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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Essai de Jean-François Revel paru chez Grasset le 5 octobre 1988. Son paradoxe : jamais l'information n'a été aussi abondante et rapide, et jamais les erreurs d'appréciation n'ont autant prospéré. Appuyé sur une vaste enquête internationale, il examine comment l'idéologie et la désinformation aveuglent les démocraties.
Publié en allemand en 1911, cet essai de Robert Michels est l'un des textes fondateurs de la sociologie politique, aux côtés de Mosca et Pareto. Étudiant de l'intérieur la social-démocratie allemande, il y met au jour une nécessité sociologique : qui dit organisation dit oligarchie. La compétence, la permanence et la psychologie des masses placent les dirigeants hors d'atteinte des mandants.
Traité de Konrad Lorenz, fondateur de l'éthologie et prix Nobel, paru en allemand en 1973. Le naturaliste y dénombre huit processus mortels de la civilisation industrielle : surpopulation, dévastation de la nature, course à soi-même, indurcissement affectif, décadence génétique, rupture avec la tradition, endoctrinement de masse et armes nucléaires - l'homme, animal culturel trop rapide, a dépassé ses propres limites.
Livre le plus lu de José Ortega y Gasset, paru en 1930, et l'un des essais les plus influents du XXe siècle. La modernité y a produit un type humain nouveau, l'« homme-masse » : satisfait de lui-même, héritier de droits qu'il croit naturels, fermé à ce qui le dépasse. Sa révolte n'est pas une révolution sociale mais une insolence : il occupe la scène et impose ses goûts.
Paru chez Félix Alcan en 1894, ce premier grand essai rendit Gustave Le Bon célèbre et prépara Psychologie des foules. Il y fonde une science des peuples : chaque peuple est guidé par une « âme » collective, héritage stable forgé par les ancêtres, dont institutions, arts et croyances ne sont que les expressions - et qu'on ne transpose pas d'un peuple à l'autre.
Œuvre posthume de Marcel de Corte, philosophe belge et thomiste, parue en 2002 chez R. Perrin. Sa thèse : une société ne tient pas par le contrat ou la prospérité mais par un héritage reçu - nature, famille, religion, mémoire. En rejetant ces fondements au nom de l'individu souverain, l'Occident ne réforme pas la société, il la dissout : voilà la « dissociété ».
Nathalie Heinich critique l intrusion de logiques militantes dans la recherche universitaire. Elle defend la distinction entre engagement politique et enquete scientifique, en montrant comment certaines causes peuvent orienter les objets, les methodes et les conclusions. L ouvrage plaide pour l autonomie du savoir, la neutralite axiologique et la rigueur face aux pressions ideologiques.
Theodore Dalrymple critique une culture contemporaine qu il juge marquee par le relativisme, la vulgarite, le ressentiment et l abandon des exigences morales. A partir d observations sociales, litteraires et politiques, il analyse la maniere dont les elites et les institutions favorisent le vide culturel plutot que la transmission. L essai defend la responsabilite, le jugement et la civilisation ordinaire.
Pap Ndiaye analyse l experience sociale des Noirs en France comme minorite visible, marquee par l histoire coloniale, les discriminations et les formes particulieres de racialisation republicaine. L essai cherche a penser la condition noire sans importer mecaniquement les categories americaines, tout en montrant les angles morts du modele francais d universalisme.
Jean-Paul Brighelli prolonge sa critique de l ecole francaise en denoncant l aggravation de la baisse du niveau, l emprise du pedagogisme et l abandon de la transmission. Le livre decrit une institution qui, selon lui, produit de l ignorance au nom de l egalite et prepare une catastrophe culturelle. Il appelle a restaurer les savoirs, la discipline et l exigence scolaire.
Christophe Guilluy décrit la fracture entre métropoles intégrées à la mondialisation et territoires populaires relégués : petites villes, zones rurales et périurbaines. Il analyse le déclassement des classes populaires, l'éloignement des centres de pouvoir et la montée d'une conscience politique périphérique. L'ouvrage a fortement marqué les débats sur les Gilets jaunes, le populisme et la crise du modèle social français.
Gerald Bronner et Etienne Gehin critiquent les usages de la sociologie qui tendent a dissoudre la responsabilite individuelle dans les causes sociales. Ils defendent une sociologie attentive aux mecanismes collectifs sans basculer dans l excuse permanente. L ouvrage intervient dans les debats sur determinisme, libre arbitre, delinquance, inegalites et role public des sciences sociales.
Florence Bergeaud-Blackler analyse le frerisme comme ecosysteme ideologique, associatif et institutionnel lie aux Freres musulmans en Europe. Elle decrit ses reseaux, ses strategies d influence, son rapport au halal, a l education, aux normes sociales et au pouvoir politique. L ouvrage a suscite un debat public intense sur l islamisme, la laicite et les angles morts des institutions.
Dany-Robert Dufour analyse la question trans comme symptome d une mutation anthropologique plus large: primat du desir individuel, puissance de la technique et effacement des limites symboliques. L essai critique les discours contemporains sur l identite de genre et les replace dans une histoire du liberalisme, du corps et de la subjectivite moderne.
