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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Dans The French Intifada: The Long War Between France and Its Arabs (2014), Andrew Hussey soutient que les émeutes de banlieue, la radicalisation et les tensions entre la France et ses populations d’origine maghrébine ne sont pas de simples problèmes sociaux ou économiques, mais le prolongement d’une « guerre longue » née de la colonisation du Maghreb. Il décrit un affrontement mémoriel et culturel entre le modèle républicain universaliste et des identités arabo-musulmanes marquées par les traumatismes de la décolonisation (notamment la guerre d’Algérie), avec les prisons et les cités comme principaux théâtres de cette conflictualité. L’ouvrage insiste aussi sur la résurgence de l’antisémitisme et sur le « déni » des élites françaises qui, selon lui, refusent de reconnaître la dimension postcoloniale et religieuse du conflit. L’ouvrage a été traduit en français sous le titre Insurrections en France (L’Artilleur, 2015). Son auteur, historien et critique culturel britannique, se situe clairement dans une perspective postcoloniale de gauche : il privilégie la grille de lecture du traumatisme colonial et de l’aliénation des héritiers de l’empire, tout en étant nettement critique du modèle républicain français et relativement indulgent envers les dynamiques identitaires et contestataires des banlieues.
Conférence donnée par Ernest Renan à la Sorbonne en 1882, publiée la même année. Renan y définit la nation non par la race, la langue ou la religion, mais comme un « plébiscite de tous les jours », fondé sur la volonté de vivre ensemble et l'oubli partagé. Un texte fondateur du débat français sur la nation.
Essai posthume de Dominique Venner publié en 2013 chez Pierre-Guillaume de Roux. Bréviaire d'un insoumis, il fait de la mémoire européenne, d'Homère à nos jours, une ressource pour penser, vivre et agir, contre le règne de l'argent et l'oubli des repères hérités. L'un des derniers textes de Venner, écrit comme un legs.
Publié après la mort de Carl von Clausewitz à partir de 1832, De la guerre est un traité sur la conduite des conflits armés. Il analyse la friction, l'incertitude, le rôle des décisions humaines et la relation entre la guerre et les objectifs politiques. C'est l'un des textes de référence des études stratégiques.
Parues en 1793, les Recherches sur la Révolution française d'August Wilhelm Rehberg, homme d'État et philosophe hanovrien, sont avec Burke la première grande critique européenne de la Révolution. Whig admirateur de l'Angleterre, Rehberg juge de l'intérieur des Lumières la prétention de refonder la politique sur la raison abstraite, contre les droits historiques et les rapports concrets de la société.
Œuvre maîtresse de Feliks Koneczny, historien et philosophe de l'histoire de Cracovie, publiée en polonais en 1935. Contre l'illusion d'une civilisation humaine unique, il dénombre plusieurs civilisations ordonnées chacune à une éthique propre - latine, byzantine, turque, juive, germanique. On ne peut pas être civilisé de deux manières : mélanger les normes produit le dérèglement, non la richesse.
Chef-d'œuvre d'Ernst H. Kantorowicz paru en 1957 à Princeton, sous-titré Essai sur la théologie politique au Moyen Âge. Les juristes et théologiens médiévaux ont forgé une fiction : le roi a un corps naturel, qui naît et meurt, et un corps politique, invisible et immortel. En suivant cette idée jusqu'à ses racines, Kantorowicz éclaire la genèse de l'État moderne.
Ouvrage posthume de l'historien belge Henri Pirenne, publié en 1937 et fruit de dix années de travail. Sa thèse bouleverse l'histoire de l'Occident : ce n'est pas l'invasion germanique mais la conquête arabe des VIIe-VIIIe siècles qui a rompu l'unité méditerranéenne et fait naître le Moyen Âge européen.
Paru en 1869 à Saint-Pétersbourg, cet unique grand livre de Nikolaï Danilevski est le texte fondateur du panslavisme russe. L'humanité n'y forme pas un tout mais une mosaïque de « types historico-culturels » qui naissent et meurent comme des organismes : au type romano-germanique vieillissant s'oppose le type slave, encore jeune, dont la Russie porte la mission.
Publié en 1841, Les Héros rassemble les conférences que Thomas Carlyle consacra aux grandes figures de l'histoire : prophètes, poètes, religieux, hommes de lettres, rois et chefs. Pour l'historien écossais, l'histoire universelle est au fond l'histoire de ces grands hommes, et l'incapacité d'une époque à les reconnaître signe son déclin. Un classique de la pensée du XIXe siècle, entre historiographie et philosophie politique.
Publiée en 1986, un an après la mort de Fernand Braudel, L'Identité de la France est le testament intellectuel du grand historien des Annales. En trois volumes rassemblés ici en un, il y applique à la France sa méthode de la longue durée : géographie, économie, société et culture replacées dans des rythmes de plusieurs siècles. Une somme pour comprendre ce pays autrement que par ses événements.
Publié en 1975, Surveiller et punir retrace la naissance de la prison moderne et le passage, entre le XVIIIe et le XIXe siècle, des châtiments spectaculaires aux techniques disciplinaires. Michel Foucault y analyse comment le pouvoir s'est déplacé du corps supplicié vers la surveillance, la normalisation et l'organisation des corps, de la caserne à l'école et à l'atelier. Un classique de la pensée critique contemporaine.
Publié en 2007, Achever Clausewitz rassemble les entretiens de René Girard avec Benoît Chantre autour du traité De la guerre. L'anthropologue y lit chez Clausewitz une intuition du duel et de l'escalade aux extrêmes que la tradition stratégique aurait occultée, et prolonge sa théorie mimétique en une méditation sur la violence contemporaine, de la montée aux extrêmes à la menace nucléaire.
