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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Vera Nikolski conteste l idee selon laquelle le feminisme serait le principal moteur de l emancipation des femmes. Elle met l accent sur le role de la technique, de l energie, de la medecine, de la contraception et de l economie moderne. L essai propose une lecture materialiste des transformations feminines et interroge ce que deviendra l emancipation dans un monde de contraintes ecologiques et energetiques.
Nathan Rosenberg et L. E. Birdzell expliquent l enrichissement de l Occident par une combinaison d institutions, d experimentation economique, de concurrence, d innovation et de decentralisation politique. Contre les explications purement geographiques ou imperialistes, ils insistent sur les conditions sociales ayant permis l entreprise, la science appliquee et la croissance.
*Les forces morales du soldat chrétien* est un petit ouvrage écrit en pleine Première Guerre mondiale par François-Josaphat Moreau (1881-1944), moine bénédictin de l’abbaye de Ligugé, soldat puis aumônier-brancardier grièvement blessé au front. Structuré en trois parties, le texte définit d’abord l’idéal du soldat chrétien (courage, devoir, patriotisme et foi), puis énumère les obstacles intérieurs qui l’en détournent (peur, orgueil, découragement, paresse…), avant d’indiquer les forces morales permettant de les surmonter : la confiance en Dieu, la volonté, la patience et la charité. À la fois guide spirituel et manifeste patriotique, l’ouvrage tire ses leçons de l’expérience directe des tranchées. Il s’adresse au soldat français catholique, mais plus largement à tout homme cherchant à tenir dans l’épreuve par la force de l’idéal et de la foi.
Dans cet essai polémique, Adrien Abauzit (avocat et auteur catholique traditionaliste) développe la thèse selon laquelle la gauche contemporaine constitue une forme de pathologie mentale collective. Selon l’auteur, cette « maladie » se caractérise par une négation systématique du réel, une hystérie idéologique (illustrée par Black Lives Matter, l’écologie politique ou les dérives progressistes) et un conditionnement permanent des esprits via les médias, les institutions, le marché et ce qu’il nomme la « secte conciliaire ». Abauzit affirme que la gauche plonge ses adeptes dans une spirale de déni et de destruction des fondements traditionnels de la société française. L’ouvrage se veut à la fois diagnostic et appel à une reconquête intellectuelle et politique pour « éradiquer » cette pathologie.
Cet ouvrage retrace l’évolution de la cuisine et de la gastronomie en France du Moyen Âge jusqu’aux années 1980. Patrick Rambourg, historien spécialiste des pratiques culinaires (et lui-même formé comme cuisinier), montre comment la cuisine française est passée d’un art pratique à une véritable gastronomie reconnue internationalement. Il aborde aussi bien les techniques de cuisine (évolution des recettes, des sauces, des modes de cuisson) que l’art de la table (apparition de la fourchette, du verre, du restaurant…). Le livre évoque les grandes étapes : la cuisine médiévale, la « nouvelle cuisine » du XVIIIe siècle, la cuisine décorative de Carême, celle des palaces d’Escoffier, puis l’essor des cuisines régionales. Mêlant histoire, technique et anecdotes, il constitue une synthèse accessible et documentée sur le patrimoine gastronomique français.
Xavier Moreau propose un requisitoire contre l histoire et l influence politique de la gauche francaise. Le livre revient sur ses alliances, ses mythes, ses violences symboliques ou reelles, et sur ce que l auteur presente comme ses echecs economiques, sociaux et culturels. Il s agit d un pamphlet de droite qui cherche a retourner contre la gauche le vocabulaire du bilan moral et historique.
Herve Ryssen decrit ce qu il presente comme une vision planetarienne du monde, organisee autour du cosmopolitisme, du melange des peuples et de la dissolution des identites nationales. Le livre s inscrit dans son corpus polemique sur les elites, les medias et les ideologies universalistes. Son propos, tres marque ideologiquement, entend denoncer une utopie mondialiste qui remplacerait les appartenances historiques par une humanite abstraite.
