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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Nathalie Heinich critique l intrusion de logiques militantes dans la recherche universitaire. Elle defend la distinction entre engagement politique et enquete scientifique, en montrant comment certaines causes peuvent orienter les objets, les methodes et les conclusions. L ouvrage plaide pour l autonomie du savoir, la neutralite axiologique et la rigueur face aux pressions ideologiques.
Theodore Dalrymple critique une culture contemporaine qu il juge marquee par le relativisme, la vulgarite, le ressentiment et l abandon des exigences morales. A partir d observations sociales, litteraires et politiques, il analyse la maniere dont les elites et les institutions favorisent le vide culturel plutot que la transmission. L essai defend la responsabilite, le jugement et la civilisation ordinaire.
Pap Ndiaye analyse l experience sociale des Noirs en France comme minorite visible, marquee par l histoire coloniale, les discriminations et les formes particulieres de racialisation republicaine. L essai cherche a penser la condition noire sans importer mecaniquement les categories americaines, tout en montrant les angles morts du modele francais d universalisme.
Jean-Paul Brighelli prolonge sa critique de l ecole francaise en denoncant l aggravation de la baisse du niveau, l emprise du pedagogisme et l abandon de la transmission. Le livre decrit une institution qui, selon lui, produit de l ignorance au nom de l egalite et prepare une catastrophe culturelle. Il appelle a restaurer les savoirs, la discipline et l exigence scolaire.
Christophe Guilluy decrit la fracture entre metropoles integrees a la mondialisation et territoires populaires relegues: petites villes, zones rurales et periurbaines. Il analyse le declassement des classes populaires, l eloignement des centres de pouvoir et la montee d une conscience politique peripherique. L ouvrage a fortement marque les debats sur les Gilets jaunes, le populisme et la crise du modele social francais.
Gerald Bronner et Etienne Gehin critiquent les usages de la sociologie qui tendent a dissoudre la responsabilite individuelle dans les causes sociales. Ils defendent une sociologie attentive aux mecanismes collectifs sans basculer dans l excuse permanente. L ouvrage intervient dans les debats sur determinisme, libre arbitre, delinquance, inegalites et role public des sciences sociales.
Florence Bergeaud-Blackler analyse le frerisme comme ecosysteme ideologique, associatif et institutionnel lie aux Freres musulmans en Europe. Elle decrit ses reseaux, ses strategies d influence, son rapport au halal, a l education, aux normes sociales et au pouvoir politique. L ouvrage a suscite un debat public intense sur l islamisme, la laicite et les angles morts des institutions.
Oceane Herrero analyse l ascension de TikTok comme plateforme culturelle, economique et politique. Elle montre comment ses formats courts, son algorithme et ses usages transforment l attention, la jeunesse, l information, la musique, le commerce et les rapports d influence. L ouvrage interroge aussi les enjeux de souverainete numerique, de controle des donnees et de puissance chinoise.
Dany-Robert Dufour analyse la question trans comme symptome d une mutation anthropologique plus large: primat du desir individuel, puissance de la technique et effacement des limites symboliques. L essai critique les discours contemporains sur l identite de genre et les replace dans une histoire du liberalisme, du corps et de la subjectivite moderne.
Laetitia Strauch-Bonart interroge les effets du feminisme contemporain, des transformations du travail et des mutations familiales sur la place des hommes. L essai examine la crise masculine sans reduire le sujet a la domination ou a la nostalgie patriarcale. Il cherche une voie entre critique des exces masculinistes et refus d une guerre des sexes permanente.
Marguerite Stern et Dora Moutot critiquent la diffusion rapide des discours transidentitaires dans les institutions, les medias, l ecole et le militantisme. Elles denoncent ce qu elles percoivent comme une ideologie effacant les femmes, fragilisant les mineurs et interdisant le debat. L ouvrage s inscrit dans les controverses feministes autour du genre, du sexe et de la liberte d expression.
Jean-Paul Brighelli attaque les reformes de l Education nationale et ce qu il considere comme l effondrement volontaire de l exigence scolaire. Il denonce le pedagogisme, l abandon des savoirs, la baisse du niveau et la transformation de l ecole en instrument ideologique. Le livre defend une vision republicaine et disciplinaire de l enseignement, centree sur la transmission, l autorite du professeur et la maitrise de la langue.
