Ouvrage
L’Imposture décoloniale
L’imprégnation décoloniale a fait surgir un nouvel espace de l’extrémisme politique : « antiracistes » racistes visant les « Blancs », gauchistes violents, islamo-gauchistes, indigénistes… Des groupuscules identitaires extrémistes s’érigent en tribunaux d’inquisition, censurent des œuvres et imposent des « déboulonnages ». Face à la prolifération de mémoires victimaires vindicatives et politiquement instrumentalisées, Pierre-André Taguieff dresse un état des lieux, analyse sans concession les discours décoloniaux et en esquisse une généalogie : autant d’éléments pour la discussion sérieuse d’une imposture de grande ampleur.
Auteur

Pierre-André Taguieff est un philosophe et sociologue français, né en 1946. Il est connu pour ses travaux sur le racisme, l'antisémitisme et la critique des idéologies contemporaines.
Catégories
Positionnement
Pierre-André Taguieff y dénonce avec vigueur le décolonialisme comme une imposture idéologique qui racialise les rapports sociaux, essentialise les identités et promeut un pseudo-antiracisme anti-Blancs, tout en attaquant frontalement l’universalisme républicain, la laïcité et les savoirs « occidentaux » au nom d’un relativisme victimaire et communautariste. L’ouvrage s’inscrit dans une critique systématique des dérives gauchistes culturelles, de l’islamo-gauchisme et des mémoires victimaires instrumentalisées, en défendant une approche rationaliste et républicaine contre l’extrémisme identitaire contemporain. Taguieff lui-même le présente comme une mise en garde contre la « maladie sénile de la gauche intellectuelle », positionnant le livre dans le champ des analyses conservatrices et anti-woke.
Contenu
Pierre-André Taguieff conteste les théories et les pratiques qu'il rassemble sous le nom de décolonialisme. Il leur reproche de réduire les individus à des identités ethno-raciales et de transformer les questions sociales en affrontements entre groupes. Son point de départ est la tension entre l'antiracisme revendiqué et ce qu'il considère comme une nouvelle essentialisation des personnes.
L'essai porte aussi sur les effets de ces idées dans l'université et dans le débat public. Taguieff y défend la liberté d'expression, les libertés académiques et la laïcité contre les pressions qu'il décrit. Le livre est une critique engagée de ce courant, menée au nom des valeurs républicaines. Pour le lire, il faut garder cette opposition en tête plutôt que prendre ses catégories pour une description consensuelle du débat.