Ouvrage
Les Huit péchés capitaux de notre civilisation
Publié en 1973, ce petit traité de Konrad Lorenz, prix Nobel d'éthologie, dénombre les huit processus qui mènent l'homme moderne à sa perte, de la surpopulation à la disparition du sentiment de la beauté.
Auteur
Biologiste et éthologue autrichien, prix Nobel de physiologie ou médecine en 1973. Pionnier de l'étude du comportement animal, il a aussi écrit sur l'agressivité et les dangers de la dénaturation de l'homme. Œuvre à la croisée de la science et de la critique de la modernité.
Catégories
Positionnement
Critique civilisationnelle classique du XXe siècle ; Lorenz, naturaliste conservateur, y dénonce la rupture avec la tradition et la décadence de l'homme moderne. Droite affirmée.
Contenu
Paru en allemand en 1973 (Die acht Todsünden der zivilisierten Menschheit), ce traité de Konrad Lorenz, fondateur de l'éthologie et prix Nobel de médecine, applique le regard du naturaliste aux maladies de la civilisation moderne.
La thèse du livre : la civilisation industrielle détruit les conditions mêmes de l'humanité de l'homme. Lorenz dénombre huit processus mortels : surpopulation, dévastation de la nature, course à soi-même, indurcissement affectif, décadence génétique, rupture avec la tradition, endoctrinement de masse et armes nucléaires. Chacun procède de la même cause : l'homme, animal culturel trop rapide, a dépassé ses propres garde-fous.
Portée et réception. Traduit en français chez Flammarion, le livre a connu un succès durable ; il est aujourd'hui relu comme un classique visionnaire de la critique écologique et civilisationnelle.
Pourquoi le lire ? Parce qu'un demi-siècle avant nos débats, l'un des plus grands savants du siècle a dit, avec la simplicité du naturaliste, ce que la modernité fait à l'homme.