A Droite

Philosophe

Jean-Claude Michéa

Jean-Claude Michéa est un écrivain et philosophe français, né en 1950. Il est connu pour ses critiques de la société moderne et son analyse du libéralisme et du socialisme.

1950–•Français•8 ouvrages
Essayiste

Biographie

Né en 1950 à Guéret, Jean-Claude Michéa est le fils d'un résistant communiste. Agrégé de philosophie en 1972, il milite au Parti communiste français avant de s'en écarter en 1976, et enseigne la philosophie au lycée Joffre de Montpellier jusqu'en 2010. Il vit depuis dans une ferme des Landes, en autosuffisance partielle, cohérence revendiquée avec sa pensée.

Ses essais consacrés à George Orwell - dont Orwell, anarchiste tory (1995) et Orwell éducateur (2001) - l'ont fait connaître d'un large public. Il emprunte à Orwell la formule d'« anarchiste conservateur » pour se définir.

Dans Impasse Adam Smith (2002), L'Enseignement de l'ignorance (1999), Les Mystères de la gauche (2013) ou Notre ennemi, le capital (2017), il soutient que le libéralisme est devenu la matrice unique de la modernité, dissolvant aussi bien les valeurs traditionnelles que l'esprit anticapitaliste de la gauche d'origine, réduite selon lui à une « religion du progrès ».

Son influence dépasse les clivages : il est lu aussi bien dans les cercles de la gauche anticapitaliste que dans des milieux conservateurs et identitaires, qui retiennent sa critique du progressisme et du marché.

Ouvrages

Le Loup dans la bergerie: Droit, libéralisme et vie commune

Le Loup dans la bergerie: Droit, libéralisme et vie commune

Jean-Claude Michéa•2018

Paul Gottfried, philosophe politique américain et figure du paléoconservatisme, livre dans cet ouvrage une critique acérée des dérives du libéralisme contemporain qui, selon lui, a abandonné ses engagements originels envers la liberté individuelle pour devenir un vecteur d'ingénierie sociale et de conformisme idéologique. Sa thèse centrale est que le libéralisme classique, celui de Locke, Montesquieu et Tocqueville, s'est progressivement transformé en son contraire : une idéologie interventionniste qui utilise l'État pour imposer ses normes culturelles et morales à l'ensemble de la société. Gottfried analyse comment les institutions libérales – universités, médias, administrations – sont devenues les instruments d'une nouvelle orthodoxie progressiste qui n'admet aucune dissidence. Il identifie dans ce phénomène une forme de totalitarisme doux, d'autant plus efficace qu'il procède par la manipulation des mœurs et des représentations plutôt que par la contrainte explicite. Sa perspective est résolument conservatrice et nourrie d'une profonde méfiance envers l'utopisme politique sous toutes ses formes. L'ouvrage constitue une contribution importante au débat sur les limites du libéralisme et sur la tension permanente entre liberté et égalité dans les démocraties contemporaines, même si son positionnement politique tranchant en limite parfois la portée analytique.