Cet ouvrage de l’historien Dominique Venner se présente comme une réflexion sur l’identité européenne, conçue non comme une construction politique récente (Maastricht), mais comme une communauté de culture très ancienne, remontant à la préhistoire. Venner y défend l’idée d’une tradition européenne spécifique, nourrie par les peuples constitutifs du continent, leurs mythes fondateurs (Homère, légendes celtes et nordiques), l’héritage romain, l’imaginaire médiéval et une certaine manière d’être face à la vie, à la mort, à l’amour et au destin. Il oppose cette tradition enracinée au nihilisme moderne, qu’il juge dissolvant.
Le Génocide voilé est une enquête historique de Tidiane N’Diaye qui révèle la traite négrière arabo-musulmane en Afrique subsaharienne pendant treize siècles comme un génocide massif et systématiquement occulté.
Ouvrage factuel et critique qui dresse le bilan noir des républiques françaises : régime présenté comme une dictature déguisée, génocidaire et déracinante, hostile au catholicisme et aux racines du peuple. Les auteurs y dénoncent l’illégitimité, les violences, l’hypocrisie de la laïcité et le délitement social sous les différentes républiques. Plusieurs lecteurs y voient un livre d’utilité publique qui révèle ce que l’histoire officielle cache, et y trouvent un plaidoyer pour le retour à la monarchie catholique comme seule issue.
Ce livre explore l'évolution de la figure du combattant irrégulier dans l'histoire moderne. L'auteur identifie la **guérilla espagnole** de 1808 comme le point de rupture où des civils ont affronté pour la première fois une armée régulière issue de la Révolution française. Cette transition marque la fin du **droit classique de la guerre**, lequel reposait sur une distinction stricte entre militaires et non-combattants au sein de conflits étatiques limités. Le texte souligne comment cette forme de lutte, centrée sur une **hostilité absolue**, a été théorisée par des penseurs comme Clausewitz avant d'être radicalisée par Lénine et Mao Tsé-toung. Finalement, Schmitt démontre que le partisan moderne n'est plus un simple hors-la-loi, mais un acteur politique central des **conflits mondiaux** contemporains.
Dans cet essai, Peter Thiel soutient que les attentats du **11 septembre 2001** ont brisé le cadre politique rationnel de la modernité occidentale. L'auteur analyse comment les pères fondateurs, sous l'influence de **John Locke**, ont délibérément mis de côté les questions fondamentales sur la **nature humaine** et la religion pour favoriser la paix par le commerce. Cette stratégie de l'**Enlightenment** est désormais défiée par des acteurs comme Oussama ben Laden, qui réintroduisent une violence radicale motivée par la foi. Thiel examine alors les théories de **Carl Schmitt** sur l'inéluctabilité du conflit entre amis et ennemis, ainsi que l'approche ésotérique de **Leo Strauss**. Finalement, l'œuvre suggère que l'Occident doit sortir de son amnésie intellectuelle pour affronter un monde où la prospérité économique ne suffit plus à garantir la sécurité.
L'ouvrage propose une critique radicale du système démocratique à travers le prisme de l'**école autrichienne d'économie**. L'auteur y soutient que la transition de la monarchie vers la démocratie a entraîné une **décivilisation** marquée par une augmentation de la dépense publique et une érosion du respect de la **propriété privée**. Il analyse la démocratie comme une machine de **redistribution forcée** qui encourage une vision à court terme au détriment de l'épargne et de l'investissement. Pour remédier à cet échec, Hoppe préconise la **sécession** et la création de petites unités politiques concurrentes sur le modèle de la propriété privée. Ses thèses abordent également des sujets polémiques tels que l'**immigration** et les fondements **conservateurs** de l'ordre naturel. En somme, ce livre remet en question les certitudes politiques modernes pour défendre une vision de la **liberté radicale**.
Ces mémoires retracent la genèse de la pensée stratégique et de l'attachement viscéral à la grandeur de la France de Charles de Gaulle. Il y décrit son passage à l'armée et son constat alarmant face à l'inconsistance du pouvoir politique et au conservatisme militaire de l'entre-deux-guerres. Convaincu de l'imminence d'un nouveau conflit, il préconise alors la création d'une armée de métier mécanisée et l'usage massif des blindés pour rompre avec la passivité défensive. Le texte expose ses efforts pour alerter l'opinion et influencer les dirigeants, soulignant le contraste tragique entre l'audace technologique allemande et l'inertie française. Ce récit témoigne ainsi du combat solitaire d'un officier visionnaire tentant de moderniser la défense de sa nation avant la catastrophe.
