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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Enquête sur un sujet tabou : l'ensauvagement d'une nation. Toutes les 24 heures : 13 000 vols, 2 000 agressions, 200 viols. "Ces derniers jours, un charmant individu, que nous nommerons Vladimir, a ramassé trente ans pour le meurtre de sa compagne, dont 22 ans de sûreté, soit un an le coup de marteau. Ledit Vladimir, quelques semaines plus tôt, était jugé dans le cadre de la désormais célèbre “affaire des tournantes”, où la justice a expliqué aux Françaises, sans trembler, qu’on pouvait être un violeur en réunion et s’en tirer avec du sursis. Sur 14 prévenus, Vladimir était l’heureux élu, le seul à prendre de la prison ferme. Un an. Pendant ce temps-là, un clandestin était interpellé, pour la 97e fois, au volant d’une voiture volée, après avoir mordu et fracturé le bras d’un policier d’un coup de tête. Pendant que Christiane Taubira veut “rompre avec le tout carcéral”, une centenaire a été poussée au sol et gravement blessée par “plusieurs personnes”, pour une montre. Pendant ce temps-là, on apprend que les barquettes de viande vendues dans un supermarché de Lille sont protégées par des antivols. Pendant ce temps-là, un policier de la BAC a été lynché dans une “cité sensible” de Montpellier. Pendant ce temps-là, un Toulousain a eu l’idée pas très vivre-ensemble de klaxonner derrière un véhicule qui bloquait la chaussée d’un “quartier populaire”. Vigilants, vingt riverains lui ont administré une correction citoyenne, à coups de chaises et de tessons de bouteilles. Alors, pourquoi ce livre ? Parce qu’aujourd’hui, un simple regard peut tuer".Laurent Obertone.
Éric Hazan propose dans ce roman bref et incisif une méditation sur la violence politique révolutionnaire à travers le récit d'une cellule clandestine contemporaine planifiant un attentat. Ce récit de guérilla urbaine n'est pas un manuel d'action directe mais une exploration littéraire des motivations, des doutes et des contradictions internes qui traversent les individus qui choisissent la violence comme moyen d'action politique. Hazan, éditeur de La Fabrique et militant de gauche radicale, construit un texte délibérément ambigu qui refuse l'héroïsation romantique comme la condamnation morale simple. Ses personnages agissent par conviction sincère mais sont traversés de questions sur l'efficacité et la légitimité de leurs actes. Le roman explore la tension irrésoluble entre la nécessité ressentie d'agir face à l'injustice et les coûts humains et politiques de la violence clandestine. La forme narrative choisie – sobre, presque clinique – crée une distance qui force le lecteur à former son propre jugement. Guerilla interroge ainsi les limites de la politique légale dans des situations d'oppression extrême, tout en refusant de trancher définitivement la question de la violence légitime. C'est un texte dérangeant, qui provoque le malaise plutôt qu'il ne rassure, fidèle en cela à la tradition littéraire de l'engagement critique.