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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Chef-d'œuvre de René Guénon publié en 1945 chez Gallimard. Prolongeant La Crise du monde moderne, il organise la critique de la modernité autour de l'opposition entre qualité et quantité : le règne du mesurable, la standardisation et l'uniformisation y sont lus comme les signes d'un cycle qui s'achève, séparé de ses fondements spirituels.
Ouvrage de René Guénon paru en 1927, où il reprend et approfondit sa critique du monde occidental moderne : primauté du quantitatif sur le qualitatif, oubli de la métaphysique au profit de la science profane, dissolution des repères traditionnels. Le livre a eu un grand retentissement et reste un texte fondateur du traditionalisme.
Dans The French Intifada: The Long War Between France and Its Arabs (2014), Andrew Hussey soutient que les émeutes de banlieue, la radicalisation et les tensions entre la France et ses populations d’origine maghrébine ne sont pas de simples problèmes sociaux ou économiques, mais le prolongement d’une « guerre longue » née de la colonisation du Maghreb. Il décrit un affrontement mémoriel et culturel entre le modèle républicain universaliste et des identités arabo-musulmanes marquées par les traumatismes de la décolonisation (notamment la guerre d’Algérie), avec les prisons et les cités comme principaux théâtres de cette conflictualité. L’ouvrage insiste aussi sur la résurgence de l’antisémitisme et sur le « déni » des élites françaises qui, selon lui, refusent de reconnaître la dimension postcoloniale et religieuse du conflit. L’ouvrage a été traduit en français sous le titre Insurrections en France (L’Artilleur, 2015). Son auteur, historien et critique culturel britannique, se situe clairement dans une perspective postcoloniale de gauche : il privilégie la grille de lecture du traumatisme colonial et de l’aliénation des héritiers de l’empire, tout en étant nettement critique du modèle républicain français et relativement indulgent envers les dynamiques identitaires et contestataires des banlieues.
Recueil de recherches sur les droits territoriaux de la couronne de France, publié en 1655 après la mort de Pierre Dupuy et de Théodore Godefroy. Le titre complet comprend les droits sur des États et seigneuries de princes voisins, les provinces contestées et les trois évêchés de Metz, Toul et Verdun. Jacques Dupuy assure la publication, sans être assimilé ici aux deux auteurs. Rochedy nomme Pierre Dupuy et Théodore Godefroy vers 1 h 52 min 51 s à propos des prétentions de la monarchie sur Naples, la Sicile, Gênes, Milan, l'Aragon et d'autres territoires. Ce recueil est un rapprochement probable fort par les auteurs et le sujet, non un titre prononcé ou une recommandation explicite. Les assertions particulières de la vidéo restent à confronter aux pièces du recueil ; la notice bibliographique ne les prouve pas toutes.
Traités politiques de Pierre Dubois réunis en édition bilingue, avec De l'abrègement des guerres et procès du Royaume des Francs. Le projet de croisade s'accompagne de réformes de la justice, de l'éducation et de l'Église. Rochedy cite Dubois vers 1 h 36 min 19 s à propos d'une domination universelle française, sans titre ni conseil précis. Ce volume est un rapprochement probable, non une recommandation explicite. Langlois (1891, introduction XVII-XVIII) distingue les ambitions de conquête du monde du De abreviatione et la fédération du De recuperatione, qui traite la domination universelle de chimère. La formule sur les Français les plus raisonnables n'est pas recoupée mot pour mot et ne doit pas être attribuée avec certitude au seul De recuperatione. L'édition 2019 n'est pas nommée dans la vidéo.
Étude historique de la formation et de la durée de la puissance mérovingienne. Bruno Dumézil décrit un empire informel, entretenu par des transformations des institutions, des relations royales et des identités. Dans « Qu'est-ce que la France ? », Julien Rochedy invite à lire Dumézil vers 1 h 07 min 37 s, à propos d'un empire franc plutôt que d'un simple royaume. L'Empire mérovingien est une identification probable forte : le titre n'est pas prononcé, même si son sujet correspond directement au passage. La formulation d'empire informel de l'éditeur ne doit pas être confondue avec toutes les conclusions de Rochedy sur la continuité impériale de la France. Recommandation de l'auteur sur ce sujet, non conseil explicite de cette édition.