Eric Zemmour propose une lecture decliniste de la France contemporaine, depuis l apres-gaullisme jusqu aux annees 2010. Il attribue ce recul a Mai 68, a l affaiblissement de la famille, de l ecole, de l Etat et de la nation, ainsi qu a la montee de l individualisme, du libre-echange et du multiculturalisme. Construit comme une suite de chapitres historiques et polemiques, le livre defend l idee d une dissolution progressive de la souverainete francaise et d une rupture avec l heritage culturel du pays.
Une analyse prospective explorant la transition de la société industrielle vers l'ère de l'information. Les auteurs soutiennent que les avancées technologiques, notamment le micro-traitement et la cryptographie, vont radicalement réduire le pouvoir de coercition des États-nations au profit de l'autonomie individuelle. Cette mutation « mégapolitique » annonce l'émergence d'une nouvelle figure, l'individu souverain, capable d'opérer dans un cyberespace affranchi des frontières physiques et des systèmes fiscaux traditionnels. Le livre structure sa réflexion autour de cycles historiques de cinq cents ans, prédisant une désintégration des grandes structures hiérarchiques et une restructuration du monde en juridictions compétitives. Finalement, l'œuvre se veut un guide pour naviguer dans cette révolution de la puissance, où la richesse ne dépendra plus du capital physique mais de la capacité intellectuelle et technologique de chacun.
Alain Soral propose une lecture geopolitique et ideologique du pouvoir contemporain, qu il designe sous le nom d Empire. Il y mele critique du liberalisme, de l atlantisme, des medias, du capitalisme financier et des guerres occidentales. L ouvrage se veut une synthese polemique de ses theses sur la domination, l oligarchie et la perte de souverainete des nations, avec un ton de combat caracteristique de son univers intellectuel.
L’imprégnation décoloniale a fait surgir un nouvel espace de l’extrémisme politique : « antiracistes » racistes visant les « Blancs », gauchistes violents, islamo-gauchistes, indigénistes… Des groupuscules identitaires extrémistes s’érigent en tribunaux d’inquisition, censurent des œuvres et imposent des « déboulonnages ». Face à la prolifération de mémoires victimaires vindicatives et politiquement instrumentalisées, Pierre-André Taguieff dresse un état des lieux, analyse sans concession les discours décoloniaux et en esquisse une généalogie : autant d’éléments pour la discussion sérieuse d’une imposture de grande ampleur.
Georges Minois, historien de la culture et des religions, retrace l'évolution de l'incroyance dans le monde occidental des origines à nos jours. Contrairement à l'idée reçue, l'athéisme n'est pas né au XIXe siècle avec la « mort de Dieu » : dès le VIe siècle avant notre ère, Théodore l'Athée proclamait l'inexistence des dieux. Aussi vieux que la pensée humaine, il constitue l'une des grandes visions du monde, où l'homme se retrouve seul face à lui-même et à une nature régie par des lois immuables. Loin d'être le simple négatif des religions, l'athéisme regroupe tous ceux – sceptiques, libres-penseurs, libertins, déistes, agnostiques, matérialistes – qui cherchent un sens à la vie sans foi religieuse. Pluriel comme les religions, il prend des formes variées et parfois antagonistes : révolte contre le mal ou les interdits, spéculation en période de crise, confiance chez Hegel et Marx, volonté chez Nietzsche, pessimisme chez Schopenhauer, ou encore athéisme diffus de l'époque contemporaine où la frontière entre croyants et non-croyants s'estompe.
