les cicatrices. En consacrant une longue analyse à l'esclavage, John Biffe montre que la souffrance se trouve au coeur de l'expérience africaine. Contre cette souffrance, les Africains ont élaboré des défenses qui leur sont propres : ils placent l'endurance, le courage et le sens de l'honneur au premier plan de toutes les vertus. Autant de valeurs grâce auxquelles ils affrontent les nouveaux défis du monde contemporain -- l'instabilité politique, les guerres, les bouleversements culturels et, surtout, la propagation du Sida. Telle est l'histoire exceptionnelle de populations exceptionnelles : celles du Maghreb, de l'Egypte, de l'Ethiopie, de toute l'Afrique noire -- une communauté de destins qui lie en une seule histoire les tout premiers humains à leurs descendants d'aujourd'hui.
"Érasme, Grandeur et décadence d’une idée" est d’abord une biographie historique du plus célèbre des humanistes de la République des Lettres, que Stefan Zweig suit depuis sa jeunesse jusqu’à sa mort. Mais plus que le récit linéaire d’une vie, ce qui l’intéresse, c’est de mettre en lumière les idées, la mission d’Érasme, ce qu’il appelle son «legs spirituel»: un idéal de tolérance qui s’oppose au fanatisme sous toutes ses formes, religieux, national ou philosophique. A travers Érasme, c’est la Renaissance qu’il évoque, et aussi la Réforme, formidables bouleversements dans l’histoire des idées. Mais surtout, en 1935, quand ce livre sort en français, Stefan Zweig vit en exil à Londres, et il voit se profiler sur son pays, l’Autriche, puis sur toute l’Europe, la menace du cataclysme qui, déclenché par Hitler, ne va pas tarder à s’abattre. Sa méditation sur l’humanisme d’Érasme vaincu par le fanatisme de Luther prend alors toute sa force et sa dimension tragique. Achevant son livre, l’écrivain, voulant une dernière fois croire en la raison et en la justice, écrivait: «Ils seront toujours nécessaires ceux qui indiquent aux peuples ce qui les rapproche par-delà ce qui les divise et qui renouvellent dans le cœur des hommes la croyance en une plus haute humanité.»
Gérard Longuet, figure historique du libéralisme français et ancien ministre, livre dans cet essai autobiographique et intellectuel le bilan d'une longue carrière dédiée à la défense des idées libérales en France. Ce n'est pas uniquement un récit de vie politique, mais aussi une réflexion sur l'avenir du libéralisme face aux transformations profondes que traverse la société française contemporaine. Longuet y analyse les raisons pour lesquelles le libéralisme peine à s'imposer durablement dans le paysage politique français, malgré ses succès électoraux partiels et la pertinence persistante de ses idées fondatrices. Il revisite les grandes batailles idéologiques des cinquante dernières années, dessinant en creux les contours d'un libéralisme renouvelé capable de répondre aux défis du XXIe siècle : mondialisation, révolution numérique, crise de confiance dans les institutions démocratiques. L'ouvrage dépasse le simple témoignage personnel pour constituer une contribution au débat sur la place du libéralisme dans la vie politique française, rappelant que la liberté individuelle, la responsabilité et l'initiative privée demeurent des valeurs indispensables à la vitalité des démocraties contemporaines.
""Je savais où je voulais vivre, avec qui je voulais vivre, et comment je voulais vivre. À mes yeux médusés d'enfant, le mot France brillait de tous les feux : histoire, littérature, politique, guerre, amour, tout était rassemblé et transfiguré par une même lumière sacrée, un même art de vivre mais aussi de mourir, une même grandeur, une même allure, même dans les pires turpitudes. La France coulait dans mes veines, emplissait l'air que je respirais ; je n'imaginais pas être la dernière génération à grandir ainsi. Il ne faut pas se leurrer. Le travail de déconstruction opéré depuis quarante ans n'a laissé que des ruines. Il n'y a pas d'origine de la France, puisque la France n'existe pas, puisqu'il n'y a plus d'origine à rien. On veut défaire par l'histoire ce qui a été fait par l'Histoire : la France. L'Histoire est désormais détournée, occultée, ignorée, néantisée. L'Histoire de France est interdite. On préfère nous raconter l'histoire des Français ou l'histoire du monde. Tout sauf l'Histoire de France. Mais cette Histoire se poursuit malgré tout et malgré tous. Elle a des racines trop profondes pour être arrachées. Elle s'est répétée trop souvent pour ne pas se prolonger jusqu'à aujourd'hui. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Les mêmes lois s'imposent au-delà des générations. L'Histoire se venge." Après le phénoménal best-seller Le Suicide français, Éric Zemmour se livre avec force et sans tabou à une analyse de l'identité française en réhabilitant ses fondations."--Title page verso.