Essai de Gustave Le Bon sur les facteurs physiques, biologiques et psychologiques de l'histoire. Référence implicite quasi certaine dans « Qu'est-ce que la France ? » de Julien Rochedy : vers 1 h 04 min 53 s, il attribue à Le Bon la continuité romaine de Clovis et une datation trop précoce des débuts de la France. Le chapitre II du livre I évoque bien la fierté de Clovis pour son titre de consul romain et affirme que les historiens font commencer l'histoire de France « deux cents ans trop tôt ». Le titre n'est pas prononcé. La formule « un général romain » de la conférence n'est pas retrouvée mot pour mot dans ce passage. L'identification confirme cette source, sans valider toute la thèse historique ou les catégories biologiques de Le Bon ; ce n'est pas une recommandation explicite.
Publiée de 1833 à 1867, l’Histoire de France de Jules Michelet retrace l’histoire du pays depuis ses origines jusqu’à la veille de la Révolution française. Cette œuvre en plusieurs volumes aborde les sociétés, les institutions et les conflits qui ont façonné la France, du Moyen Âge à la monarchie d’Ancien Régime.
Histoire de l'Empire romain en latin, dont les livres XIV à XXXI sont conservés. Référence implicite quasi certaine dans « Qu'est-ce que la France ? » de Julien Rochedy : Ammien est nommé vers 46 min 59 s, et le livre XV, chapitre 12 décrit la haute taille des Gaulois, leur tempérament querelleur, la vigueur de leurs femmes, leur soin vestimentaire et leur goût du vin. Le titre n'est pas prononcé. Ce portrait relève de l'Antiquité tardive : il ne constitue pas à lui seul une description des Gaulois préromains, ni une preuve de continuité nationale jusqu'à aujourd'hui. Source mobilisée dans une synthèse, non recommandation explicite.
Récit des campagnes de César en Gaule et descriptions des peuples, institutions et coutumes rencontrés. Référence implicite quasi certaine dans « Qu'est-ce que la France ? » de Julien Rochedy : César est nommé et le livre VI, chapitre 19 décrit un capital commun entre époux, détail repris vers 48 min 20 s. Le titre n'est pas prononcé. Ce même chapitre attribue toutefois aux hommes un droit de vie et de mort sur leur famille : il ne suffit donc pas à confirmer la généralisation de la conférence sur le statut élevé des femmes gauloises. Il s'agit d'une source discutée, non d'une recommandation explicite.
Histoire universelle de Diodore de Sicile, composée au Ier siècle av. J.-C. Le livre V décrit notamment les Gaulois : bijoux (§27), taille, cheveux et moustaches (§28), parole et vantardise (§31), ainsi que le courage des femmes (§32). Ces passages recoupent plusieurs traits résumés par Julien Rochedy après 00:46:59. L'identification du corpus est quasi certaine, mais le titre n'est pas prononcé et chaque détail de sa synthèse n'est pas attribuable à Diodore seul. L'édition repère n'est pas une édition recommandée dans la vidéo.
Récit historique de Polybe sur l'expansion de Rome. Le livre II comporte notamment une description de la Gaule cisalpine et des guerres entre Gaulois et Romains. Vers 00:46:59, Julien Rochedy nomme Polybe parmi les observateurs antiques des Gaulois. Les Histoires constituent un rapprochement probable fort, mais le titre n'est pas prononcé et le passage précis mobilisé dans cette synthèse reste à établir. L'édition citée dans la notice est un repère bibliographique, pas une édition recommandée dans la vidéo.
Première grande biographie de Charles de Foucauld, publiée en 1921 chez Plon, cinq ans après la mort de l'ermite tué à Tamanrasset. René Bazin, académicien, y retrace le double itinéraire de l'officier explorateur - sa reconnaissance du Maroc en 1883-1884 fit autorité - devenu trappiste, prêtre et ermite chez les Touaregs.
Essai de Jacques Heers paru aux Éditions de Paris en avril 2006. Le médiéviste y dénonce les usages politiques du passé : depuis Jules Ferry, selon lui, l'école républicaine a fait de l'histoire une arme de propagande, truquant le récit national. Un réquisitoire contre les cadres idéologiques de la mémoire collective.