Cet ouvrage de référence propose une histoire narrative et une analyse conceptuelle exhaustive du fascisme européen entre 1914 et 1945. L'auteur y développe une définition tripartite, articulée autour de l'idéologie, des négations et du style, pour identifier le fascisme comme une forme révolutionnaire d'ultra-nationalisme visant la renaissance nationale (palingénésie) par le biais du vitalisme et de la violence. En retraçant ses racines dans la crise culturelle du « fin de siècle » et la brutalisation politique issue de la Grande Guerre, Payne compare les régimes d'Italie et d'Allemagne avec les mouvements d'autres pays, tout en distinguant soigneusement le fascisme pur des autres droites autoritaires. Il conclut que le fascisme fut un phénomène historique spécifique, principalement propre aux « nations nouvelles » en quête de puissance impériale, dont le projet s'est effondré avec sa destruction militaire totale en 1945, ne laissant place après-guerre qu'à des formes marginales de néofascisme.
Qui sont les Blancs ? propose une lecture de l’identité européenne comme une continuité historique faite d’« empreintes » successives – climatiques, mentales, culturelles et spirituelles. Julien Rochedy relie le froid, l’héritage grec du logos, la forme romaine de l’État et l’intériorité chrétienne pour expliquer la singularité européenne. Le christianisme y apparaît non comme une rupture, mais comme une transformation compatible d’un fond indo-européen. Le Moyen Âge et la Renaissance consolident l’individualisme, le travail et la science, tandis que la modernité pousse ces traits jusqu’à l’excès. Le XXᵉ siècle révèle alors une crise interne : l’Europe risque de disparaître par oubli d’elle-même. L’alternative posée est simple : déclin ou renaissance par la mémoire de sa continuité.
Ce texte propose une critique acerbe de l'intelligentsia française, accusant de nombreuses figures intellectuelles de complaisance envers l'antisémitisme et le fascisme. L'auteur déconstruit les trajectoires de penseurs célèbres comme Sartre, Beauvoir, Ricoeur ou Foucault, révélant leurs ambiguïtés sous l'Occupation ou leur soutien à des régimes théocratiques. Il explore la généalogie d'un antisémitisme structurel à gauche, prenant racine chez Marx et les socialistes du XIXe siècle pour aboutir à l'islamo-gauchisme contemporain. Onfray dénonce également le négationnisme de Roger Garaudy et les dérives de la déconstruction, qu'il juge responsables d'une haine renouvelée envers l'État d'Israël. En soulignant les contradictions de ces « maîtres à penser », l'ouvrage appelle à une relecture sans concession de l'histoire politique et philosophique moderne. Cette analyse vise à démontrer comment une certaine élite a systématiquement occulté ses propres compromissions morales pour préserver sa domination culturelle.
Ce texte théorise le triomphe mondial de la démocratie libérale. L'auteur soutient que ce modèle politique, couplé au capitalisme, constitue l'aboutissement du développement idéologique de l'humanité face aux échecs du totalitarisme. Il s'appuie sur la notion hégélienne de la lutte pour la reconnaissance, affirmant que le désir de dignité individuelle est le moteur essentiel du progrès historique. Bien que la science moderne et l'économie unifient le monde, Fukuyama souligne que les identités culturelles et le nationalisme restent des forces complexes. Enfin, il s'interroge sur la stabilité à long terme de ces sociétés, craignant que l'absence de grands défis ne mène à un ennui existentiel profond.
Premier volume d'un cycle en quatre tomes qui retrace l'histoire de la civilisation occidentale à travers la philosophie. Ce premier opus consacré à l'Antiquité gréco-romaine présente la philosophie comme une "guerre des idées" structurée par des antagonismes radicaux. Onfray s'appuie sur une "dynamique des diades" qui oppose les grandes figures pour en révéler les tensions fondatrices : l'idéalisme de Platon contre le matérialisme de Démocrite, Héraclite contre Parménide, la vertu stoïcienne contre l'hédonisme d'Aristippe, l'ascétisme d'Épicure face à la jouissance de Lucrèce. Le titre évoque les "ruines" au double sens : notre connaissance fragmentaire de l'Antiquité (victime des autodafés chrétiens) et les fondations philosophiques sur lesquelles s'est bâtie notre civilisation. Les trois volumes suivants traiteront du christianisme, de la Renaissance à la Révolution, puis de la modernité nihiliste. Sélectionné au Prix Renaudot Essai, ce livre propose une initiation accessible à la sagesse antique tout en montrant comment ces débats millénaires structurent encore notre pensée contemporaine.
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