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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Gaston Mialaret, figure majeure des sciences de l'éducation françaises, propose dans cet ouvrage de synthèse une introduction rigoureuse aux fondements théoriques et méthodologiques de la psychologie de l'éducation. Discipline carrefour entre psychologie cognitive, psychologie du développement et sciences de l'éducation, la psychologie de l'éducation cherche à comprendre les mécanismes par lesquels les individus apprennent et se développent dans des contextes éducatifs formels et informels. Mialaret présente les grandes théories qui ont structuré ce champ : le béhaviorisme de Skinner, le constructivisme de Piaget, le socioconstructivisme de Vygotski, les théories cognitives de Bruner et leurs implications pédagogiques respectives. Il analyse également les recherches sur la motivation, l'attention, la mémoire et les différentes formes d'intelligence, montrant comment ces connaissances peuvent éclairer les pratiques éducatives. L'ouvrage aborde aussi les questions de différenciation pédagogique, d'évaluation et d'adaptation aux besoins particuliers des élèves. Mialaret insiste sur la nécessité de fonder la pratique pédagogique sur des connaissances scientifiques validées plutôt que sur des intuitions ou des traditions non questionnées. Ce manuel de référence constitue une introduction indispensable pour les étudiants en sciences de l'éducation et pour les enseignants soucieux de comprendre les bases psychologiques de leur pratique professionnelle.
Christopher Lasch montre ici comment des élites hédonistes assoient leur pouvoir sur un culte de la marge et sur un fantasme de l'émancipation permanente. Alors qu'elles sont responsables des normes imposées à la société, leurs comportements consistent à feindre d'être hors norme. Cette dialectique mensongère de la norme et de la marge, remarquablement démontée dans ces pages, est celle de notre temps. Voici un livre qui devrait faire réfléchir tous ceux qui s'inquiètent de l'évolution d'un espace public et médiatique où les élites émancipées se mettent le plus souvent du côté de la transgression en imaginant un ordre moral, un éternel retour de la censure qui ne sont que la contrepartie de leurs transgressions imaginaires. Le testament d'un grand intellectuel anticonformiste, politiquement très incorrect, inclassable et dérangeant.
Et si l'histoire des femmes ne se réduisait pas à une longue chronique de l'oppression patriarcale? Prenant le contre-pied d'une pensée féministe répandue, Christopher Lasch montre le caractère paradoxal de l'émancipation des femmes et insiste sur le rôle qu'elles ont joué dans leur propre soumission : croyant se libérer du patriarcat traditionnel, elles se sont en réalité assujetties à un nouveau paternalisme, celui de la société de consommation et de l'État libéral. Proposant une réflexion solide sur la désintégration de la famille contemporaine, ce recueil d'articles, composé de la main de l'auteur peu de temps avant sa mort, constitue une excellente introduction aux grands thèmes de la pensée de Lasch.
Il y a des philosophes mélomanes et des philosophes sourds... Quelques-uns seulement ont fait de la musique l’épicentre de leur vision du monde. Deux ou trois ont été compositeurs – Rousseau, Adorno. D’autres, mélomanes, ont écrit sur la musique ou les musiciens. Nietzsche, lui, a réuni ces trois talents. Avec son ami Jean-Yves Clément, Michel Onfray aborde une multitude de questions : y a-t-il une essence de la musique ? Dit-elle quelque chose ? Comment et pourquoi devient-on mélomane ? Quels rapports entretiennent musique et philosophie ? Michel Onfray raconte ses premières expériences, ses rendez-vous manqués, la façon dont il a construit sa culture musicale en autodidacte, avant de travailler aujourd’hui avec des compositeurs contemporains. Il nous confie comment la musique lui a appris à écrire, à composer ses livres...
Pierre Kropotkine, géographe et théoricien anarchiste russe, expose dans ce texte bref et percutant les fondements éthiques de l'anarchisme en les distinguant rigoureusement de toute morale autoritaire, qu'elle soit religieuse, étatiste ou utilitariste. Pour Kropotkine, la morale authentique ne procède pas d'un commandement extérieur – divin, légal ou social – mais de l'instinct de solidarité et d'entraide qui caractérise l'espèce humaine dans son histoire naturelle. Il s'appuie sur ses recherches en biologie et en anthropologie pour affirmer que la coopération, et non la compétition, constitue le moteur principal de l'évolution des espèces sociales. La morale anarchiste qu'il propose est donc une éthique de l'immanence : elle trouve ses fondements dans la nature même de l'être humain social, sans avoir besoin d'un garant transcendant. Cette position s'oppose directement au darwinisme social qui justifie les inégalités par la sélection naturelle, et au moralisme religieux qui fonde l'éthique sur la révélation. Kropotkine dessine ainsi les contours d'une société sans État ni autorité coercitive, dans laquelle la solidarité spontanée remplacerait les mécanismes institutionnels de régulation sociale. Ce texte, remarquablement clair et accessible, reste l'une des meilleures introductions aux fondements philosophiques de l'anarchisme communiste.
