Ouvrage
L'Homme contre l'argent
Publié en 1928, ce livre-souvenir de Georges Valois raconte dix ans de combat politique, de l'Action française au Faisceau, contre la domination de l'argent sur la société.
Auteur
Homme politique et de presse français, pionnier d'un fascisme français puis résistant. Fondateur du Faisceau, il a traversé les extrêmes du premier XXe siècle. Parcours singulier entre avant-garde autoritaire et opposition au nazisme.
Positionnement
Georges Valois, fondateur du Faisceau (1925), figure du nationalisme révolutionnaire et du premier fascisme français. Droite affirmée.
Contenu
Paru en 1928 sous le sous-titre Souvenirs de dix ans, 1918-1928, L'Homme contre l'argent est le livre-bilan de Georges Valois (1878-1945), figure du nationalisme révolutionnaire français : syndicaliste formé à la Sorelle, passé par l'Action française, il fonde en 1925 le Faisceau, premier mouvement français à se revendiquer du fascisme.
Le livre : à la fois mémoires et réquisitoire, Valois y raconte ses ruptures successives - avec l'Action française, avec les milieux d'affaires qui avaient financé puis lâché le Faisceau - et y développe sa thèse centrale : la société moderne est dominée par la puissance anonyme de l'argent, et seule une organisation d'hommes libres, producteurs et combattants peut lui tenir tête.
Portée et réception. Le livre est l'une des sources majeures pour l'histoire du premier fascisme français et des courants nationaux-syndicalistes de l'entre-deux-guerres. Réédité en 2012 aux Presses universitaires du Septentrion dans une édition établie par l'historien Olivier Dard.
Pourquoi le lire ? Pour comprendre, de l'intérieur, la tentation fasciste des années 1920 en France et la critique de la puissance de l'argent qui traverse toute la droite radicale du XXe siècle.