A Droite

Ouvrage

La révolution racialiste et autres virus idéologiques

Le sociologue québécois Mathieu Bock-Côté dénonce le wokisme comme une idéologie née dans les universités américaines qui, selon lui, segmente la société sur une base raciale et vise à déconstruire la civilisation occidentale « blanche », présentée comme intrinsèquement coupable et oppressive. Il y décrit ses mécanismes (redéfinition du mot racisme, culpabilisation permanente, injonction à la « déblanchisation »), qu'il juge porteurs non de liberté mais d'exclusion et d'enfermement identitaire. L'ouvrage, salué par certains comme un essai courageux, est aussi critiqué pour son ton polémique et son manque de nuance face aux contextes ayant nourri les revendications décoloniales et antiracistes.

Auteur

Mathieu Bock-Côté
Mathieu Bock-Côté
SociologueEssayiste

Mathieu Bock-Côté est un sociologue, essayiste et chroniqueur canadien. Il est connu pour ses réflexions sur le nationalisme, l'identité et la culture québécoise.

Positionnement

L'ouvrage de Mathieu Bock-Côté, 'La révolution racialiste et autres virus idéologiques', se positionne clairement dans une critique virulente du wokisme, qu'il considère comme une idéologie destructrice pour la société occidentale. En dénonçant les mécanismes de culpabilisation et d'exclusion liés à cette idéologie, l'auteur adopte un ton polémique et engagé, typique d'une droite conservatrice qui défend l'identité et les valeurs traditionnelles. Son analyse, bien que saluée par certains, est également critiquée pour son manque de nuance, ce qui renforce son positionnement dans une droite identitaire et réactionnaire. Ainsi, l'ouvrage s'inscrit dans une perspective clairement engagée contre les idées progressistes contemporaines.

Contenu

Thèse centrale

Bock-Côté, sociologue québécois connu pour ses travaux sur le multiculturalisme et ce qu'il appelle le « régime diversitaire », y décrit une idéologie — le « racialisme » ou wokisme — née dans les universités américaines il y a une vingtaine d'années et qui, selon lui, s'est ensuite répandue au Canada, au Québec, puis en France. Il y voit une vision du monde qui segmente la société sur une base raciale, condamnant chaque groupe à s'enfermer dans sa couleur de peau, celle-ci devenant l'ultime frontière au cœur de la vie sociale. Librairie KleberLibrairie Kleber

Ce que dénonce le livre

Bock-Côté avance que cette « vision racialiste » pervertit l'idée même d'intégration et exerce une forme de pression sur les médias ainsi que sur les acteurs de la vie intellectuelle, sociale et politique. Concrètement, il pointe des phénomènes comme le déboulonnage de statues, l'interdiction de s'exprimer sur un sujet dont on ne serait pas « l'héritier culturel », ou l'injonction faite aux personnes blanches de s'excuser d'être blanches, présentée comme un signe de culpabilité perpétuelle. Sa conclusion est que ce racialisme, loin d'apporter des libertés comme le prétendent ses défenseurs, sépare et exclut, et — plus grave encore selon lui — façonne une manière entière de penser le monde. Librairie Kleber + 2

Structure et ton

Selon un résumé éditorial, l'ouvrage expose l'origine du wokisme, ses principes phares, ses instruments, ses méthodes et ses contradictions, l'auteur soutenant que l'objectif ultime du mouvement serait d'annihiler la société occidentale « blanche », celle-ci étant présentée comme intrinsèquement mauvaise et responsable de l'essentiel des maux du monde. C'est le sociologue de ce livre qui sert de fil conducteur au commentaire vidéo que je viens de traiter pour toi — la vidéo en reprend largement les concepts (redéfinition du racisme, « déblanchisation », fragilité blanche, etc.). Librairie Albin MichelLibrairie Albin Michel

Réception critique

L'accueil est clivé. Des lecteurs saluent « l'essai sur le wokisme de l'année » et son courage à nommer les choses. À l'inverse, une critique plus universitaire lui reproche un style polémique qui, s'il séduit par sa vigueur, masquerait une pauvreté conceptuelle et une absence de nuance, l'auteur étant accusé de ne pas examiner les contextes sociopolitiques ayant donné naissance aux revendications décoloniales et antiracistes, réduisant le débat à une opposition binaire entre bon sens conservateur et folie progressiste. Amazon France + 2

Le livre s'inscrit dans la continuité de deux ouvrages précédents de Bock-Côté, Le multiculturalisme comme religion politique (2016) et L'empire du politiquement correct (2019).