A Droite

Ouvrages

Une bibliothèque

Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite

63 ouvrages

Crépuscule des titans

Ouvrage

Crépuscule des titans

Papacito explore le thème grandiose de la décadence civilisationnelle à travers l'analyse de la société contemporaine, en plaçant au centre de son enquête la chute inexorable des structures politiques et sociales qui ont porté les grandes civilisations. L'essai diagnostique comment les valeurs traditionnelles qui cimentaient jadis les communautés humaines s'effondrent sous les assauts combinés du nihilisme et du relativisme culturel. Papacito envisage cette décadence comme phénomène multifactoriel : désagrégation des cadres familiaux, dissolution des références communes, perte de transcendance et d'orientation métaphysique. Le titre « Crépuscule des titans » évoque moins la fatalité pessimiste que l'agonie d'un ordre politique et moral qui se savait fondé sur des essences pérennes. L'auteur interroge les racines de cette crise : elle ne procède ni d'accidents historiques ni de simple fatigue collective, mais du triomphe intellectuel du relativisme post-moderne niant tout ancrage normatif à la réalité. Papacito défend l'intuition que sans hiérarchies de valeurs, sans référence à un ordre naturel ou transcendant, les sociétés libérées sombrent dans l'anomie et l'autodestruction. L'essai propose une archéologie critique de la modernité tardive, identifiant comment le progressisme a systématiquement démoli les piliers civilisationnels. Papacito esquisse une redéfinition des conditions permettant la renaissance d'une civilisation ancrée dans la tradition et l'ordre.

Papacito
Race et histoire

Ouvrage

Race et histoire

Claude Lévi-Strauss démantèle dans cet essai publié en 1952 le concept même de « race » comme catégorie pertinente pour comprendre l'humanité, substituant au vocabulaire racial une anthropologie attentive aux cultures. Rédigé dans le contexte de l'effort de l'UNESCO contre le racisme, Lévi-Strauss opère un déplacement paradigmatique radical : il élimine la pseudo-biologie raciale pour centraliser l'étude des systèmes culturels. L'auteur critique violemment les théories racialistes de Gobineau et ses épigones qui prétendaient hiérarchiser les « races primitives » selon des critères biologiques, révélant l'absurdité scientifique de ces entreprises. Lévi-Strauss argue que toute culture existe en « coalition » avec d'autres, que les emprunts mutuels constituent la dynamique même de l'évolution culturelle. Aucune civilisation n'accumule seule les progrès : le progrès culturel procède toujours d'une interaction, d'une coagulation entre systèmes distincts. Cette interdépendance révèle une égale dignité à tous les peuples, non par altruisme moral mais par constatation anthropologique. L'essai refuse tant la hiérarchie raciale que le multiculturalisme naïf, insistant sur la structure dialogique de la création culturelle. Lévi-Strauss énonce clairement : chaque culture contribue à l'édifice commun, aucune ne possède le monopole de la vérité. Race et histoire inaugure une anthropologie structurale soucieuse de préserver la diversité culturelle comme bien irremplaçable de l'humanité.

Claude Lévi-Strauss
Histoire du Paris gastronomique

Ouvrage

Histoire du Paris gastronomique

Auberges, bouillons, cafés, brasseries, bistrots, " étoilés "... Plongez au cœur de dix siècles d'une histoire savoureuse : celle du Paris culinaire. Paris est incontestablement la capitale de la gastronomie. Mais qui sait comment cette réputation s'est construite année après année ? Comment se sont progressivement créés les restaurants et les meilleures tables ? Pourquoi les plus grands chefs ont-ils été attirés par cette ville ? Dès le Moyen Âge, la ville est un grand centre de consommation et un important marché alimentaire. Alors que les halles centrales symbolisent le " ventre de Paris ", un artisanat de bouche raffiné s'y développe progressivement. À l'orée de la Renaissance, la capitale est perçue comme une cité de cocagne et donne le ton du bien manger et du bien boire. Elle devient vite le lieu des débats et des révolutions culinaires : on y intellectualise la cuisine, on y crée une nouvelle littérature gourmande, on y invente le restaurant. Petit à petit, l'art de la " bonne chère " est érigé en dogme et Paris devient la capitale mondiale des gourmets. Désormais cosmopolite et dotée d'un rayonnement international, la Ville Lumière est à la pointe de l'innovation : après avoir fait émerger la " nouvelle cuisine " dans les années 1970 et la bistronomie au cours des années 2000, elle réinvente et modernise la gastronomie (grâce aux food trucks et autres " prêts à manger ") depuis les années 2010. Des premiers " petits pâtés " à la parisienne achetés à des marchands ambulants à la création d'institutions iconiques ( Le Dôme, La Coupole, La Closerie des Lilas, etc.) en passant par l'invention des célèbres " bouillons parisiens ", cet ouvrage basé sur une recherche approfondie et inédite nous offre l'histoire riche et méconnue d'un Paris gourmand.

Patrick Rambourg
Contre-histoire de la philosophie tome 7 : La construction du surhomme

Ouvrage

Contre-histoire de la philosophie tome 7 : La construction du surhomme

Ce texte présente un volet consacré au “Grand Homme” dans le XIXe siècle, complémentaire des deux tomes précédents d’Onfray, L’eudémonisme social : philosophie des masses, Les radicalités existentielles : philosophie des individus. Ici, il s’agit du troisième axe : la construction du surhomme, c’est-à-dire l’aspiration du Grand Homme à une vie sublime. Le texte met en avant Jean-Marie Guyau (1854-1888), tuberculeux mais porté par une discipline stoïcienne, qui développe une philosophie vitaliste opposée à la morale kantienne. Il valorise l’action, le risque, la dépense, la générosité, au point d’apparaître comme un possible « Nietzsche français ». Mais cette pensée comporte aussi un versant ambigu : hygiénisme, racialisme, natalisme, présentés comme des thèmes pouvant annoncer certains aspects idéologiques du XXe siècle. Guyau défend enfin une forme d’immortalité panthéiste, fondée sur les traces laissées par un amour puissant. Le texte relie ensuite cette métaphysique à Nietzsche (1844-1900) et à sa figure du Surhomme : Nietzsche évoluerait de Schopenhauer et Wagner vers une période épicurienne, avant d’aboutir au surhomme (souvent caricaturé). Le Surhomme désigne ici l’individu qui accepte pleinement la volonté de puissance, la veut, puis l’aime, afin d’atteindre une jubilation supérieure – une technique de sagesse accessible à tous.

Michel Onfray

Page 2 / 3 - 24 affiches sur 63