André Piganiol, historien français spécialiste de l'Antiquité romaine, offre dans cet ouvrage de synthèse une fresque complète de l'histoire de Rome depuis ses origines légendaires jusqu'à la chute de l'Empire d'Occident en 476. Alliant érudition philologique et sens de la narration, Piganiol guide le lecteur à travers les grandes phases de l'histoire romaine : la monarchie primitive, la République aristocratique et ses crises, l'Empire augustéen et sa stabilisation, les dynasties successives et leurs vicissitudes, la crise du IIIe siècle et la transformation tardive de l'Empire. Piganiol accorde une attention particulière aux structures institutionnelles, économiques et sociales qui ont permis à Rome de construire un empire méditerranéen durable, mais aussi aux tensions internes et aux pressions extérieures qui ont progressivement érodé cette construction monumentale. Sa lecture de la chute de Rome est nuancée : il refuse les explications monocausales au profit d'une analyse complexe mêlant facteurs militaires, économiques, démographiques et culturels. L'ouvrage reste une synthèse de référence par la clarté de son exposé et la solidité de son érudition, même si les découvertes archéologiques et historiographiques ultérieures ont enrichi ou nuancé certaines de ses analyses. Une introduction solide et complète pour quiconque souhaite comprendre l'une des civilisations les plus influentes de l'histoire humaine.
Paul Veyne, historien antiquisantet membre de l'Académie française, réunit dans ce recueil une série d'essais et de leçons qui illustrent sa conception singulière de l'histoire ancienne : un regard à la fois savant et étonné sur les façons de penser et de vivre des Anciens, radicalement différentes des nôtres. Veyne excelle à restituer l'étrangeté du passé sans l'anachronisme : il ne projette pas nos catégories modernes sur les Grecs et les Romains, mais cherche à comprendre leur logique propre, leurs évidences et leurs angles morts. Ces essais abordent des thèmes variés : la sexualité antique, la religion romaine, le stoïcisme comme art de vie, la conception du bonheur chez les Anciens, le rapport à la mort et à la mémoire. Veyne montre comment ces sociétés ont construit des systèmes cohérents de représentation du monde qui n'ont ni la même logique ni les mêmes priorités que les nôtres. Son écriture, remarquablement claire et souvent ironique, rend accessibles des questions d'histoire intellectuelle habituellement réservées aux spécialistes. À l'école des Anciens constitue une invitation à la philosophie pratique autant qu'à l'histoire : ces penseurs du passé, en nous montrant que d'autres manières de vivre ont été possibles, élargissent notre imagination du présent et de l'avenir.
Emmanuel Mounier, fondateur du personnalisme et de la revue Esprit, aborde dans cet essai la triple dialectique existentielle qui structure selon lui la condition humaine authentique : l'aventure comme ouverture au possible et à la transcendance, l'ennui comme tentation du repli sur soi et du conformisme, le sérieux comme engagement responsable dans le monde. Contre le divertissement pascalien qui fuit la question du sens, Mounier défend une philosophie de l'engagement personnel qui ne sacrifie pas la profondeur intérieure à l'agitation superficielle. L'aventure véritable n'est pas l'escapisme romantique mais l'engagement total d'une personne dans une cause qui la dépasse. L'ennui, loin d'être un simple état affectif négatif, révèle la vacuité d'une existence qui n'a pas trouvé son orientation essentielle. Le sérieux enfin – non la gravité pédante mais l'engagement responsable – caractérise l'existence personnelle qui a choisi de se donner à une vocation. Mounier développe ces thèmes dans un dialogue constant avec les existentialistes de son époque, qu'il admire mais dont il critique l'individualisme athée. Sa vision personnaliste cherche à intégrer la dimension communautaire et spirituelle que l'existentialisme sartrien tend à négliger. Cet essai reste une introduction accessible et stimulante à la pensée personnaliste.