Oceane Herrero analyse l ascension de TikTok comme plateforme culturelle, economique et politique. Elle montre comment ses formats courts, son algorithme et ses usages transforment l attention, la jeunesse, l information, la musique, le commerce et les rapports d influence. L ouvrage interroge aussi les enjeux de souverainete numerique, de controle des donnees et de puissance chinoise.
Laetitia Strauch-Bonart interroge les effets du feminisme contemporain, des transformations du travail et des mutations familiales sur la place des hommes. L essai examine la crise masculine sans reduire le sujet a la domination ou a la nostalgie patriarcale. Il cherche une voie entre critique des exces masculinistes et refus d une guerre des sexes permanente.
Marguerite Stern et Dora Moutot critiquent la diffusion rapide des discours transidentitaires dans les institutions, les medias, l ecole et le militantisme. Elles denoncent ce qu elles percoivent comme une ideologie effacant les femmes, fragilisant les mineurs et interdisant le debat. L ouvrage s inscrit dans les controverses feministes autour du genre, du sexe et de la liberte d expression.
Jean-Paul Brighelli attaque les reformes de l Education nationale et ce qu il considere comme l effondrement volontaire de l exigence scolaire. Il denonce le pedagogisme, l abandon des savoirs, la baisse du niveau et la transformation de l ecole en instrument ideologique. Le livre defend une vision republicaine et disciplinaire de l enseignement, centree sur la transmission, l autorite du professeur et la maitrise de la langue.
Sous-titré Dominations plurielles : sexe, classe et race, cet ouvrage collectif dirigé par Myriam Boussahba, Emmanuelle Delanoë et Sandeep Bakshi constitue une introduction accessible au concept d’intersectionnalité. Issu du féminisme noir américain, ce concept a été théorisé en 1989 par la juriste Kimberlé Crenshaw (dont l’article fondateur est ici traduit pour la première fois en français). Il vise à montrer que les discriminations (de race, de sexe, de classe, etc.) ne s’additionnent pas simplement, mais s’imbriquent et se renforcent mutuellement, produisant des formes spécifiques d’oppression souvent invisibilisées. Le livre retrace les origines du concept (de Sojourner Truth au Black feminism), en expose les fondements théoriques et en explore les applications concrètes dans trois domaines : la vie sociale, le militantisme et la culture. Il se présente comme un outil pour mieux analyser les inégalités plurielles et agir contre elles.
Dans cet essai court et percutant, le philosophe et sociologue Geoffroy de Lagasnerie interroge l’échec récurrent des forces de gauche et progressistes depuis plusieurs décennies. Il part d’un constat simple : la gauche perd la plupart des combats qu’elle engage, stagne ou régresse, et vit une expérience généralisée d’impuissance politique. Lagasnerie distingue deux attitudes : s’exprimer (manifester, pétitionner, débattre, témoigner) et agir (produire des effets concrets et immédiats sur le réel). Selon lui, une grande partie du militantisme contemporain s’est transformée en pure communication symbolique, sans véritable capacité de transformation. Il appelle à repenser les stratégies politiques en privilégiant l’efficacité, l’action directe et le conflit assumé, plutôt que la conformité morale ou l’indignation stérile. L’ouvrage propose une réflexion sur les conditions d’une véritable puissance politique pour les forces émancipatrices.
Houria Bouteldja expose les theses du Parti des Indigenes de la Republique sur la race, la colonisation, l antisemitisme, le philosionisme, le feminisme et les rapports entre minorites. L ouvrage revendique une parole decoloniale et conflictuelle, critique l universalisme republicain et appelle les populations non blanches a se penser comme sujets politiques autonomes. Texte influent et tres controverse, il est central dans les debats francais sur l antiracisme politique.
Court essai de Pauline Harmange publié en 2020 au Seuil, devenu un phénomène de librairie. L'autrice y revendique la misandrie comme une réaction légitime face à la misogynie structurelle, en la distinguant de celle-ci : une méfiance envers les hommes en tant que groupe, nourrie de son expérience et de statistiques sur les violences, qu'elle présente comme potentiellement libératrice.
Cette enquete journalistique analyse les reseaux de l ultradroite francaise contemporaine. A partir de dossiers judiciaires, policiers et militants, les auteurs decrivent groupuscules, mouvances identitaires, survivalistes, militants radicaux et projets violents. Le livre replace cette nebuleuse dans un contexte de tensions politiques, de peur du declin et de circulation de la theorie du grand remplacement. Il se veut un signal d alarme sur le risque de passage a l acte.
Zone et châtiment est la traduction française du best-seller Life at the Bottom et aborde la paupérisation de l’Angleterre, la destruction de la cellule familiale et les ravages des grandes idées d’une certaine élite progressiste. Ces documents présentent l'œuvre de Theodore Dalrymple, un psychiatre et auteur britannique ayant exercé dans des prisons et des quartiers défavorisés. À travers des récits comme Life At The Bottom, il analyse la détresse psychologique et sociale des classes populaires en Occident. Ses écrits explorent également la vie sous des régimes totalitaires et ses missions médicales à l'étranger. L'auteur utilise son expérience de terrain pour dénoncer une forme de misère moderne qui n'est pas matérielle mais comportementale. Ce recueil met en lumière sa vision critique des institutions et son observation fine de la condition humaine.
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