Ouvrage
Des Devoirs (De officiis)
Rédigé en 44 av. J.-C., le De officiis de Cicéron est le grand traité latin de la morale pratique : ce que l'honnête homme doit à la cité, à ses proches et à lui-même.
Auteur

Homme d'État, orateur et philosophe romain de la fin de la République. Ses discours et traités (De la République, Des devoirs) fondent une tradition humaniste et politique occidentale. Toujours cité sur la rhétorique, la vertu civique et la crise des institutions.
Positionnement
Traité fondateur de la morale civique occidentale, pilier de l'humanisme classique et de l'éducation traditionnelle ; référence constante de la pensée de droite sur le devoir et le bien commun. Droite affirmée.
Contenu
Rédigé à l'automne 44 av. J.-C., entre l'assassinat de César et la proscription de son auteur, le De officiis (Des Devoirs) est la lettre-testament de Cicéron à son fils et le traité de morale pratique le plus lu de l'Antiquité latine.
La thèse du livre : en trois livres, Cicéron définit l'honestum (ce qui est honorable), l'utile (ce qui est avantageux) et soutient que le véritable utile ne peut jamais s'opposer à l'honnête. Devoir envers la cité d'abord : l'homme est fait pour la vie commune, et la gloire du politique se mesure au service du bien public.
Portée et réception. Manuels de tous les humanismes, des Pères de l'Église à Pétrarque, d'Érasme à Montesquieu, les Devoirs ont formé la conscience morale de l'Europe lettrée pendant dix-huit siècles.
Pourquoi le lire ? Parce qu'on y trouve, dans une langue lumineuse, les fondements de la morale du citoyen : probité, devoir, prudence et primat du bien commun sur l'intérêt privé.