Ouvrages
Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Ouvrage de Frithjof Schuon paru en 1948. Il y distingue les formes particulières des religions de leur unité métaphysique : doctrines et rites diffèrent, mais renverraient à une même vérité au-delà des formes - sans syncrétisme ni fusion, l'ésotérisme dépassant l'exotérisme. Un texte fondateur du traditionalisme.
Publié en 1927, Être et Temps est le grand ouvrage de Martin Heidegger sur la question du sens de l'être. À partir de l'analyse du Dasein, l'existence humaine située dans un monde, il examine la temporalité, le souci et la finitude. Ce livre est une référence de la phénoménologie et de la philosophie du XXe siècle.
Rédigée entre 1265 et 1274 et restée inachevée, la Somme théologique est l'œuvre majeure de Thomas d'Aquin : un vaste traité organisé en questions et articles qui expose l'existence de Dieu, la loi, la nature humaine, les vertus et la grâce, en dialoguant avec Aristote, les Pères de l'Église et les philosophes arabes et juifs. Elle est devenue la référence doctrinale de la théologie catholique.
Principal ouvrage d'Alfred North Whitehead, publié en 1929 (Process and Reality ; traduction française Gallimard). Il y construit un système de notions pour rendre compte de l'expérience, de la nature et du devenir : les entités y sont décrites comme des événements liés par leurs relations, en dialogue avec la philosophie classique et les sciences.
Arthur Schopenhauer construisit dans ce monument théorique une métaphysique révolutionnaire où la volonté devient l'essence cachée de tout être, tandis que le monde phénoménal ne subsiste que comme voile d'illusion tissé par la perception. Publié en 1818, cet ouvrage inaugure un renversement du platonisme : l'apparence n'accède jamais à la réalité véritable, elle en demeure l'antithèse. Derrière le spectacle du monde spatial et temporel palpite une Volonté métaphysique, aveugle, irrationnelle, pulsant sans fin et sans direction, elle-même dépourvue de conscience. Cette Volonté constitue la chose-en-soi kantienne mais libérée du statut d'inconnaissable : Schopenhauer la saisit comme volonté de vivre, dynamique éternelle d'auto-conservation et de reproduction. Toute existence phénoménale devient manifestation de ce vouloir-vivre primordial, depuis les atomes minéraux jusqu'aux créatures conscientes. L'humanité s'enracine dans cette irrationalité fondamentale, contrairement au rationalisme cartésien. Schopenhauer déploie les conséquences existentielles : la volonté génère souffrance, frustration, conflit perpétuel, car elle demeure jamais satisfaite. Seules trois voies pallient cette condition : l'esthétique transcendante, l'ascétisme mystique ou la compassion métaphysique. Cette philosophie pessimiste inaugura l'influence nietzschéenne, freudienne et exprima une mélancolie profonde face à la condition humaine.