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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Seul ouvrage publié du vivant de Ludwig Wittgenstein (1921). Il y étudie comment une proposition peut représenter un état de choses et distingue les énoncés dotés de sens de ce qui ne se laisse pas dire : « Ce dont on ne peut parler, il faut le taire. » Son architecture numérotée a marqué toute la philosophie du langage au XXe siècle.
Traité majeur de Ludwig von Mises, paru en 1949 (Human Action). Partant de l'action intentionnelle, il y fonde la praxéologie : une science déductive des choix, des prix et du calcul économique, qui défend le marché contre la planification. Ouvrage de référence de l'école autrichienne d'économie.
Faust est une tragédie en deux parties de Johann Wolfgang von Goethe, publiée en 1808 et en 1832. Un savant insatisfait de son savoir conclut un pacte avec Méphistophélès. De la destinée de Marguerite aux ambitions de la seconde partie, l'œuvre explore le désir de connaissance, le pouvoir et le salut.
Paru en 1849, précédé des Temps présents, De la douleur est l'ouvrage le plus lu d'Antoine Blanc de Saint-Bonnet, philosophe catholique et maître de la contre-révolution française. Il y défend la douleur comme loi providentielle qui purifie et instruit, contre les révolutions qui méconnaissent la nature tragique de la condition humaine. Admiré par Baudelaire, cité par Bernanos.
Parues en 1793, les Recherches sur la Révolution française d'August Wilhelm Rehberg, homme d'État et philosophe hanovrien, sont avec Burke la première grande critique européenne de la Révolution. Whig admirateur de l'Angleterre, Rehberg juge de l'intérieur des Lumières la prétention de refonder la politique sur la raison abstraite, contre les droits historiques et les rapports concrets de la société.
Paru en 1907, cet essai de Wilhelm Dilthey pose une question simple : pourquoi les philosophies se contredisent-elles sans jamais se réfuter ? Sa doctrine des conceptions du monde y répond que tout système exprime l'une des trois attitudes fondamentales de la vie : naturalisme, idéalisme de la liberté, idéalisme objectif - types irréductibles parce qu'enracinés dans des expériences vécues différentes.
Chef-d'œuvre romanesque de Pierre Drieu la Rochelle paru chez Gallimard en 1939, et l'un des grands romans politiques du siècle. Gilles Gambier, orphelin riche et désœuvré, traverse la décomposition de l'entre-deux-guerres : snobisme parisien, guerre de 14, mariage bourgeois, aventure fasciste, illusion communiste, jusqu'au départ pour l'Espagne.
Publié à titre posthume en 1948 chez Gallimard, Citadelle est le livre auquel Antoine de Saint-Exupéry a travaillé toute sa vie et qu'il disait plus important que tous ses autres ouvrages. Dans une casbah du désert, trois générations de chefs sahariens transmettent une sagesse de paraboles : la grandeur de l'homme tient à ce qui le dépasse, et la civilisation est une cathédrale en construction.
Paru en 1897, Les Déracinés est le premier tome du Roman de l'énergie nationale de Maurice Barrès. Sept jeunes Lorrains, marqués par leur professeur de philosophie, quittent Nancy pour Paris et s'y dispersent entre journalisme, politique et aventure : le roman de l'uprooting d'une génération et de la recherche d'une terre et d'un enracinement.
Chef-d'œuvre de Frédéric Mistral, prix Nobel de littérature 1904 et chef de file du Félibrige, paru en 1859. Poème épique en douze chants écrit en provençal, Mirèio raconte l'amour de Mireille pour Vincent, pauvre vannier : refusé par les parents, il conduit la jeune fille à fuir à travers la Camargue et la Crau vers les Saintes-Maries-de-la-Mer, dans un portrait somptueux de la Provence.
Écrit en 1970 et publié à titre posthume en 1987, cet essai d'Adriano Romualdi est le testament intellectuel d'une figure de la jeune droite italienne, proche d'Evola. Il y fait le procès d'une droite d'après-guerre incapable de doctrine et d'un nationalisme épuisé, et esquisse ce que devrait être une droite moderne : européenne, aristocratique de culture, assumant la modernité.
Paru en 1913, ce grand essai de Werner Sombart dresse la généalogie psychologique et morale de l'homme bourgeois : esprit d'entreprise, calcul, épargne, rationalisation de l'existence. Il oppose ce type humain aux figures de la civilisation précapitaliste - seigneur, paysan, artisan, héros - et analyse comment la morale bourgeoise a remodelé le droit, la sexualité, la consommation et la guerre.
