A Droite

Militant

Georges Valois

Homme politique et de presse français, pionnier d'un fascisme français puis résistant. Fondateur du Faisceau, il a traversé les extrêmes du premier XXe siècle. Parcours singulier entre avant-garde autoritaire et opposition au nazisme.

1878–1945•Français•1 ouvrage

Biographie

Né Alfred-Georges Gressent le 7 octobre 1878 à Paris, Georges Valois est d'abord anarchiste et secrétaire d'Augustin Hamon à L'Humanité nouvelle, avant de devenir le disciple de Georges Sorel. Il publie en 1906 L'Homme qui vient, nourri de Proudhon et de Nietzsche.

Il adhère à l'Action française en 1906, y suit les questions ouvrières et fonde avec Édouard Berth le Cercle Proudhon (1911), qui tente la synthèse du syndicalisme révolutionnaire et du nationalisme. Il dirige à partir de 1912 la Nouvelle Librairie nationale. Grièvement blessé à Verdun en 1916, il écrit Le Cheval de Troie (1917), visionnaire sur l'emploi du char et de l'aviation.

Rompu avec Maurras, il fonde en 1925 le Faisceau, premier mouvement français à se revendiquer du fascisme italien, et lance le journal Le Nouveau Siècle, avant d'évoluer vers le « fascisme prolétarien » puis vers la gauche : résistant dès 1941 au sein du réseau Sylvestre-Farmer, il est arrêté par la Gestapo en 1944.

Déporté, il meurt le 18 février 1945 au camp de Bergen-Belsen. Sa trajectoire singulière - de l'anarchisme au fascisme, puis à la Résistance - en fait un témoin majeur des radicalités du XXe siècle.

Ouvrages