Sous-titré *Dominations plurielles : sexe, classe et race*, cet ouvrage collectif dirigé par Myriam Boussahba, Emmanuelle Delanoë et Sandeep Bakshi constitue une introduction accessible au concept d’intersectionnalité. Issu du féminisme noir américain, ce concept a été théorisé en 1989 par la juriste Kimberlé Crenshaw (dont l’article fondateur est ici traduit pour la première fois en français). Il vise à montrer que les discriminations (de race, de sexe, de classe, etc.) ne s’additionnent pas simplement, mais s’imbriquent et se renforcent mutuellement, produisant des formes spécifiques d’oppression souvent invisibilisées. Le livre retrace les origines du concept (de Sojourner Truth au Black feminism), en expose les fondements théoriques et en explore les applications concrètes dans trois domaines : la vie sociale, le militantisme et la culture. Il se présente comme un outil pour mieux analyser les inégalités plurielles et agir contre elles.
Dans cet essai court et percutant, le philosophe et sociologue Geoffroy de Lagasnerie interroge l’échec récurrent des forces de gauche et progressistes depuis plusieurs décennies. Il part d’un constat simple : la gauche perd la plupart des combats qu’elle engage, stagne ou régresse, et vit une expérience généralisée d’impuissance politique. Lagasnerie distingue deux attitudes : **s’exprimer** (manifester, pétitionner, débattre, témoigner) et **agir** (produire des effets concrets et immédiats sur le réel). Selon lui, une grande partie du militantisme contemporain s’est transformée en pure communication symbolique, sans véritable capacité de transformation. Il appelle à repenser les stratégies politiques en privilégiant l’efficacité, l’action directe et le conflit assumé, plutôt que la conformité morale ou l’indignation stérile. L’ouvrage propose une réflexion sur les conditions d’une véritable puissance politique pour les forces émancipatrices.
Houria Bouteldja expose les theses du Parti des Indigenes de la Republique sur la race, la colonisation, l antisemitisme, le philosionisme, le feminisme et les rapports entre minorites. L ouvrage revendique une parole decoloniale et conflictuelle, critique l universalisme republicain et appelle les populations non blanches a se penser comme sujets politiques autonomes. Texte influent et tres controverse, il est central dans les debats francais sur l antiracisme politique.
Essai féministe court et polémique dans lequel Pauline Harmange revendique la misandrie comme une réaction légitime à la misogynie structurelle et appelle les femmes à se recentrer sur la sororité plutôt que sur les hommes.
Cette enquete journalistique analyse les reseaux de l ultradroite francaise contemporaine. A partir de dossiers judiciaires, policiers et militants, les auteurs decrivent groupuscules, mouvances identitaires, survivalistes, militants radicaux et projets violents. Le livre replace cette nebuleuse dans un contexte de tensions politiques, de peur du declin et de circulation de la theorie du grand remplacement. Il se veut un signal d alarme sur le risque de passage a l acte.
*Zone et châtiment* est la traduction française du best-seller *Life at the Bottom* et aborde la paupérisation de l’Angleterre, la destruction de la cellule familiale et les ravages des grandes idées d’une certaine élite progressiste. Ces documents présentent l'œuvre de **Theodore Dalrymple**, un psychiatre et auteur britannique ayant exercé dans des prisons et des quartiers défavorisés. À travers des récits comme **Life At The Bottom**, il analyse la détresse psychologique et sociale des **classes populaires** en Occident. Ses écrits explorent également la vie sous des **régimes totalitaires** et ses missions médicales à l'étranger. L'auteur utilise son expérience de terrain pour dénoncer une forme de **misère moderne** qui n'est pas matérielle mais comportementale. Ce recueil met en lumière sa vision critique des institutions et son observation fine de la **condition humaine**.
Le sociologue québécois Mathieu Bock-Côté dénonce le wokisme comme une idéologie née dans les universités américaines qui, selon lui, segmente la société sur une base raciale et vise à déconstruire la civilisation occidentale « blanche », présentée comme intrinsèquement coupable et oppressive. Il y décrit ses mécanismes (redéfinition du mot racisme, culpabilisation permanente, injonction à la « déblanchisation »), qu'il juge porteurs non de liberté mais d'exclusion et d'enfermement identitaire. L'ouvrage, salué par certains comme un essai courageux, est aussi critiqué pour son ton polémique et son manque de nuance face aux contextes ayant nourri les revendications décoloniales et antiracistes.