Conférence prononcée par Carl Schmitt en 1931, reprise dans le recueil Positionen und Begriffe (1940). Schmitt y constate le basculement de l'État libéral neutre du XIXe siècle vers un État auquel la société demande d'intervenir partout, et distingue deux voies de ce tournant : un État total par faiblesse, colonisé par les partis, ou un État fort capable de trancher.
Paru en 1928 sous le sous-titre « Souvenirs de dix ans, 1918-1928 », ce livre-bilan de Georges Valois, fondateur du Faisceau, mêle mémoires et réquisitoire. Il y raconte ses ruptures - avec l'Action française, avec les milieux d'affaires - et développe sa thèse : la société moderne est dominée par la puissance anonyme de l'argent, contre laquelle il faut une organisation d'hommes libres et de producteurs.
Publié en 2023 à La Nouvelle Librairie, ce livre d'entretiens d'Antoine Dresse donne la parole à Clotilde Venner, dix ans après la mort de Dominique Venner. Elle y raconte l'homme derrière la figure publique : son engagement, son rapport à l'action et à la transmission, ses dernières années et le sens de son geste ultime - le portrait d'une vie consacrée à l'Europe, à son identité et à sa mémoire.
Premier essai de Georges Guiscard, auditeur de l'Institut Iliade, publié en 2021 aux éditions Iliade / La Nouvelle Librairie, préfacé par François Bousquet. Il soutient que la notion de « privilège blanc », importée des campus américains, est moins un concept sociologique qu'un dogme qui retourne le racisme contre les Européens dans leur propre pays ; il en retrace la genèse et en démonte les mécanismes.
Publiée chez Michel Lévy en 1871, La Réforme intellectuelle et morale réunit des textes écrits par Ernest Renan entre 1869 et 1871, bouleversé par la défaite de 1870. La défaite n'y est pas un accident militaire mais le signe d'une France gagnée par la médiocrité nivelante : contre cette pente, Renan appelle à relever la nation par l'éducation, le sérieux et une aristocratie de l'intelligence.
Premier essai de Charles Maurras, publié chez Champion en 1898 en pleine affaire Dreyfus. À travers Chateaubriand, Michelet et Sainte-Beuve, il diagnostique trois idées qui ont désorganisé la France moderne - le prestige du passé, la démocratie exaltée, le pouvoir des lettrés - et esquisse déjà sa contre-proposition : l'ordre, la raison et la tradition.
Écrite en 1918 dans la tourmente révolutionnaire russe et publiée à Berlin en 1923, cette œuvre de Nicolas Berdiaev, philosophe chrétien banni d'URSS, est son livre le plus tranchant. Il y dénonce l'égalitarisme comme passion de niveler qui détruit la qualité et la personne, et défend l'inégalité des vocations comme condition de toute culture et de toute aristocratie de l'esprit.
Rédigé le 12 février 1974, le jour où Soljenitsyne est arrêté avant d'être expulsé d'URSS, Ne mentez pas ! est un appel aux peuples soumis au mensonge d'État. Le régime totalitaire tient par le mensonge auquel chacun est sommé de participer ; la riposte commence par un refus personnel : « Que le mensonge règne, mais pas par moi. »
Premier ouvrage majeur de Carl Schmitt, publié en allemand en 1919. Le romantisme politique de Novalis, Adam Müller ou Friedrich Schlegel n'y est pas une doctrine mais une attitude, l'occasionalisme : le romantique fait de la réalité un prétexte à ses états d'âme, sublime la décision en discussion sans fin - et fuit la chose sérieuse de la politique, la décision.
Publié chez Pauvert en 2019, Histoire de ta bêtise est à la fois roman de formation et autoportrait politique de François Bégaudeau. En revisitant ses années de lycéen maoïsant, de professeur puis d'écrivain, il raconte comment on hérite d'un camp avant de le choisir, et comment les certitudes reçues et les conformismes de milieu gouvernent les vies engagées - la gauche française vue de l'intérieur.
Publié en allemand en 1911, cet essai de Robert Michels est l'un des textes fondateurs de la sociologie politique, aux côtés de Mosca et Pareto. Étudiant de l'intérieur la social-démocratie allemande, il y met au jour une nécessité sociologique : qui dit organisation dit oligarchie. La compétence, la permanence et la psychologie des masses placent les dirigeants hors d'atteinte des mandants.
Œuvre maîtresse de Feliks Koneczny, historien et philosophe de l'histoire de Cracovie, publiée en polonais en 1935. Contre l'illusion d'une civilisation humaine unique, il dénombre plusieurs civilisations ordonnées chacune à une éthique propre - latine, byzantine, turque, juive, germanique. On ne peut pas être civilisé de deux manières : mélanger les normes produit le dérèglement, non la richesse.
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