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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Principale œuvre de Chateaubriand, rédigée de 1809 à 1841 et publiée en douze volumes en 1849-1850 chez Penaud frères, après une diffusion en feuilleton dans La Presse ; l'auteur voulait qu'elle ne paraisse qu'après sa mort, d'où son titre. À la fois mémoires, tableau de la Révolution et de l'Empire et méditation sur le temps, le livre est un sommet de l'autobiographie française.
Trois recueils de Jean de La Fontaine publiés entre 1668 et 1694 : 243 fables inspirées d'Ésope, de Babrius et de Phèdre, mettant en scène des animaux au service d'une morale. En rupture avec la tradition ésopique, La Fontaine en fait une « ample comédie à cent actes divers » qui peint la cour, la société et la nature humaine sous Louis XIV.
Essai satirique de Richard de Seze publié à La Nouvelle Librairie en 2022. Son point de départ : chaque objet, geste ou mot est devenu un marqueur politique - le sapin de Noël serait aussi politique qu'une constitution. Avec un sérieux volontairement absurde, il propose de trancher la question de « la droite et de la gauche » pour les choses du quotidien.
Recueil publié chez Gallimard en 1942, rassemblant des fragments issus des Cahiers de Paul Valéry. La pensée y procède par remarques et questions plutôt que par démonstration : intelligence, littérature, amour, histoire ou gloire font l'objet d'un même examen de ce que nous faisons lorsque nous pensons.
Fresque historique de Maurice Druon en sept volumes (1955-1977), du Roi de fer à Quand un roi perd la France. Au bûcher, le maître du Temple maudit Philippe le Bel et sa lignée : s'ensuivent morts royales, intrigues et crises de succession qui éteignent les Capétiens directs et mènent à la guerre de Cent Ans. Un classique du roman historique français.
Premier roman de Louis-Ferdinand Céline, publié chez Denoël et Steele en 1932 et couronné par le prix Renaudot. Ferdinand Bardamu, double de l'auteur, traverse la guerre de 1914, l'Afrique coloniale, l'Amérique industrielle et la banlieue parisienne. Écrit dans une langue parlée teintée d'argot qui a durablement marqué la littérature française, le récit dépeint un monde absurde où l'héroïsme n'a pas de place.
Dans Exégèse des lieux communs, Léon Bloy examine les formules banales qui circulent dans la vie quotidienne. Derrière leur évidence apparente, il cherche les présupposés moraux d'une société attachée à l'argent, à la réussite et au confort. Ses courtes gloses mêlent humour, invective et interprétation chrétienne : le langage ordinaire devient le lieu d'une critique du conformisme bourgeois.
Le grand roman de J. R. R. Tolkien (1954-1955) : Frodon quitte la Comté avec l'Anneau unique, dont la destruction est la seule manière de mettre fin à la menace de Sauron. Autour de la Communauté se croisent les peuples de la Terre du Milieu, confrontés à la guerre et aux tentations du pouvoir. L'édition référencée réunit les trois volumes en français.
Faust est une tragédie en deux parties de Johann Wolfgang von Goethe, publiée en 1808 et en 1832. Un savant insatisfait de son savoir conclut un pacte avec Méphistophélès. De la destinée de Marguerite aux ambitions de la seconde partie, l'œuvre explore le désir de connaissance, le pouvoir et le salut.
Chef-d'œuvre romanesque de Pierre Drieu la Rochelle paru chez Gallimard en 1939, et l'un des grands romans politiques du siècle. Gilles Gambier, orphelin riche et désœuvré, traverse la décomposition de l'entre-deux-guerres : snobisme parisien, guerre de 14, mariage bourgeois, aventure fasciste, illusion communiste, jusqu'au départ pour l'Espagne.
Publié à titre posthume en 1948 chez Gallimard, Citadelle est le livre auquel Antoine de Saint-Exupéry a travaillé toute sa vie et qu'il disait plus important que tous ses autres ouvrages. Dans une casbah du désert, trois générations de chefs sahariens transmettent une sagesse de paraboles : la grandeur de l'homme tient à ce qui le dépasse, et la civilisation est une cathédrale en construction.
Paru en 1897, Les Déracinés est le premier tome du Roman de l'énergie nationale de Maurice Barrès. Sept jeunes Lorrains, marqués par leur professeur de philosophie, quittent Nancy pour Paris et s'y dispersent entre journalisme, politique et aventure : le roman de l'uprooting d'une génération et de la recherche d'une terre et d'un enracinement.
Chef-d'œuvre de Frédéric Mistral, prix Nobel de littérature 1904 et chef de file du Félibrige, paru en 1859. Poème épique en douze chants écrit en provençal, Mirèio raconte l'amour de Mireille pour Vincent, pauvre vannier : refusé par les parents, il conduit la jeune fille à fuir à travers la Camargue et la Crau vers les Saintes-Maries-de-la-Mer, dans un portrait somptueux de la Provence.
Publié en 2003, La Préparation du roman rassemble les deux derniers cours que Roland Barthes donna au Collège de France, en 1978-1979 et 1979-1980. Le sémiologue y médite sur le désir d'écrire, sur le roman comme forme et sur le haïku comme modèle de notation du monde. Un texte devenu classique, à la croisée de la théorie littéraire et du journal intime.
Dans La Vénus à la fourrure, Séverin se fait esclave volontaire de Wanda, qui l’humilie et le fouette vêtue de fourrure jusqu’à ce qu’un amant plus fort qu’elle le « guérisse » de sa soumission — et que Sacher-Masoch en tire que la femme ne peut être que despote ou esclave tant qu’elle n’est pas l’égale de l’homme.
