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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite

50 ouvrages

Nietzsche l'actuel

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Nietzsche l'actuel

Julien Rochedy situe Friedrich Nietzsche en penseur d'une pertinence incisive pour le monde contemporain, loin des caricatures nationalistes ou totalitaires qui encombrent son héritage. L'essai récupère Nietzsche pour la pensée politique actuelle en interrogeant comment sa critique radicale de la morale chrétienne et ses concepts de volonté de puissance éclairent les apories présentes. Rochedy analyse le diagnostic nietzschéen du nihilisme, ce processus souterrain où s'effondrent les valeurs fondatrices sans qu'aucune alternative n'émerge pour les remplacer. Le monde contemporain, selon cette lecture, incarne exactement le nihilisme craint et annoncé par Nietzsche : la destruction des cadres de sens traditionnels ouvre sur le vide, sur l'errance de valeurs flottantes. L'auteur explore comment la volonté de puissance, loin de signifier domination brutale, désigne la créativité vitale, la capacité à engendrer des valeurs et du sens. Cette lecture redonne à Nietzsche sa dimension tragique et existentielle, refusant l'instrumentalisation idéologique. Rochedy scrute enfin comment dépasser le nihilisme : peut-on penser une affirmation des valeurs qui ne retourne pas simplement au passé, mais invente l'avenir ? Nietzsche devient alors un compagnon critique du présent, non prophète mais penseur de la crise du sens qui requiert réinvention constante. L'essai tente cette résurrection de Nietzsche pour les défis spirituels actuels.

Julien Rochedy
Éléments de philosophie

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Éléments de philosophie

Émile-Auguste Chartier, connu sous le pseudonyme Alain, a marqué profondément la philosophie française par ses décennies d'enseignement magistral au Lycée Henri-IV de Paris. Les Éléments de philosophie rassemblent cette pédagogie vivante, restituant la clarté et la profondeur du grand professeur qui a formé plusieurs générations d'esprits. L'ouvrage ne prétend pas à la systématicité exhaustive mais à l'accès progressif aux problèmes essentiels : comment connaissons-nous ? Qu'est-ce que la vérité ? Quel fondement éthique pour l'action ? En quatre-vingt-quinze brefs chapitres, Alain guide le lecteur à travers les territoires majeurs de la réflexion philosophique, de l'épistémologie aux questions morales, de la philosophie de la nature à la métaphysique. Le style reste personnel, dialogique, invitant à la réflexion personnelle plutôt qu'imposant des doctrines. Alain incarne la philosophie française du jugement : penser consiste à former son propre jugement, non à réciter des opinions reçues. L'ouvrage joint la clarté pédagogique à la profondeur conceptuelle, accessibilité à rigueur. Chaque chapitre offre une méditation complète mais brève sur un problème, amenant progressivement du particulier au général, de l'expérience au concept. Alain défend une philosophie du consentement et de la liberté, refusant la passivité face au monde. Les Éléments demeurent une introduction incomparable à la vie philosophique, transmettant non des doctrines figées mais une méthode, un ethos intellectuel vivant.

Alain (Émile-Auguste Chartier)
Contre-histoire de la philosophie tome 7 : La construction du surhomme

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Contre-histoire de la philosophie tome 7 : La construction du surhomme

Ce texte présente un volet consacré au “Grand Homme” dans le XIXe siècle, complémentaire des deux tomes précédents d’Onfray, L’eudémonisme social : philosophie des masses, Les radicalités existentielles : philosophie des individus. Ici, il s’agit du troisième axe : la construction du surhomme, c’est-à-dire l’aspiration du Grand Homme à une vie sublime.

Le texte met en avant Jean-Marie Guyau (1854-1888), tuberculeux mais porté par une discipline stoïcienne, qui développe une philosophie vitaliste opposée à la morale kantienne. Il valorise l’action, le risque, la dépense, la générosité, au point d’apparaître comme un possible « Nietzsche français ». Mais cette pensée comporte aussi un versant ambigu : hygiénisme, racialisme, natalisme, présentés comme des thèmes pouvant annoncer certains aspects idéologiques du XXe siècle. Guyau défend enfin une forme d’immortalité panthéiste, fondée sur les traces laissées par un amour puissant.

Le texte relie ensuite cette métaphysique à Nietzsche (1844-1900) et à sa figure du Surhomme : Nietzsche évoluerait de Schopenhauer et Wagner vers une période épicurienne, avant d’aboutir au surhomme (souvent caricaturé). Le Surhomme désigne ici l’individu qui accepte pleinement la volonté de puissance, la veut, puis l’aime, afin d’atteindre une jubilation supérieure – une technique de sagesse accessible à tous.

Michel Onfray
Apostille au crépuscule

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Apostille au crépuscule

Socrate a raison: mieux vaut subir l'injustice que la commettre... Je n'ai donc pas répondu aux injures ayant accompagné la sortie de mon Crépuscule d'une idole, sous-titré L'affabulation freudienne, un livre acceuilli par la haine d'un petit milieu et l'emballement du public qui a transformé cet ouvrage en succès de librairie. On a fait de ce gros ouvrage à peine feuilleté un brûlot contre la psychanalyse. Or la psychanalyse freudienne n'est pas toute la psychanalyse, mais sa formule la plus universellement médiatisée... Cette Apostille se propose d'examiner les conditions d'une psychanalyse non freudienne avant Freud, pendant lui, après lui. Avec l'analyse psychologique de Pierre Janet, un philosophe doublé d'un psychologue clinicien pillé, insulté et sali par Freud; avec le freudo-marxisme de Wilhelm Reich persécuté par les freudiens et les marxistes; avec la psychologie concrète de Georges Politzer, philosophe communiste et résistant fusillé par les nazis; avec la psychanalyse existentielle de Sartre, retrouvons la voie du matérialisme psychique contre l'idéalisme de l'inconscient freudien; restaurons le réel concret contre le déni freudien de l'histoire; inscrivons la psychanalyse dans une logique progressiste contre le pessimisme freudien ontologiquement conservateur; réhabilitons le corps immanent contre la parapsychologie viennoise. Cet immense chantier exige un intellectuel collectif. ce livre pourrait en ètre le manifeste... M. O.