Publiés en 1983, l'année de sa mort, les Mémoires de Raymond Aron couvrent cinquante ans de réflexion politique, de l'Allemagne de Weimar à la fin des années 1970. Le sociologue y revient sur son itinéraire - la guerre, Londres, le journalisme, l'université - et sur les grandes controverses du siècle, avec le recul d'un témoin qui a pris part à presque tous les débats de son époque.
Publié en 1981, Le Spectateur engagé rassemble les entretiens de Raymond Aron avec Jean-Louis Missika et Dominique Wolton. Le sociologue y retrace un demi-siècle d'histoire politique et intellectuelle, de la montée du nazisme à la guerre froide, et précise sa conception du rôle de l'intellectuel : lucide sans se dérober, engagé sans abdiquer le jugement.
Pourquoi la Révolution a-t-elle éclaté en France, et pourquoi sous cette forme ? Dans cette étude inachevée parue en 1856, Tocqueville remonte aux structures de l'Ancien Régime : centralisation administrative, isolement des classes, éloignement de l'élite des affaires. Sa thèse, qui a fait école : la Révolution a moins rompu avec le passé qu'elle n'a achevé l'oeuvre centralisatrice de la monarchie.
Vera Nikolski conteste l idee selon laquelle le feminisme serait le principal moteur de l emancipation des femmes. Elle met l accent sur le role de la technique, de l energie, de la medecine, de la contraception et de l economie moderne. L essai propose une lecture materialiste des transformations feminines et interroge ce que deviendra l emancipation dans un monde de contraintes ecologiques et energetiques.
Nathan Rosenberg et L. E. Birdzell expliquent l enrichissement de l Occident par une combinaison d institutions, d experimentation economique, de concurrence, d innovation et de decentralisation politique. Contre les explications purement geographiques ou imperialistes, ils insistent sur les conditions sociales ayant permis l entreprise, la science appliquee et la croissance.
Les forces morales du soldat chrétien est un petit ouvrage écrit en pleine Première Guerre mondiale par François-Josaphat Moreau (1881-1944), moine bénédictin de l’abbaye de Ligugé, soldat puis aumônier-brancardier grièvement blessé au front. Structuré en trois parties, le texte définit d’abord l’idéal du soldat chrétien (courage, devoir, patriotisme et foi), puis énumère les obstacles intérieurs qui l’en détournent (peur, orgueil, découragement, paresse…), avant d’indiquer les forces morales permettant de les surmonter : la confiance en Dieu, la volonté, la patience et la charité. À la fois guide spirituel et manifeste patriotique, l’ouvrage tire ses leçons de l’expérience directe des tranchées. Il s’adresse au soldat français catholique, mais plus largement à tout homme cherchant à tenir dans l’épreuve par la force de l’idéal et de la foi.
Dans cet essai polémique, Adrien Abauzit (avocat et auteur catholique traditionaliste) développe la thèse selon laquelle la gauche contemporaine constitue une forme de pathologie mentale collective. Selon l’auteur, cette « maladie » se caractérise par une négation systématique du réel, une hystérie idéologique (illustrée par Black Lives Matter, l’écologie politique ou les dérives progressistes) et un conditionnement permanent des esprits via les médias, les institutions, le marché et ce qu’il nomme la « secte conciliaire ». Abauzit affirme que la gauche plonge ses adeptes dans une spirale de déni et de destruction des fondements traditionnels de la société française. L’ouvrage se veut à la fois diagnostic et appel à une reconquête intellectuelle et politique pour « éradiquer » cette pathologie.
Cet ouvrage retrace l’évolution de la cuisine et de la gastronomie en France du Moyen Âge jusqu’aux années 1980. Patrick Rambourg, historien spécialiste des pratiques culinaires (et lui-même formé comme cuisinier), montre comment la cuisine française est passée d’un art pratique à une véritable gastronomie reconnue internationalement. Il aborde aussi bien les techniques de cuisine (évolution des recettes, des sauces, des modes de cuisson) que l’art de la table (apparition de la fourchette, du verre, du restaurant…). Le livre évoque les grandes étapes : la cuisine médiévale, la « nouvelle cuisine » du XVIIIe siècle, la cuisine décorative de Carême, celle des palaces d’Escoffier, puis l’essor des cuisines régionales. Mêlant histoire, technique et anecdotes, il constitue une synthèse accessible et documentée sur le patrimoine gastronomique français.
Xavier Moreau propose un requisitoire contre l histoire et l influence politique de la gauche francaise. Le livre revient sur ses alliances, ses mythes, ses violences symboliques ou reelles, et sur ce que l auteur presente comme ses echecs economiques, sociaux et culturels. Il s agit d un pamphlet de droite qui cherche a retourner contre la gauche le vocabulaire du bilan moral et historique.
Herve Ryssen decrit ce qu il presente comme une vision planetarienne du monde, organisee autour du cosmopolitisme, du melange des peuples et de la dissolution des identites nationales. Le livre s inscrit dans son corpus polemique sur les elites, les medias et les ideologies universalistes. Son propos, tres marque ideologiquement, entend denoncer une utopie mondialiste qui remplacerait les appartenances historiques par une humanite abstraite.
Cet ouvrage de l’historien Dominique Venner se présente comme une réflexion sur l’identité européenne, conçue non comme une construction politique récente (Maastricht), mais comme une communauté de culture très ancienne, remontant à la préhistoire. Venner y défend l’idée d’une tradition européenne spécifique, nourrie par les peuples constitutifs du continent, leurs mythes fondateurs (Homère, légendes celtes et nordiques), l’héritage romain, l’imaginaire médiéval et une certaine manière d’être face à la vie, à la mort, à l’amour et au destin. Il oppose cette tradition enracinée au nihilisme moderne, qu’il juge dissolvant.
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