A Droite

Sociologue

Mathieu Bock-Côté

Mathieu Bock-Côté est un sociologue, essayiste et chroniqueur canadien. Il est connu pour ses réflexions sur le nationalisme, l'identité et la culture québécoise.

1980–•Canadien•2 ouvrages
Essayiste

Biographie

Mathieu Bock-Côté naît le 20 août 1980 à Lorraine, au Québec. Docteur en sociologie, il est chargé de cours et commentateur médiatique. Il s'y fait connaître comme intellectuel nationaliste favorable à l'indépendance du Québec, publiant La Dénationalisation tranquille (2007), essai sur la démission identitaire des élites québécoises, puis Le Nouveau Régime (2016), récit d'un Québec soumis à l'idéologie diversitaire.

À partir de 2014, il s'installe progressivement dans le paysage médiatique français : chroniqueur au Figaro, à Valeurs actuelles, sur CNews et Europe 1, il y devient l'un des commentateurs conservateurs les plus visibles. Le Multiculturalisme comme religion politique (2016) et L'Empire du politiquement correct (2019), dont le titre connaît une grande diffusion, analysent la diversité comme dogme et le politiquement correct comme dispositif de contrôle du langage.

Il poursuit avec La Révolution racialiste et autres virus idéologiques (2021), critique du wokisme et de la théorie critique de la race, puis La Machine à fabriquer le nouveau monde (2023). Ses livres, best-sellers en France et au Québec, sont traduits en plusieurs langues.

Passé de la sociologie académique à l'éditorialisme, Bock-Côté est devenu une figure de pont entre la droite québécoise et la droite française, dont il nourrit le vocabulaire.

Ouvrages

L'empire du politiquement correct

L'empire du politiquement correct

Mathieu Bock-Côté•2020

Mathieu Bock-Côté, sociologue québécois et chroniqueur influent, poursuit dans cet essai son analyse de la transformation idéologique des sociétés occidentales contemporaines. Son diagnostic central est que le « politiquement correct » n'est pas une simple question de courtoisie langagière mais le symptôme d'une révolution culturelle profonde ayant instauré une nouvelle orthodoxie progressiste dans les institutions, les médias et les universités. Cette orthodoxie fonctionne comme un régime d'intimidation intellectuelle : elle délimite les opinions exprimables et criminalise les déviances, créant une atmosphère de conformisme généralisé que Bock-Côté rapproche des mécanismes des totalitarismes doux décrits par Tocqueville. L'auteur identifie une nouvelle classe dirigeante qui s'est approprié les institutions culturelles et médiatiques pour imposer sa grille de lecture identitaire et multiculturaliste. Cette hégémonie culturelle transforme le débat démocratique en théâtre d'épuration symbolique où les opposants ne sont pas réfutés mais disqualifiés moralement. Bock-Côté défend une vision conservatrice de la démocratie qui suppose la liberté d'expression authentique, le pluralisme des opinions et l'enracinement culturel comme conditions du débat public sain. Sa perspective québécoise donne à son analyse une dimension particulière : la question de l'identité culturelle face à l'américanisation et au multiculturalisme fédéral canadien éclaire les enjeux européens de manière transversale, révélant la dimension continentale du phénomène analysé.

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