Des démocrates athéniens à Montesquieu, d'Aristote à Rousseau, personne ne songeait à faire de l'élection l'instrument démocratique par excellence. Démocratie n'équivalait alors pas à gouvernement représentatif ; c'est le tirage au sort qui paraissait le mieux apte à respecter l'égalité stricte des candidats. Que s'est-il donc passé au tournant du XVIIIe siècle, en Europe et aux Etats-Unis, pour que se renverse cette conception multiséculaire et qu'advienne l'idée qu'une démocratie est, par essence, un gouvernement représentatif ? Dans cet essai, Bernard Manin montre que le système représentatif n'a pas pour seule fonction de permettre au peuple de se gouverner lui-même. Le gouvernement représentatif mêle en fait des traits démocratiques et aristocratiques. L'élu n'est jamais le double ni le porte-parole de l'électeur, mais gouverne en anticipant le jour où le public rendra son jugement.
Cette œuvre séminale de Samuel Huntington propose un nouveau paradigme géopolitique pour l'après-Guerre froide, affirmant que les conflits majeurs ne sont plus idéologiques mais culturels. L'auteur définit les civilisations comme les entités collectives les plus vastes, structurées par la religion, l'histoire et la langue. Il observe un déclin relatif de l'Occident face à la montée en puissance de l'Asie et à la résurgence de l'Islam, créant des tensions aux lignes de fracture du globe. Le texte examine également le défi des pays "déchirés" qui tentent de changer d'identité culturelle, comme la Turquie ou la Russie. En conclusion, Huntington plaide pour que l'Occident préserve son héritage unique tout en renonçant à l'universalisme pour éviter une guerre mondiale entre blocs civilisationnels.
Best-seller d’un anthropologue américain et théoricien anarchiste influent, initiateur d’Occupy Wall Street en 2011, David Graeber propose dans ce livre une lecture qui contredit le récit économique classique : selon lui, le crédit précède la monnaie et la dette structure depuis toujours nos systèmes économiques et nos rapports sociaux, bien avant le troc. Il montre aussi que nombre de nos concepts moraux – culpabilité, pardon, rédemption – trouvent leur origine dans les conflits antiques autour de la dette. L’ouvrage explore les alternances historiques entre sociétés de crédit et d’argent métallique, évoque les jubilés de dettes de l’Antiquité et interroge enfin la morale même du remboursement, en contestant l’idée que toute dette doive nécessairement être honorée.
Frédéric Hermel vit en Espagne depuis près de trente ans mais reste profondément attaché à ses racines : la France et son Pas-de-Calais natal. Exilé volontaire, il visite dans cet ouvrage les petits et grands trésors de notre pays, ces merveilles du quotidien qui marquent notre différence mais que, souvent, nous ne savons plus voir ni apprécier. Chaque chapitre est construit comme un tableau dans lequel l’auteur brosse avec tendresse le portrait d’une particularité typiquement française : les bals du 14 Juillet, la passion du pain, le vouvoiement, le parfum, mais aussi les poèmes de Victor Hugo qu’on apprend à l’école ou l’attente fébrile du passage du Tour de France... Tous ces tableaux forment un musée imaginaire dans lequel le lecteur déambule le cœur léger. Un hymne vibrant à la France et à ses innombrables beautés.
L’humanité entretient depuis longtemps une fascination pour le sacrifice sanglant. En réalité, il n’a nullement été rare qu’un enfant vienne au monde pour n’être ensuite patiemment et affectueusement élevé par des fanatiques religieux, convaincus que la meilleure manière de maintenir le soleil sur sa trajectoire ou d’assurer une récolte abondante consiste à le conduire, d’une main tendre, dans un champ ou au sommet d’une montagne, puis à l’enterrer, l’égorger ou le brûler vif en offrande à un Dieu invisible. L’idée selon laquelle Jésus-Christ est mort pour nos péchés et que sa mort constitue une expiation réussie destinée à apaiser un Dieu « aimant » est un héritage direct et sans fard des saignées superstitieuses qui ont tourmenté des peuples désorientés tout au long de l’histoire.
