Philosophe
James Burnham
Philosophe et politologue américain. Ancien trotskiste devenu théoricien de la « révolution managériale », il est une figure majeure du conservatisme américain d'après-guerre et un pilier de la National Review.
Biographie
James Burnham naît le 22 novembre 1905 à Chicago et meurt le 28 juillet 1987 à Kent, dans le Connecticut. Formé à l'université de Princeton puis au Balliol College d'Oxford, il enseigne la philosophie à l'université de New York. Dans les années 1930, il milite dans le trotskisme américain et participe à la fondation du Socialist Workers Party, avant de rompre avec Trotsky sur la nature de l'URSS : contre la thèse de l'« État ouvrier dégénéré », il soutient que le régime soviétique relève d'un « collectivisme bureaucratique ». Il quitte définitivement le mouvement communiste en 1940.
The Managerial Revolution (1941, trad. fr. L'Ère des organisateurs, Calmann-Lévy, 1947) le rend célèbre : capitalisme et communisme seraient dépassés par l'émergence d'une nouvelle classe dirigeante, les « organisateurs », gestionnaires de la grande industrie, de l'appareil d'État et des organisations. L'analyse influence durablement George Orwell dans 1984. The Machiavellians: Defenders of Freedom (1943) prolonge cette science des élites en reprenant Machiavel, Pareto, Mosca et Michels.
Pendant la guerre, Burnham travaille pour l'Office of Strategic Services, puis conseille la CIA au début de la guerre froide, où il plaide pour une stratégie offensive contre la puissance soviétique. Il écrit régulièrement dans la National Review et reçoit en 1983 la médaille présidentielle de la Liberté des mains de Ronald Reagan.
Avec Suicide of the West (1964), il livre son grand diagnostic du libéralisme comme idéologie du déclin occidental. Figure majeure du conservatisme américain d'après-guerre, il a exercé une influence marquée sur le courant néoconservateur.
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