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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Ernest Renan cherche à définir ce qui constitue une nation. Il distingue la communauté nationale de la langue, de la religion et de l'origine, et souligne le rôle d'une mémoire partagée et du consentement présent.
Publié en 1957, cette enquête de Kantorowicz dévoile la « théologie politique » médiévale : le roi possède deux corps, l'un mortel, l'autre immortel - une fiction juridique dont descend toute la politique moderne.
Ouvrage posthume de 1937, cette thèse de Pirenne bouleverse l'histoire de l'Occident : c'est l'irruption de l'islam, et non les invasions germaniques, qui a rompu l'unité méditerranéenne et fait naître le Moyen Âge.
Publiée en 1986, un an après la mort de Fernand Braudel, L'Identité de la France est le testament intellectuel du grand historien des Annales. En trois volumes rassemblés ici en un, il y applique à la France sa méthode de la longue durée : géographie, économie, société et culture replacées dans des rythmes de plusieurs siècles. Une somme pour comprendre ce pays autrement que par ses événements.
Georges Minois, historien de la culture et des religions, retrace l'évolution de l'incroyance dans le monde occidental des origines à nos jours. Contrairement à l'idée reçue, l'athéisme n'est pas né au XIXe siècle avec la « mort de Dieu » : dès le VIe siècle avant notre ère, Théodore l'Athée proclamait l'inexistence des dieux. Aussi vieux que la pensée humaine, il constitue l'une des grandes visions du monde, où l'homme se retrouve seul face à lui-même et à une nature régie par des lois immuables. Loin d'être le simple négatif des religions, l'athéisme regroupe tous ceux – sceptiques, libres-penseurs, libertins, déistes, agnostiques, matérialistes – qui cherchent un sens à la vie sans foi religieuse. Pluriel comme les religions, il prend des formes variées et parfois antagonistes : révolte contre le mal ou les interdits, spéculation en période de crise, confiance chez Hegel et Marx, volonté chez Nietzsche, pessimisme chez Schopenhauer, ou encore athéisme diffus de l'époque contemporaine où la frontière entre croyants et non-croyants s'estompe.
John Iliffe propose ici une histoire générale de l'Afrique, des origines de l'humanité jusqu'à nos jours. Les Africains ont conquis une région particulièrement hostile du globe au nom de toute l'espèce humaine. Le peuplement du continent, la coexistence de l'homme avec son environnement, la construction de sociétés durables et la défense contre les agressions venues des contrées les plus favorisées constituent les axes principaux de cette histoire. Celle-ci est aussi marquée par les blessures et les cicatrices. En consacrant une longue analyse à l'esclavage, John Biffe montre que la souffrance se trouve au coeur de l'expérience africaine. Contre cette souffrance, les Africains ont élaboré des défenses qui leur sont propres : ils placent l'endurance, le courage et le sens de l'honneur au premier plan de toutes les vertus. Autant de valeurs grâce auxquelles ils affrontent les nouveaux défis du monde contemporain -- l'instabilité politique, les guerres, les bouleversements culturels et, surtout, la propagation du Sida. Telle est l'histoire exceptionnelle de populations exceptionnelles : celles du Maghreb, de l'Egypte, de l'Ethiopie, de toute l'Afrique noire -- une communauté de destins qui lie en une seule histoire les tout premiers humains à leurs descendants d'aujourd'hui.
Bryan Ward-Perkins, historien médiéviste à Oxford, s'engage dans ce livre contre la tendance historiographique qui a relativisé la chute de Rome en la présentant comme simple « transformation » pacifique plutôt que comme catastrophe réelle. En mobilisant des données archéologiques – niveaux de vie, production céramique, taille des bâtiments, présence d'animaux domestiques – Ward-Perkins démontre que la fin de l'Empire romain d'Occident a bien constitué une rupture dramatique dans les conditions matérielles d'existence de la population. La complexité économique, la spécialisation du travail, l'alphabétisation, la qualité de la construction : tous ces indicateurs s'effondrent de manière spectaculaire entre le Ve et le VIIe siècle dans les régions anciennement romaines. Cette régression n'est pas simplement culturelle ou institutionnelle : elle affecte concrètement la vie quotidienne de millions de personnes. Ward-Perkins réhabilite ainsi la notion de « Dark Ages » que les historiens postmodernes avaient voulu bannir comme eurocentrique. Son argumentation rigoureusement empirique constitue une leçon de méthode historique : contre les constructions idéologiques qui colorent l'interprétation du passé, il rappelle que les sociétés humaines peuvent effectivement régresser et que cette régression a des conséquences humaines bien réelles.
Sapiens : Une brève histoire de l'humanité de Yuval Noah Harari est un essai grand public qui retrace l’histoire de l’espèce humaine depuis ses origines jusqu’à nos jours, en seulement 400 pages environ. Harari explique comment Homo sapiens, il y a environ 70 000 ans, a franchi la Révolution Cognitive : grâce à notre capacité unique à inventer et à croire en des fictions collectives (mythes, religions, nations, argent, droits humains), nous avons pu coopérer massivement et dominer les autres espèces humaines puis la planète. Il analyse ensuite les trois grandes révolutions qui ont façonné notre destin : Cognitive (langage, imagination), Agricole (sédentarisation, inégalités, « piège » du blé), Scientifique (depuis le XVIe siècle, explosion technologique et pouvoir sans précédent). Provocateur, fluide et multidisciplinaire, le livre questionne le progrès, le bonheur, notre impact écologique et les futurs possibles (IA, biotechnologies). Un best-seller qui change radicalement la façon de voir l’humanité.