Michel Onfray
Essais II

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Essais II

À un moment où l’irrationalisme, le relativisme et l’historicisme radical sont devenus obligatoires pour qui veut être un philosophe de notre époque, il est réellement étonnant que le nom de Spengler n’apparaisse pour ainsi dire jamais. Il est vrai que son cas révèle de façon un peu trop voyante l’existence d’un nietzschéisme de droite (pour ne pas dire plus) : un phénomène dont les interprètes français les plus réputés n’aiment généralement pas beaucoup se souvenir. Le Nietzsche de Spengler fait partie des possibilités et des suites que l’on préfère ignorer hypocritement. De façon générale, l’intermède du IIIe Reich a rejeté dans l’oubli un certain nombre d’antécédents hautement significatifs de l’irrationalisme de la philosophie française contemporaine. On peut se demander si ce n’est pas à ce fait qu’elle doit essentiellement sa réputation d’innocence et de progressisme. Il y a des ancêtres qu’on préfère, autant que possible, ne pas connaître. Mais le mieux est encore de ne pas les avoir. Depuis les années 1960, Jacques Bouveresse n’a cessé de confronter nos modes philosophiques successives aux idées d’auteurs « peu fréquentés » ou « mal famés » : Gottfried Benn, le poète expressionniste ; Oswald Spengler, le penseur du Déclin de l’Occident ; Karl Kraus, le satiriste ; mais aussi les philosophes de la tradition autrichienne, notamment ceux du Cercle de Vienne ; et bien sûr Robert Musil. Il n’y a pas seulement trouvé des armes dans son combat contre les fausses valeurs du monde intellectuel. Il pose en les lisant une question cruciale pour tout rationaliste : quelle part de vérité peut-on reconnaître à l’irrationalisme ou au nietzschéisme sans risquer de perdre l’essentiel ? Professeur au Collège de France, Jacques Bouveresse a publié de nombreux ouvrages de philosophie du langage et de la connaissance mais aussi sur des écrivains comme Robert Musil et Karl Kraus. Il est aussi l’un des principaux commentateurs français de Ludwig Wittgenstein.

Jacques Bouveresse
La philosophie en 60 livres

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La philosophie en 60 livres

Thibaut Gress, agrégé de philosophie et auteur de nombreux ouvrages pédagogiques, propose avec ce guide une navigation intelligente à travers l'immense continent de la pensée philosophique occidentale. De Héraclite aux penseurs contemporains, l'ouvrage traverse vingt-cinq siècles d'histoire des idées en soixante fiches thématiques et biographiques soigneusement construites. Chaque fiche restitue l'œuvre dans son contexte intellectuel et historique, expose les thèses fondamentales de l'auteur, identifie ses interlocuteurs implicites et évalue son importance dans la tradition philosophique. L'approche de Gress refuse l'encyclopédisme superficiel : il ne s'agit pas de couvrir exhaustivement l'ensemble de la philosophie, mais de choisir soixante œuvres véritablement charnières dont la lecture permet d'accéder aux problèmes philosophiques essentiels. Des présocratiques et leur interrogation sur l'archè aux existentialismes du XXe siècle, en passant par le rationalisme cartésien, les morales des Lumières et la critique kantienne, chaque étape révèle comment la philosophie répond à des interrogations fondamentales sur l'être, la connaissance, le bien et la politique. Conçu autant pour l'étudiant qui débute que pour le lecteur cultivé souhaitant combler des lacunes, cet ouvrage constitue une invitation à la lecture directe des textes. Gress ne cherche pas à substituer son guide aux œuvres elles-mêmes mais à en faciliter l'accès, rappelant que la philosophie s'apprend en pratiquant la pensée avec ses grands auteurs.

Thibaut Gress
Les anormaux

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Les anormaux

Transcription de son cours au Collège de France de l'année 1974-1975, Les anormaux prolonge et radicalise l'enquête généalogique que Michel Foucault consacre aux mécanismes de pouvoir traversant le corps social moderne. L'ouvrage s'articule autour de trois figures historiques centrales – le monstre humain, l'individu à corriger, l'onaniste – dont Foucault retrace la construction progressive comme objets d'un savoir spécialisé et d'une intervention institutionnelle. Le monstre humain, figure juridico-naturelle héritée du Moyen Âge, se transforme progressivement en objet psychiatrique ; l'enfant à corriger devient la cible des pédagogies normalisatrices ; l'onaniste, figure éminemment moderne, concentre les angoisses médicales sur la sexualité enfantine. En reconstituant ces généalogies, Foucault montre que les catégories d'anormalité ne sont pas des découvertes objectives mais des productions historiques, engendrées par la rencontre entre des savoirs – psychiatrie, criminologie, pédagogie – et des institutions – hôpital, école, tribunal. Cette analyse éclaire la manière dont les sociétés modernes exercent leur pouvoir moins par la répression frontale que par la normalisation continue des conduites et des corps. Les enjeux contemporains de ces analyses demeurent considérables : ils interrogent les fondements de la psychiatrie légale, les catégories du normal et du pathologique, et les dispositifs disciplinaires qui fabriquent en permanence de nouveaux individus à corriger ou à traiter.

Michel Foucault

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