L’islam est-il une religion de paix ou de guerre ? Est-il réformable ? Pourquoi tant de musulmans semblent-ils attirés par l’extrémisme ? Et que signifient réellement des mots comme djihadisme et fondamentalisme ? Dans un monde déchiré par l’incompréhension et la violence, Sam Harris – athée célèbre – et Maajid Nawaz – ancien radical – montrent comment deux personnes aux convictions religieuses très différentes peuvent trouver un terrain d’entente et vous invitent à participer à une conversation dont l’urgence s’impose. « Quelle bouffée d’air frais que de lire un échange honnête et pourtant chaleureux entre Maajid Nawaz, islamiste devenu musulman libéral, et Sam Harris, le neuroscientifique qui défend un athéisme empreint de pleine conscience… Leur dialogue dissipe de nombreuses confusions qui empoisonnent le débat public sur l’islam. » – Irshad Manji, New York Times Book Review « Il est malheureusement rare, à n’importe quelle époque, de trouver un dialogue fondé sur les faits et la raison – et il est plus rare encore que des intellectuels musulmans et non musulmans parviennent à garder la distance critique nécessaire sur de grandes questions concernant l’islam. Ce qui fait de Islam and the Future of Tolerance une sorte de licorne… La plupart des conversations sur la religion sont marquées par l’incapacité des deux camps à s’écouter ; mais ici, enfin, se tient un véritable débat. » – New Statesman
Pour les millions d’Américains qui souhaitent une spiritualité sans religion, le nouveau livre de Sam Harris est un guide de la méditation en tant que pratique spirituelle rationnelle, éclairée par les neurosciences et la psychologie. Waking Up s’adresse aux 30 % d’Américains qui ne suivent aucune religion, mais qui soupçonnent que Jésus, Bouddha, Lao Tseu, Rûmî et les autres saints et sages de l’histoire ne pouvaient pas tous être des épileptiques, des schizophrènes ou des imposteurs. Tout au long du livre, Harris soutient qu’on peut trouver des vérités importantes dans les expériences de ces contemplatifs – et que, par conséquent, la compréhension du réel ne se réduit pas à ce que la science et la culture séculière admettent généralement. Waking Up est à la fois un récit personnel de chercheur spirituel et une exploration des fondements scientifiques de la spiritualité. Aucun autre ouvrage ne marie ainsi la sagesse contemplative et la science moderne, et aucun auteur autre que Sam Harris – scientifique, philosophe et sceptique renommé – ne pouvait l’écrire.
Par l’auteur best-seller du New York Times de The End of Faith, voici une réflexion stimulante, « brillante et pleine d’esprit » (Oliver Sacks), sur la notion de libre arbitre – et sur les implications du fait qu’il ne serait qu’une illusion. La croyance au libre arbitre touche à presque tout ce que les êtres humains valorisent. Il est difficile de penser le droit, la politique, la religion, les politiques publiques, les relations intimes, la morale – ainsi que les sentiments de remords ou d’accomplissement personnel – sans imaginer d’abord que chaque individu est la véritable source de ses pensées et de ses actes. Et pourtant, les faits nous disent que le libre arbitre est une illusion. Dans cet ouvrage éclairant, Sam Harris soutient que cette vérité sur l’esprit humain ne sape pas la morale et ne diminue pas l’importance des libertés sociales et politiques ; mais qu’elle peut – et doit – changer la manière dont nous pensons certaines des questions les plus essentielles de la vie.
Comme dans Anna Karénine, Madame Bovary et Othello, il en va de même dans la vie. La plupart des formes de vice privé et de mal public naissent et se maintiennent par le mensonge. L’adultère et autres trahisons personnelles, la fraude financière, la corruption gouvernementale – voire le meurtre et le génocide – exigent généralement un défaut moral supplémentaire : la disposition à mentir. Dans Lying, l’auteur à succès et neuroscientifique Sam Harris soutient que nous pouvons simplifier radicalement nos vies et améliorer la société en disant simplement la vérité dans des situations où d’autres mentent souvent. Il se concentre sur les « mensonges blancs » – ces mensonges que nous racontons pour épargner aux gens un malaise – car ce sont ceux qui nous tentent le plus souvent. Et ils tendent à être les seuls mensonges que les gens bien racontent, tout en s’imaginant qu’ils font le bien en agissant ainsi.