Tugdual Derville, figure engagée de la défense de la vie et militant catholique, propose dans cet essai une réflexion approfondie sur le sens du sacré dans la société contemporaine. À rebours des discours dominants qui confinent la foi à la sphère privée, Derville interroge la place que nos sociétés sécularisées accordent – ou refusent – au transcendant. Il explore comment le recul du religieux dans l'espace public génère un vide spirituel que les sociétés modernes tentent de combler par des substituts souvent décevants : consumérisme, idéologies politiques messianiques ou quêtes de sens individuelles. Partant de l'observation que la messe, pour beaucoup, n'est plus dite – au sens propre comme figuré – Derville s'interroge sur les conditions d'un renouveau spirituel authentique qui ne soit pas simple nostalgie réactionnaire ni compromis avec les modes du temps. Son analyse croise philosophie politique, anthropologie chrétienne et témoignage pastoral, offrant une réflexion équilibrée qui reconnaît les acquis de la modernité tout en identifiant ses manques fondamentaux. L'essai constitue une invitation à rouvrir le débat sur la transcendance comme condition d'une vie humaine pleinement accomplie.
Transurfing, c'est une technique révolutionnaire de développement personnel mise au point par le physicien Vadim Zeland. La première fois que cette idée lui est apparue, c'est au cours d'un rêve ordinaire. Depuis, sous l'effet d'une fulgurance, l'auteur a écrit ce livre qui a transformé la vie de millions de personnes dans le monde. Transurfing, terme proposé par l'auteur, nous apprend que nous pouvons créer nous-mêmes la réalité que nous souhaitons et que nous aimons. Pour cela, il suffit d'appliquer une technique simple et rigoureusement scientifique, fondée sur les lois de la physique quantique. Cette méthode, qui réunit nos aspirations à la fois matérielles et spirituelles, vise à transformer nos vies et à nous faire gagner ! Transurfing est un livre dont on ne cessera de parler. Ses bases scientifiques ont rallié les plus sceptiques, tandis que son approche spirituelle entre en résonance avec tous ceux qui aspirent à l'Eveil. Il jette un regard neuf sur notre condition d'humains et nous invite à toujours plus de liberté.
Amsterdam, février 1941. Le Reichleiter Rosenberg, chargé de la confiscation des biens culturels des juifs dans les territoires occupés, fait main basse sur la bibliothèque de Baruch Spinoza. Qui était-il donc ce philosophe, excommunié en 1656 par la communauté juive d'Amsterdam et banni de sa propre famille, pour, trois siècles après sa mort, exercer une telle fascination sur l’idéologue du parti nazi Irvin Yalom, l’auteur de Et Nietzsche a pleuré, explore la vie intérieure de Spinoza, inventeur d’une éthique de la joie, qui influença des générations de penseurs. Il cherche aussi à comprendre Alfred Rosenberg qui joua un rôle décisif dans l'extermination des juifs d'Europe. Le rythme soutenu du récit, la vivacité des dialogues, l’érudition d’Irvin Yalom, la plongée dans la société néerlandaise du XVIIe siècle et les grands bouleversements de l’Europe du XXe font de cet ouvrage un véritable régal. Marie Auffret-Pericone, La Croix.
Lorsqu'à l'occasion d'un check-up de routine on découvre un mélanome sous son omoplate droite, Julius Hertzfeld comprend que ses jours sont comptés. Un an tout au plus, lui annonce son dermatologue. Julius, 65 ans, vit à San Francisco où il exerce la profession de psychothérapeute. Le premier moment d'angoisse surmonté, il décide de vivre ses derniers mois comme il a toujours vécu. Et s'interroge: a-t-il vraiment réussi à aider ses patients ? Qu'est devenu par exemple Philip Slate, qu'il considère comme le grand échec de sa carrière ? Les retrouvailles avec Slate, devenu lui aussi psychothérapeute, se soldent par un marché Julius accepte de superviser la carrière de Philip, à la condition que ce dernier suive sa thérapie de groupe pendant six mois. Au coeur de ce voyage où chacun cherche un sens à la vie, Schopenhauer, penseur du détachement et précurseur de la psychanalyse, dont Irvin Yalom nous retrace la vie.
Venise, 1882. La belle et impétueuse Lou Salomé somme le Dr Breuer de rencontrer Friedrich Nietzsche. Encore inconnu du grand public, le philosophe traverse une crise profonde due à ses relations orageuses avec Lou Salomé et à l’échec de leur ménage à trois avec Paul Rée. Friedrich Nietzsche ou le désespoir d’un philosophe. Le Dr Breuer, l’un des fondateurs de la psychanalyse. Un pacte secret, orchestré par Lou Salomé, sous le regard du jeune Sigmund Freud. Tout est là pour une magistrale partie d’échecs entre un patient extraordinaire et son talentueux médecin. Mais qui est le maître ? Qui est l’élève ? Qui soigne qui ? Et c’est à une nouvelle naissance de la psychanalyse, intense, drôle et machiavélique, que nous convie Irvin Yalom. Ce n’est pas tous les jours qu'un livre de psychothérapie se lit comme un roman.