Dans cet ouvrage, Will Kymlicka propose une théorie libérale des droits des minorités afin de résoudre les tensions croissantes au sein des États démocratiques diversifiés. L'auteur soutient que les principes traditionnels des droits de l'homme sont insuffisants pour traiter des questions complexes telles que les droits linguistiques ou l'autonomie régionale, car ils ont longtemps privilégié un modèle idéalisé de communauté homogène. Pour structurer son analyse, il établit une distinction fondamentale entre les minorités nationales, issues de l'incorporation de cultures autrefois autonomes, et les groupes ethniques nés de l'immigration volontaire. Alors que les premières aspirent généralement à une forme d'autogouvernement pour préserver leur identité distincte, les seconds cherchent plutôt à s'intégrer au sein de la société majoritaire tout en obtenant une reconnaissance de leur héritage. L'objectif final est de démontrer que l'octroi de protections externes à ces groupes est non seulement compatible avec la liberté individuelle, mais essentiel à la justice sociale dans un monde marqué par le pluralisme culturel.
Cet ouvrage de David Miller explore la nature de la nationalité en tant qu’identité collective et principe politique fondamental dans le monde contemporain. L'auteur définit la nation comme une communauté imaginée et active, ancrée dans une continuité historique et liée à un territoire géographique spécifique par une culture publique partagée. Bien qu'il reconnaisse que les identités nationales comportent souvent des éléments de mythe ou de fiction, Miller soutient qu'elles sont essentielles pour cimenter une communauté éthique capable de soutenir des obligations mutuelles et une autodétermination politique. En distinguant soigneusement la nationalité de l'appartenance ethnique et de l'État, il cherche à construire une défense rationnelle du sentiment national qui soit compatible avec les valeurs libérales et la délibération démocratique ouverte.
Le géographe Christophe Guilluy théorise la fracture entre les métropoles mondialisées et la « France périphérique ». Voici les concepts clés qui structurent cette grille de lecture sociogéographique. La dépossession culturelle et économique : Selon cette thèse, les classes supérieures (urbaines et intégrées à l'économie globale) bénéficient de la mondialisation tout en façonnant un modèle sociétal et culturel qui leur est propre. L'invisibilisation des classes populaires : Le discours dominant, qu'il soit médiatique ou politique, tend à occulter la réalité quotidienne et les difficultés matérielles de la France périphérique (périurbaine et rurale), qualifiée de « France invisible ». L'instrumentalisation de l'antifascisme : L'utilisation constante d'un discours moralisateur ou anti-Front national est ici perçue comme un outil rhétorique. Pour les classes dirigeantes, cela permettrait de délégitimiser les revendications sociales et identitaires de ces populations, finissant par les marginaliser encore davantage plutôt que de résoudre leurs problématiques.
Publié en 1961, Mensonge romantique et vérité romanesque est l’ouvrage fondateur de René Girard. Il y développe une thèse centrale et dérangeante : le désir humain n’est jamais spontané ni autonome, mais toujours mimétique. Nous désirons toujours à travers un modèle, en imitant le désir d’autrui. À travers l’analyse de grands romanciers (Stendhal, Flaubert, Proust, Dostoïevski), Girard démontre que ce que le romantisme présente comme un désir individuel et original n’est en réalité qu’un « mensonge romantique ». Le grand roman révèle la « vérité romanesque » : notre désir est une imitation. Au-delà de la critique littéraire, Girard propose une véritable anthropologie du désir qui remet en cause l’idéal moderne d’autonomie individuelle. Seule une sortie de la rivalité mimétique, qu’il entrevoit notamment chez Dostoïevski, permettrait d’échapper à ce cycle infernal..
L’imprégnation décoloniale a fait surgir un nouvel espace de l’extrémisme politique : « antiracistes » racistes visant les « Blancs », gauchistes violents, islamo-gauchistes, indigénistes… Des groupuscules identitaires extrémistes s’érigent en tribunaux d’inquisition, censurent des œuvres et imposent des « déboulonnages ». Face à la prolifération de mémoires victimaires vindicatives et politiquement instrumentalisées, Pierre-André Taguieff dresse un état des lieux, analyse sans concession les discours décoloniaux et en esquisse une généalogie : autant d’éléments pour la discussion sérieuse d’une imposture de grande ampleur.
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