Bryan Ward-Perkins, historien médiéviste à Oxford, s'engage dans ce livre contre la tendance historiographique qui a relativisé la chute de Rome en la présentant comme simple « transformation » pacifique plutôt que comme catastrophe réelle. En mobilisant des données archéologiques – niveaux de vie, production céramique, taille des bâtiments, présence d'animaux domestiques – Ward-Perkins démontre que la fin de l'Empire romain d'Occident a bien constitué une rupture dramatique dans les conditions matérielles d'existence de la population. La complexité économique, la spécialisation du travail, l'alphabétisation, la qualité de la construction : tous ces indicateurs s'effondrent de manière spectaculaire entre le Ve et le VIIe siècle dans les régions anciennement romaines. Cette régression n'est pas simplement culturelle ou institutionnelle : elle affecte concrètement la vie quotidienne de millions de personnes. Ward-Perkins réhabilite ainsi la notion de « Dark Ages » que les historiens postmodernes avaient voulu bannir comme eurocentrique. Son argumentation rigoureusement empirique constitue une leçon de méthode historique : contre les constructions idéologiques qui colorent l'interprétation du passé, il rappelle que les sociétés humaines peuvent effectivement régresser et que cette régression a des conséquences humaines bien réelles.
Sapiens : Une brève histoire de l'humanité de Yuval Noah Harari est un essai grand public qui retrace l’histoire de l’espèce humaine depuis ses origines jusqu’à nos jours, en seulement 400 pages environ. Harari explique comment Homo sapiens, il y a environ 70 000 ans, a franchi la Révolution Cognitive : grâce à notre capacité unique à inventer et à croire en des fictions collectives (mythes, religions, nations, argent, droits humains), nous avons pu coopérer massivement et dominer les autres espèces humaines puis la planète. Il analyse ensuite les trois grandes révolutions qui ont façonné notre destin : Cognitive (langage, imagination), Agricole (sédentarisation, inégalités, « piège » du blé), Scientifique (depuis le XVIe siècle, explosion technologique et pouvoir sans précédent). Provocateur, fluide et multidisciplinaire, le livre questionne le progrès, le bonheur, notre impact écologique et les futurs possibles (IA, biotechnologies). Un best-seller qui change radicalement la façon de voir l’humanité.
Les maudits de l'histoire " Il est remarquable que la dictature soit à présent contagieuse, comme le fut jadis la liberté. " Paul Valéry, Regards sur le monde actuel Si la dictature est aussi ancienne que l'histoire, le phénomène prend un tournant majeur au sortir de la Première Guerre mondiale avec l'avènement des totalitarismes soviétique et fasciste, avant que la crise de 1929 ne favorise le triomphe du nazisme. Quatre générations durant, sur tous les continents, des régimes hantés par l'idéologie vont faire régner un ordre de fer, présidant aux guerres et exterminations d'un siècle barbare qui a retourné le progrès contre l'humanité. Cette forme absolue de l'absolutisme est orchestrée par des chefs impitoyables et cruels, tous jouant par essence un rôle prépondérant au sein d'un régime qu'ils marquent au fer rouge de leur empreinte. Leurs profils et leurs caractères sont différents, souvent opposés, mais ils communient dans une même soif de pouvoir fondée sur la banalisation de la terreur, une même défiance envers leurs semblables et le mépris le plus profond de la vie humaine et, plus largement, de toute forme de liberté. Pour la première fois est ici brossé le portrait des plus édifiants d'entre eux, qu'ils soient célèbres, méconnus ou oubliés ; vingt-deux portraits d'envergure où l'exhaustivité de l'enquête se conjugue avec l'art narratif des meilleurs journalistes et historiens actuels réunis à dessein par Olivier Guez qui signe une préface magistrale.
L'Occident est engagé sur une pente qui pourrait bien lui être fatale à brève échéance. Il ne s'agit pas d'une prophétie mais d'un diagnostic sur l'état mental, moral, intellectuel de nos sociétés, sur le mal qui les ronge et qui détruit sous nos yeux un idéal humain auquel ont travaillé des millénaires d'histoire, de religion et de civilisation. L'Occident n'est pas menacé par le déclin de sa puissance relative face aux puissances émergentes qui le concurrencent dans un monde qu'il avait l'habitude de dominer sans partage. Le plus grand danger n'est pas dehors mais dedans, dans l'obstination d'une majorité des élites occidentales à penser que le progrès économique, scientifique et technique a changé la nature de l'homme et dans leur orgueil démesuré à croire qu'elles sont les architectes d'un Nouveau Monde où les leçons du passé n'ont plus aucune valeur. Ce n'est pas la première fois que l'idéologie de la table rase s'attaque à ce que la civilisation a construit pour canaliser les instincts sauvages qui demeurent éternellement au plus profond de la nature humaine. Ne pas prendre conscience de ce qui est en train de s'effondrer dans l'homme occidental, c'est laisser se tendre à nouveau le ressort des grandes tragédies. Et une fois que le ressort est tendu, la tragédie, implacablement, va jusqu'à son terme. Le but de ce livre : nous forcer à ouvrir les yeux avant qu'il soit trop tard.
