Ouvrage
De la dissociété
Publié en 2002, ce court essai du philosophe belge Marcel de Corte décrit la « dissociété » : une société qui, à force de nier ses fondements naturels et spirituels, dissout le lien qui la fait exister.
Auteur
Philosophe traditionaliste belge, professeur à l'Université de Liège. Critique du modernisme, du libéralisme et de la dissolution des formes, il a marqué la pensée catholique antilibérale. Son œuvre nourrit encore les lectures traditionalistes francophones.
Positionnement
Philosophe catholique et traditionaliste belge, Marcel de Corte radicalise ici sa critique de la modernité individualiste ; référence de la droite de conviction francophone. Droite affirmée.
Contenu
Paru en 2002 chez R. Perrin, De la dissociété est l'un des derniers textes de Marcel de Corte, philosophe belge et thomiste, mort en 1994 : une œuvre posthume qui condense un demi-siècle de méditation sur la modernité.
La thèse du livre : une société ne tient pas par le contrat ou la prospérité, mais par un héritage reçu - nature, famille, religion, mémoire. En rejetant ces fondements au nom de l'individu souverain, l'Occident contemporain ne réforme pas la société, il la dissout : voilà la « dissociété », stade où la civilisation survit en façade à un lien social mort.
Portée et réception. Cette méditation brève prolonge l'œuvre de l'auteur de L'Intelligence en danger de mort, figure de la pensée catholique et traditionaliste belge, régulièrement citée dans les milieux de la droite de conviction francophone.
Pourquoi le lire ? Parce qu'en moins de cent pages, Marcel de Corte donne des mots justes sur un sentiment largement partagé : celui d'habiter une société qui défait ce qui la rendait habitable.