Biographie du général René Chambe parue aux Presses de la Cité en 1968. Elle retrace l'itinéraire d'Alphonse Juin (1888-1967), né à Bône, major de la promotion de Fès, mutilé en 1915, vainqueur du Garigliano à la tête du Corps expéditionnaire français en Italie, seul général élevé de son vivant à la dignité de maréchal de France, en 1952.
Biographie de Maxime Weygand (1867-1965) par l'historien Max Schiavon, nourrie d'archives nouvelles (Tallandier, 2018, préface de François Cochet). Le livre suit l'enfant né à Bruxelles de parents inconnus devenu brillant officier : bras droit de Foch en 1914-1918, envoyé à Varsovie en 1920, puis généralissime de mai-juin 1940 et figure du régime de Vichy.
Mémoires d'Hélie de Saint Marc publiés en 1995 avec la collaboration de Laurent Beccaria. Résistant déporté à Buchenwald, officier de la Légion en Indochine et en Algérie, il revient sur les épreuves d'une vie de soldat, jusqu'au putsch d'avril 1961 et à la prison. Au-delà du témoignage, une méditation sur l'honneur, l'obéissance et le sacrifice qui a réintroduit sa figure dans le débat public.
Essai de Régis Debray paru chez Gallimard en mai 2017. Partant de l'effacement de la civilisation européenne au profit de l'américaine, il observe le transfert dans le quotidien - « de la CIA au rap, de House of Cards à Baron noir, des primaries à nos primaires » - pour penser un changement d'hégémonie.
Essai de François-Régis Legrier paru en 2018 chez Via Romana, préfacé par Bernard Seillier. Officier breveté de l'École de guerre, il part de la devise si vis pacem, para bellum : préparer la guerre est la première fonction du politique. En officier et en chrétien, il confronte la tradition de la guerre juste, de saint Augustin et Thomas d'Aquin à nos jours.
Étude historique de Ferdinand Lot publiée en 1947 sur les origines et les transformations de la Gaule, ainsi que ses institutions et populations. Vers 00:45:19, Julien Rochedy cite Lot sur la continuité entre les Gaulois et les Français. Le thème correspond à cet ouvrage, mais le titre n'est pas prononcé et la citation exacte n'a pas été recoupée dans le texte complet. L'identification demeure probable forte; il ne s'agit pas d'une recommandation explicite.
Étude d'Eugène Pittard publiée en 1924, sous-titrée Introduction ethnologique à l'histoire. Ce texte d'anthropologie appartient à l'histoire des sciences et doit être lu dans son contexte. Vers 00:44:05, Julien Rochedy cite Pittard sur la France comme « synthèse de l'Europe ». Le rapprochement avec cet ouvrage est probable, mais le titre n'est pas prononcé et la formule exacte n'a pas été retrouvée dans le texte primaire. Il ne s'agit pas d'une recommandation explicite du livre.
Essai historique de Yuri Slezkine, paru en anglais en 2004 sous le titre The Jewish Century et traduit en français par Marc Saint-Upéry. À travers les trajectoires juives en Russie, aux États-Unis et en Israël, l'auteur étudie les liens entre modernité, mobilité sociale, nationalisme et idéologies du XXe siècle. L'édition française de La Découverte a notamment été reprise en poche en 2018.
Principale œuvre de Chateaubriand, rédigée de 1809 à 1841 et publiée en douze volumes en 1849-1850 chez Penaud frères, après une diffusion en feuilleton dans La Presse ; l'auteur voulait qu'elle ne paraisse qu'après sa mort, d'où son titre. À la fois mémoires, tableau de la Révolution et de l'Empire et méditation sur le temps, le livre est un sommet de l'autobiographie française.
Mémoires posthumes d'Adèle d'Osmond, comtesse de Boigne, publiés en quatre volumes en 1907-1908, également sous le titre Récits d'une tante. Ils décrivent la vie aristocratique, les relations sociales et les événements politiques de la fin de l'Ancien Régime à 1848. L'édition intégrale de 1921-1923 compte cinq volumes. Ce sont des mémoires, non un roman.
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