Jacques Bénesteau, psychologue clinicien et chercheur en histoire de la psychanalyse, signe dans cet ouvrage une critique radicale et documentée des fondements scientifiques de la psychanalyse freudienne. Loin d'une polémique superficielle, l'auteur s'appuie sur une analyse rigoureuse des archives et des écrits originaux de Freud pour démontrer que la psychanalyse repose sur des mythes cliniques soigneusement construits plutôt que sur des observations empiriques vérifiables. Bénesteau retrace notamment l'histoire des cas cliniques célèbres de Freud – Anna O., Dora, l'Homme aux rats – montrant comment le fondateur de la psychanalyse a délibérément arrangé, voire falsifié, ses données pour étayer ses théories préconçues. Cette démonstration soulève des questions fondamentales sur la nature de la vérité en psychothérapie : si les guérisons revendiquées par Freud n'ont souvent pas eu lieu, sur quoi repose l'édifice théorique de la psychanalyse ? L'ouvrage s'inscrit dans un courant critique international qui remet en cause le statut scientifique de la psychanalyse, plaidant pour une psychologie fondée sur des méthodes empiriques rigoureusement validées. Il constitue une contribution majeure au débat épistémologique sur les thérapies de la parole.
Michel Schneider, essayiste et haut fonctionnaire, livre dans cet ouvrage un témoignage poignant et une réflexion sur la solitude radicale qui caractérise notre époque de connexions permanentes et d'hypervisibilité. À travers des expériences personnelles entremêlées d'analyses culturelles et philosophiques, il explore le paradoxe de sociétés où chacun est constamment relié à tous mais où la solitude profonde – celle du cœur et de l'âme – n'a jamais été aussi répandue. Schneider interroge les conditions contemporaines qui rendent si difficile la véritable rencontre avec l'autre : la superficialité des échanges numériques, la peur de l'engagement et de la vulnérabilité, l'atomisation des individus dans des métropoles anonymes. Il convoque Proust, Beckett et d'autres grands témoins littéraires de la solitude humaine pour montrer que ce sentiment n'est pas une pathologie à guérir mais une dimension constitutive de l'existence qu'il faut apprendre à habiter. L'essai défend une conception de la solitude non comme échec relationnel mais comme espace intérieur nécessaire à la formation du sujet et à la qualité des liens véritables. Une méditation sobre et profonde sur ce que signifie être avec soi-même à l'ère du tout-social.
Publié en 1905, cet essai de Max Weber constitue l'une des analyses les plus influentes jamais consacrées aux relations entre la religion et le développement économique. Weber y défend une thèse audacieuse : le capitalisme moderne n'est pas simplement né de conditions matérielles favorables, mais s'enracine dans une transformation profonde de la mentalité religieuse opérée par la Réforme protestante. Le calvinisme, en particulier, aurait engendré un rapport inédit au travail et à la vocation professionnelle. La doctrine de la prédestination, en créant une anxiété permanente sur le salut, aurait poussé les croyants à chercher dans le succès terrestre un signe de leur élection divine. D'où une éthique du travail acharné, de l'ascétisme dans la consommation et de la réinvestissement systématique des bénéfices – autrement dit l'esprit même du capitalisme. Weber ne prétend pas que le protestantisme a seul causé le capitalisme, mais qu'il a fourni l'ethos moral sans lequel l'accumulation capitaliste n'aurait pu acquérir sa légitimité culturelle. Cette thèse a suscité d'innombrables débats et contre-enquêtes historiques, mais reste un point de référence incontournable pour toute réflexion sur les interactions entre culture, religion et économie. Weber inaugure ici sa sociologie compréhensive, cherchant à saisir le sens que les acteurs donnent à leurs actions.
Le récit autobiographique de celui qui deviendra vice-président des Etats-Unis de Trump, J.D. Vance, qui y raconte son enfance chaotique au sein de la classe ouvrière blanche américaine d'origine appalachienne. Élevé principalement par ses grands-parents (« Mamaw » et « Papaw ») dans l'Ohio, après le déménagement de sa famille du Kentucky, Vance décrit une vie marquée par la pauvreté, l'alcoolisme, la violence domestique et l'addiction de sa mère. Il analyse la culture « hillbilly » : loyauté familiale extrême, fierté, mais aussi un fatalisme, un refus de responsabilité personnelle et un déclin économique et moral de la Rust Belt. Malgré un environnement toxique, grâce à la discipline des Marines, à l'université (Ohio State puis Yale Law School) et à des figures salvatrices, il réussit une ascension sociale spectaculaire. Un portrait poignant et critique d'une Amérique ouvrière en crise, qui a éclairé le ressentiment de nombreux « petits blancs ».
The phenomenal international bestseller that shows us how to stop trying to predict everything - and take advantage of uncertainty What have the invention of the wheel, Pompeii, the Wall Street Crash, Harry Potter and the internet got in common? Why are all forecasters con-artists? Why should you never run for a train or read a newspaper? This book is all about Black Swans: the random events that underlie our lives, from bestsellers to world disasters. Their impact is huge; they're impossible to predict; yet after they happen we always try to rationalize them. 'Taleb is a bouncy and even exhilarating guide ... I came to relish what he said, and even develop a sneaking affection for him as a person' Will Self, Independent on Sunday 'He leaps like some superhero of the mind' Boyd Tonkin, Independent
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