Thibaut Gress, agrégé de philosophie et auteur de nombreux ouvrages pédagogiques, propose avec ce guide une navigation intelligente à travers l'immense continent de la pensée philosophique occidentale. De Héraclite aux penseurs contemporains, l'ouvrage traverse vingt-cinq siècles d'histoire des idées en soixante fiches thématiques et biographiques soigneusement construites. Chaque fiche restitue l'œuvre dans son contexte intellectuel et historique, expose les thèses fondamentales de l'auteur, identifie ses interlocuteurs implicites et évalue son importance dans la tradition philosophique. L'approche de Gress refuse l'encyclopédisme superficiel : il ne s'agit pas de couvrir exhaustivement l'ensemble de la philosophie, mais de choisir soixante œuvres véritablement charnières dont la lecture permet d'accéder aux problèmes philosophiques essentiels. Des présocratiques et leur interrogation sur l'archè aux existentialismes du XXe siècle, en passant par le rationalisme cartésien, les morales des Lumières et la critique kantienne, chaque étape révèle comment la philosophie répond à des interrogations fondamentales sur l'être, la connaissance, le bien et la politique. Conçu autant pour l'étudiant qui débute que pour le lecteur cultivé souhaitant combler des lacunes, cet ouvrage constitue une invitation à la lecture directe des textes. Gress ne cherche pas à substituer son guide aux œuvres elles-mêmes mais à en faciliter l'accès, rappelant que la philosophie s'apprend en pratiquant la pensée avec ses grands auteurs.
"[A] magnificent history of money and finance." – New York Times Book Review "Convincingly makes the case that finance is a change-maker of change-makers." – Financial Times In the aftermath of recent financial crises, it's easy to see finance as a wrecking ball: something that destroys fortunes and jobs, and undermines governments and banks. In Money Changes Everything, leading financial historian William Goetzmann argues the exact opposite – that the development of finance has made the growth of civilizations possible. Goetzmann explains that finance is a time machine, a technology that allows us to move value forward and backward through time; and that this innovation has changed the very way we think about and plan for the future. He shows how finance was present at key moments in history: driving the invention of writing in ancient Mesopotamia, spurring the classical civilizations of Greece and Rome to become great empires, determining the rise and fall of dynasties in imperial China, and underwriting the trade expeditions that led Europeans to the New World. He also demonstrates how the apparatus we associate with a modern economy – stock markets, lines of credit, complex financial products, and international trade – were repeatedly developed, forgotten, and reinvented over the course of human history. Exploring the critical role of finance over the millennia, and around the world, Goetzmann details how wondrous financial technologies and institutions – money, bonds, banks, corporations, and more – have helped urban centers to expand and cultures to flourish. And it's not done reshaping our lives, as Goetzmann considers the challenges we face in the future, such as how to use the power of finance to care for an aging and expanding population. Money Changes Everything presents a fascinating look into the way that finance has steered the course of history.
Now in paperback, the updated and expanded edition: David Graeber’s “fresh . . . fascinating . . . thought-provoking . . . and exceedingly timely” (Financial Times) history of debt Here anthropologist David Graeber presents a stunning reversal of conventional wisdom: he shows that before there was money, there was debt. For more than 5,000 years, since the beginnings of the first agrarian empires, humans have used elaborate credit systems to buy and sell goods – that is, long before the invention of coins or cash. It is in this era, Graeber argues, that we also first encounter a society divided into debtors and creditors. Graeber shows that arguments about debt and debt forgiveness have been at the center of political debates from Italy to China, as well as sparking innumerable insurrections. He also brilliantly demonstrates that the language of the ancient works of law and religion (words like “guilt,” “sin,” and “redemption”) derive in large part from ancient debates about debt, and shape even our most basic ideas of right and wrong. We are still fighting these battles today without knowing it.
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