Ouvrage
The Bell Curve
Paru aux États-Unis en 1994, cet essai du psychologue Richard J. Herrnstein et du politiste Charles Murray soutient que l'intelligence mesurée par les tests prédit mieux que l'origine sociale la réussite scolaire, professionnelle et familiale, et décrit la formation d'une « élite cognitive ». Ses chapitres sur les écarts de QI entre groupes ethniques ont fait polémique aux États-Unis comme ailleurs.
Auteur

Né en 1943 dans l’Iowa, politologue américain et chercheur à l’American Enterprise Institute.
Auteur de livres influents et controversés (Losing Ground, The Bell Curve avec Herrnstein, Coming Apart), il a notamment travaillé sur l’État-providence, le QI et les fractures sociales aux États-Unis.
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Publié en 1994 aux États-Unis, The Bell Curve est coécrit par le psychologue de Harvard Richard J. Herrnstein, mort à la veille de la parution, et le politiste Charles Murray.
L'ouvrage soutient que l'intelligence, telle que la mesurent les tests de QI, prédit mieux que l'origine sociale les parcours scolaires, professionnels et sociaux : réussite, emploi, revenus, mais aussi délinquance ou monoparentalité. Il décrit l'émergence d'une « élite cognitive » de plus en plus triée par l'université et le marché du travail, et juge nombre de politiques sociales contre-productives au regard de cette répartition.
Ses chapitres consacrés aux écarts moyens de QI observés entre groupes ethniques ont déclenché une controverse majeure : l'American Psychological Association a publié un rapport de synthèse sur l'état des connaissances (1996), et de nombreux chercheurs ont contesté la mesure de l'intelligence, l'héritabilité retenue et les conclusions politiques du livre. Stephen Jay Gould lui consacre la réédition augmentée de The Mismeasure of Man (1996).