A Droite

Historien

Lucien Jerphagnon

Lucien Jerphagnon est un écrivain et philosophe français, connu pour ses travaux sur la pensée antique et la philosophie. Il a également été professeur et a contribué à la vulgarisation de la philosophie.

1921–2011•Français•4 ouvrages

Biographie

Né le 7 septembre 1921 à Nancy, Lucien Jerphagnon perd sa mère à six ans. Dénoncé comme réfractaire au STO pendant l'Occupation, il est déporté dans une usine d'explosifs près de Hanovre. De retour en France, il entre dans les ordres et est ordonné prêtre en 1950 ; il enseigne la philosophie au grand séminaire de Meaux jusqu'en 1961, date à laquelle il quitte le sacerdoce.

Attaché de recherche au CNRS puis chargé de cours à la Sorbonne, il soutient en 1965, sous la direction de Vladimir Jankélévitch, une thèse sur la banalité et la durée vécue. Maître de conférences à Besançon, professeur à Janson-de-Sailly puis professeur émérite des universités, il devient l'un des grands passeurs de l'Antiquité gréco-romaine.

Historien des idées autant que philologue, il signe des ouvrages de référence - Histoire de la Rome antique (2004), Le divin César (1985), Les Pères de l'Église - et des livres plus libres, comme Vulgaire histoire de Rome (2007) ou Le Bonheur, cette ombre.

Proche de Jankélévitch, Paul Ricœur, Pierre Grimal, Jacqueline de Romilly et Paul Veyne, lauréat de l'Académie française, il meurt le 16 septembre 2011 à Rueil-Malmaison.

Ouvrages

Histoire de la rome antique

Histoire de la rome antique

Lucien Jerphagnon•1987

André Piganiol, historien français spécialiste de l'Antiquité romaine, offre dans cet ouvrage de synthèse une fresque complète de l'histoire de Rome depuis ses origines légendaires jusqu'à la chute de l'Empire d'Occident en 476. Alliant érudition philologique et sens de la narration, Piganiol guide le lecteur à travers les grandes phases de l'histoire romaine : la monarchie primitive, la République aristocratique et ses crises, l'Empire augustéen et sa stabilisation, les dynasties successives et leurs vicissitudes, la crise du IIIe siècle et la transformation tardive de l'Empire. Piganiol accorde une attention particulière aux structures institutionnelles, économiques et sociales qui ont permis à Rome de construire un empire méditerranéen durable, mais aussi aux tensions internes et aux pressions extérieures qui ont progressivement érodé cette construction monumentale. Sa lecture de la chute de Rome est nuancée : il refuse les explications monocausales au profit d'une analyse complexe mêlant facteurs militaires, économiques, démographiques et culturels. L'ouvrage reste une synthèse de référence par la clarté de son exposé et la solidité de son érudition, même si les découvertes archéologiques et historiographiques ultérieures ont enrichi ou nuancé certaines de ses analyses. Une introduction solide et complète pour quiconque souhaite comprendre l'une des civilisations les plus influentes de l'histoire humaine.