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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Mathias Kessler met en scene des amoureux du livre, de la collection et de la transmission dans un univers ou la bibliophilie devient passion, obsession et maniere d habiter le monde. Le roman joue avec le rapport charnel aux ouvrages, la memoire des textes et les sociabilites d un petit monde de lecteurs. Il celebre autant qu il ironise sur les rites de la culture livresque.
*Nous étions invincibles* est le témoignage autobiographique de Denis Morisset, l’un des seize premiers membres de la Deuxième Force opérationnelle interarmées (FOI 2 / JTF 2), l’unité d’élite des forces spéciales canadiennes, qu’il a intégrée de 1993 à 2001. Rédigé en collaboration avec Claude Coulombe, le livre raconte la formation extrêmement sélective et brutale de ces commandos, ainsi que leurs missions clandestines à travers le monde : Afghanistan, Croatie, Rwanda, Pérou, Serbie… Morisset décrit un univers d’opérations secrètes, de violence extrême et de sacrifices anonymes. Sept de ses compagnons d’armes n’ont pas survécu. Le récit, direct et sans fard, met en lumière le prix physique et psychologique payé par ces soldats d’élite, ainsi que le peu de reconnaissance officielle qu’ils reçoivent. C’est un témoignage rare sur une unité dont l’existence et les actions restent largement méconnues du grand public.
Essai majeur de Charles Péguy, publié en juillet 1910 dans le journal les *Cahiers de la Quinzaine*. Péguy y revient sur l’affaire Dreyfus et dresse le bilan d’une génération. Il y développe sa célèbre distinction entre **mystique** et **politique** : « Tout commence en mystique et finit en politique ». Selon lui, la mystique républicaine (idéal pour lequel on était prêt à mourir) s’est dégradée en simple politique politicienne (dont on tire profit). Il revendique sa fidélité au dreyfusisme de sa jeunesse, refuse d’être assimilé aux nationalistes de l’Action française, et critique sévèrement les socialistes et républicains de son temps (notamment Jaurès) qu’il accuse d’avoir trahi l’idéal initial. L’ouvrage mêle réflexion politique, hommage à Bernard Lazare et méditation sur la République, le peuple et la modernité. C’est l’un des textes les plus importants de Péguy, où il affirme sa continuité entre socialisme, dreyfusisme et christianisme naissant.
La vie de Nadia Murad a basculé le 15 octobre 2014, lorsque les djihadistes de Daech sont entrés dans le village de Kocho, en Irak. Ce jour-là, après avoir rassemblé tous les habitants de cette communauté yézidie dans l'école, les terroristes les ont méthodiquement tués ou kidnappés. Les hommes qui refusaient de se convertir à l'islam devaient rejoindre dans les fosses les femmes jugées trop vieilles pour servir. Et parmi elles, la mère de Nadia Murad. La jeune Yézidie est emmenée à Mossoul avec des milliers d'autres filles pour y être vendue. Servante, esclave sexuelle, elle devient la prisonnière de combattants de l'État islamique, jusqu'à sa fuite miraculeuse, grâce à l'aide d'une famille irakienne sunnite. Nadia Murad vit aujourd'hui en Allemagne. Meurtrie par la disparition de tant des siens et par ce qu'elle a subi, elle ne souhaite qu’une chose : être la dernière à avoir à raconter une telle histoire.
Le Génocide voilé est une enquête historique de Tidiane N’Diaye qui révèle la traite négrière arabo-musulmane en Afrique subsaharienne pendant treize siècles comme un génocide massif et systématiquement occulté.
Michel Schneider, essayiste et haut fonctionnaire, livre dans cet ouvrage un témoignage poignant et une réflexion sur la solitude radicale qui caractérise notre époque de connexions permanentes et d'hypervisibilité. À travers des expériences personnelles entremêlées d'analyses culturelles et philosophiques, il explore le paradoxe de sociétés où chacun est constamment relié à tous mais où la solitude profonde – celle du cœur et de l'âme – n'a jamais été aussi répandue. Schneider interroge les conditions contemporaines qui rendent si difficile la véritable rencontre avec l'autre : la superficialité des échanges numériques, la peur de l'engagement et de la vulnérabilité, l'atomisation des individus dans des métropoles anonymes. Il convoque Proust, Beckett et d'autres grands témoins littéraires de la solitude humaine pour montrer que ce sentiment n'est pas une pathologie à guérir mais une dimension constitutive de l'existence qu'il faut apprendre à habiter. L'essai défend une conception de la solitude non comme échec relationnel mais comme espace intérieur nécessaire à la formation du sujet et à la qualité des liens véritables. Une méditation sobre et profonde sur ce que signifie être avec soi-même à l'ère du tout-social.