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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Paru aux États-Unis en 1994, cet essai du psychologue Richard J. Herrnstein et du politiste Charles Murray soutient que l'intelligence mesurée par les tests prédit mieux que l'origine sociale la réussite scolaire, professionnelle et familiale, et décrit la formation d'une « élite cognitive ». Ses chapitres sur les écarts de QI entre groupes ethniques ont fait polémique aux États-Unis comme ailleurs.
Premier essai de Georges Guiscard, auditeur de l'Institut Iliade, publié en 2021 aux éditions Iliade / La Nouvelle Librairie, préfacé par François Bousquet. Il soutient que la notion de « privilège blanc », importée des campus américains, est moins un concept sociologique qu'un dogme qui retourne le racisme contre les Européens dans leur propre pays ; il en retrace la genèse et en démonte les mécanismes.
Une enquête de terrain qui affirme que le racisme antiblanc, loin d’être un fantasme, est un phénomène massif, explicite et systématiquement nié. En deux temps — critique du « chic gauchiste » et de la théorie du racisme systémique, puis une quarantaine de témoignages, surtout scolaires —, l’auteur oppose le « grand Blanc » protégé au « petit Blanc » exposé aux insultes, rackets et violences dans les quartiers et établissements où il est devenu minoritaire. Selon lui, l’antiracisme officiel, à géométrie variable, verrouille le sujet : seuls les Blancs peuvent être racistes, leurs victimes n’ont pas droit au récit.
Cet essai pose deux faits que l’auteur juge indispensables pour contrer le récit du racisme systémique : les groupes raciaux américains (Européens, Africains, Latins, Asiatiques) n’ont ni la même distribution d’aptitude cognitive ni les mêmes taux de criminalité violente. Les Asiatiques et les Blancs ont en moyenne des QI plus élevés ; les Noirs, un écart d’environ un écart-type qui s’est d’abord réduit puis stabilisé, et des taux de violence plusieurs fois plus élevés, très concentrés géographiquement et surtout intra-raciaux. Ces écarts, dit Murray, suffisent à expliquer une grande part des inégalités d’école, d’emploi et d’incarcération ; les nier ouvre la voie aux quotas et détruit le credo américain de juger les individus plutôt que les groupes.
Thomas Sowell distingue les disparites observees entre groupes et la discrimination comme cause unique. Il montre que les differences de resultats peuvent venir de facteurs multiples: age, culture, geographie, choix, institutions, histoire et incitations. L ouvrage critique les politiques fondees sur une interpretation automatique des ecarts statistiques et defend l analyse empirique.
Pap Ndiaye analyse l experience sociale des Noirs en France comme minorite visible, marquee par l histoire coloniale, les discriminations et les formes particulieres de racialisation republicaine. L essai cherche a penser la condition noire sans importer mecaniquement les categories americaines, tout en montrant les angles morts du modele francais d universalisme.
Valek propose un pamphlet contre l antiracisme militant contemporain. Le livre rassemble arguments, exemples et formules polemiques pour contester les notions de privilege, de culpabilite collective, de racisme systemique et de racialisation du debat public. Il vise un public deja critique du discours antiraciste institutionnel et cherche a fournir des reponses simples aux slogans et accusations les plus frequents.
Abel Quentin raconte l emballement mediatique et culturel provoque par un universitaire accuse de racisme apres un article consacre a un peintre oublie. Le roman satirise le monde intellectuel, les reseaux sociaux, l antiracisme militant et les paniques morales contemporaines. Il observe avec ironie la collision entre ambition personnelle, culpabilite historique et guerre culturelle.
Sous-titré Dominations plurielles : sexe, classe et race, cet ouvrage collectif dirigé par Myriam Boussahba, Emmanuelle Delanoë et Sandeep Bakshi constitue une introduction accessible au concept d’intersectionnalité. Issu du féminisme noir américain, ce concept a été théorisé en 1989 par la juriste Kimberlé Crenshaw (dont l’article fondateur est ici traduit pour la première fois en français). Il vise à montrer que les discriminations (de race, de sexe, de classe, etc.) ne s’additionnent pas simplement, mais s’imbriquent et se renforcent mutuellement, produisant des formes spécifiques d’oppression souvent invisibilisées. Le livre retrace les origines du concept (de Sojourner Truth au Black feminism), en expose les fondements théoriques et en explore les applications concrètes dans trois domaines : la vie sociale, le militantisme et la culture. Il se présente comme un outil pour mieux analyser les inégalités plurielles et agir contre elles.
Houria Bouteldja expose les theses du Parti des Indigenes de la Republique sur la race, la colonisation, l antisemitisme, le philosionisme, le feminisme et les rapports entre minorites. L ouvrage revendique une parole decoloniale et conflictuelle, critique l universalisme republicain et appelle les populations non blanches a se penser comme sujets politiques autonomes. Texte influent et tres controverse, il est central dans les debats francais sur l antiracisme politique.
Le sociologue québécois Mathieu Bock-Côté dénonce le wokisme comme une idéologie née dans les universités américaines qui, selon lui, segmente la société sur une base raciale et vise à déconstruire la civilisation occidentale « blanche », présentée comme intrinsèquement coupable et oppressive. Il y décrit ses mécanismes (redéfinition du mot racisme, culpabilisation permanente, injonction à la « déblanchisation »), qu'il juge porteurs non de liberté mais d'exclusion et d'enfermement identitaire. L'ouvrage, salué par certains comme un essai courageux, est aussi critiqué pour son ton polémique et son manque de nuance face aux contextes ayant nourri les revendications décoloniales et antiracistes.
L’imprégnation décoloniale a fait surgir un nouvel espace de l’extrémisme politique : « antiracistes » racistes visant les « Blancs », gauchistes violents, islamo-gauchistes, indigénistes… Des groupuscules identitaires extrémistes s’érigent en tribunaux d’inquisition, censurent des œuvres et imposent des « déboulonnages ». Face à la prolifération de mémoires victimaires vindicatives et politiquement instrumentalisées, Pierre-André Taguieff dresse un état des lieux, analyse sans concession les discours décoloniaux et en esquisse une généalogie : autant d’éléments pour la discussion sérieuse d’une imposture de grande ampleur.
Thomas Sowell analyse plusieurs raisonnements qu il considere fallacieux dans les discours contemporains sur la justice sociale. Il critique les comparaisons statistiques simplistes, l oubli des causes multiples, les politiques de redistribution mal evaluees et l attribution automatique des disparites a la discrimination. L ouvrage defend une approche empirique, sceptique envers les intentions morales non mesurees a leurs consequences.
Thomas Sowell reunit plusieurs essais sur la culture, les inegalites, l histoire des groupes et les erreurs d interpretation liees a la race. Il conteste des explications purement discriminatoires et insiste sur les effets de l histoire, des comportements transmis et des incitations sociales. L ouvrage defend une approche comparative et empirique, souvent critique des theses progressistes americaines.