Teddyboy & Kitsuné vs. la Cité des Anges est une bande dessinée française inspirée d'un scénario de jeu de rôle. Elle met en scène le périple humoristique d'un jeune homme au RSA à casquette, contraint de quitter sa résidence HLM. L'œuvre est imaginée par le vidéaste Teddyboy RSA et illustrée par Kitsune RSA. L'histoire provient à l'origine d'une partie de jeu de rôle jouée et créée en live par les deux compères avant d'être transposée en format BD. Le projet a connu un grand succès populaire lors de sa campagne de financement participatif sur la plateforme Ulule, récoltant plus de 60 000 € pour un objectif initial de 15 000 €, et s'est écoulé à près de 2 000 exemplaires physiques.
Theodore Dalrymple critique une culture contemporaine qu il juge marquee par le relativisme, la vulgarite, le ressentiment et l abandon des exigences morales. A partir d observations sociales, litteraires et politiques, il analyse la maniere dont les elites et les institutions favorisent le vide culturel plutot que la transmission. L essai defend la responsabilite, le jugement et la civilisation ordinaire.
William Perusse met en scene un personnage d humoriste confronte au milieu du spectacle, a la fabrication du rire et aux tensions entre creation, reconnaissance et conformisme. Le roman observe les coulisses d une profession exposee au jugement public, aux modes culturelles et aux fragilites personnelles. Il interroge la liberte comique dans une epoque sensible aux scandales.
Abel Quentin raconte l emballement mediatique et culturel provoque par un universitaire accuse de racisme apres un article consacre a un peintre oublie. Le roman satirise le monde intellectuel, les reseaux sociaux, l antiracisme militant et les paniques morales contemporaines. Il observe avec ironie la collision entre ambition personnelle, culpabilite historique et guerre culturelle.
Mathias Kessler met en scene des amoureux du livre, de la collection et de la transmission dans un univers ou la bibliophilie devient passion, obsession et maniere d habiter le monde. Le roman joue avec le rapport charnel aux ouvrages, la memoire des textes et les sociabilites d un petit monde de lecteurs. Il celebre autant qu il ironise sur les rites de la culture livresque.
Publié en 1961, Mensonge romantique et vérité romanesque est l’ouvrage fondateur de René Girard. Il y développe une thèse centrale et dérangeante : le désir humain n’est jamais spontané ni autonome, mais toujours mimétique. Nous désirons toujours à travers un modèle, en imitant le désir d’autrui. À travers l’analyse de grands romanciers (Stendhal, Flaubert, Proust, Dostoïevski), Girard démontre que ce que le romantisme présente comme un désir individuel et original n’est en réalité qu’un « mensonge romantique ». Le grand roman révèle la « vérité romanesque » : notre désir est une imitation. Au-delà de la critique littéraire, Girard propose une véritable anthropologie du désir qui remet en cause l’idéal moderne d’autonomie individuelle. Seule une sortie de la rivalité mimétique, qu’il entrevoit notamment chez Dostoïevski, permettrait d’échapper à ce cycle infernal..
Écrit en exil au Brésil, ce dernier essai de Zweig est un portrait passionné de Montaigne comme modèle de liberté intérieure face au chaos. Dans un XVIe siècle déchiré par les guerres de religion, Montaigne se retire dans sa tour pour explorer son moi, refusant dogmes, fanatismes et ambitions. Zweig y voit un humaniste sceptique, tolérant et lucide, maître de la peur de la mort et de la vanité du monde. Parallèle saisissant avec son propre désespoir face au nazisme : préserver sa dignité quand tout s’effondre. Un testament spirituel vibrant.
Ce recueil d’essais biographiques explore trois figures « daimoniques » du romantisme allemand : Hölderlin, Kleist et Nietzsche. Zweig y voit un combat intérieur tragique contre un génie destructeur qui consume l’âme. Hölderlin : poète visionnaire, possédé par une exaltation mystique qui le mène à la folie. Kleist : dramaturge tourmenté par l’absolu, la mort et l’impossibilité de vivre, suicidé à 34 ans. Nietzsche : le plus puissant, génie solitaire en lutte contre lui-même, la maladie, la société, jusqu’à l’effondrement mental. Zweig analyse ce « démon » comme une force créatrice et autodestructrice : l’hyper-sensibilité, l’exigence absolue, l’isolement qui font naître l’œuvre mais dévorent l’homme. Écrit avec passion, ce livre reflète les angoisses de Zweig face à la modernité et à la perte de repères humanistes. C’est un portrait psychologique intense, presque prophétique, du génie tragique. Un classique pour comprendre la vision zweigienne de la création comme sacrifice.
Léon Bloy, écrivain catholique intransigeant et pamphlétaire redoutable, livre dans ce recueil de textes brefs une série d'attaques féroces contre tous les compromis, toutes les lâchetés et toutes les médiocrtés de son époque. Bloy est l'une des plumes les plus violentes et les plus inclassables de la littérature française : catholique fervent mais antisalonnard, admirateur de la pauvreté mais contempteur de l'humanité ordinaire, il occupe une position radicalement solitaire dans le paysage intellectuel de la Troisième République. Ce recueil illustre parfaitement son style unique : une prose biblique et apocalyptique, gonflée d'imprécations et de métaphores fulgurantes, qui tranche radicalement avec le naturalisme positiviste de son époque. Bloy attaque sans distinction les bourgeois satisfaits, les catholiques tiédasses, les républicains laïcards et les socialistes matérialistes – tous coupables à ses yeux de trahir l'idéal de l'Absolu chrétien au profit de leurs intérêts mesquins. Sa vision du monde est eschatologique : le monde court à sa perte parce qu'il a renoncé à Dieu, et seule une catastrophe purificatrice pourrait le sauver. Bloy demeure un cas littéraire fascinant, hanté par la sainteté et la damnation, prophète maudit d'une modernité qu'il haïssait de toutes ses forces.