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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Tugdual Derville, figure engagée de la défense de la vie et militant catholique, propose dans cet essai une réflexion approfondie sur le sens du sacré dans la société contemporaine. À rebours des discours dominants qui confinent la foi à la sphère privée, Derville interroge la place que nos sociétés sécularisées accordent – ou refusent – au transcendant. Il explore comment le recul du religieux dans l'espace public génère un vide spirituel que les sociétés modernes tentent de combler par des substituts souvent décevants : consumérisme, idéologies politiques messianiques ou quêtes de sens individuelles. Partant de l'observation que la messe, pour beaucoup, n'est plus dite – au sens propre comme figuré – Derville s'interroge sur les conditions d'un renouveau spirituel authentique qui ne soit pas simple nostalgie réactionnaire ni compromis avec les modes du temps. Son analyse croise philosophie politique, anthropologie chrétienne et témoignage pastoral, offrant une réflexion équilibrée qui reconnaît les acquis de la modernité tout en identifiant ses manques fondamentaux. L'essai constitue une invitation à rouvrir le débat sur la transcendance comme condition d'une vie humaine pleinement accomplie.
Thomas Sowell reunit plusieurs essais sur la culture, les inegalites, l histoire des groupes et les erreurs d interpretation liees a la race. Il conteste des explications purement discriminatoires et insiste sur les effets de l histoire, des comportements transmis et des incitations sociales. L ouvrage defend une approche comparative et empirique, souvent critique des theses progressistes americaines.
Un guide philosophique pour naviguer entre l'ordre et le chaos. L'auteur part du postulat que la vie est indissociable de la souffrance, une réalité explorée à travers la psychologie, la mythologie et les traditions religieuses. Face à cette tragédie existentielle, Peterson soutient que le salut réside dans la responsabilité individuelle et le développement du caractère, plutôt que dans la quête d'un bonheur éphémère. Il exhorte ainsi chacun à « remettre sa propre maison en ordre » avant de critiquer le monde. À travers douze règles, telles que « dire la vérité » ou « se comparer à qui l'on était hier », l'ouvrage illustre comment stabiliser son existence. Peterson s'appuie sur la neurochimie des homards pour démontrer l'aspect biologique des hiérarchies et sur les grands récits pour analyser la lutte humaine entre le connu (l'ordre) et l'inconnu (le chaos). Le sens de la vie se trouve à l'équilibre entre ces deux forces, là où l'individu peut croître et se transformer. Finalement, l'ouvrage se veut un antidote au nihilisme, invitant à poursuivre ce qui est significatif pour améliorer l'Être.
Un nouveau regard sur Le Pen : le sien « Mes grands-parents ne savaient pas lire mais surent donner une vie décente à leurs enfants. Ma paysanne de mère était élégante et fière, mon père, patron pêcheur taciturne, avait navigué pendant la Grande guerre, à treize ans, mousse sur un cap-hornier, ces cathédrales de toile et de bois qui affrontaient les quarantièmes rugissants. A la maison, il n’y avait pas l'eau courante mais on aimait sa famille, son pays et Dieu – et la Bretagne aussi, avec ses îles, ses navires. L’instituteur et le curé nous apprenaient à les chanter ensemble. En somme, j’étais un petit Breton heureux dans la grande France. Puis vint la Seconde guerre mondiale. Le père est mort, la France était blessée, des curés m’ont dégoûté de Dieu. C’est alors que j’ai découvert la folie des hommes, Paris, l’université, l’Indochine, l’Assemblée nationale, l’Algérie. J’eus une épouse et des filles. La vie s’offrait, tantôt magnifique, tantôt désolante. Le petit Breton avait grandi, la France rapetissé. Pour la relever, j’ai choisi le combat politique. »
Cette œuvre séminale de Samuel Huntington propose un nouveau paradigme géopolitique pour l'après-Guerre froide, affirmant que les conflits majeurs ne sont plus idéologiques mais culturels. L'auteur définit les civilisations comme les entités collectives les plus vastes, structurées par la religion, l'histoire et la langue. Il observe un déclin relatif de l'Occident face à la montée en puissance de l'Asie et à la résurgence de l'Islam, créant des tensions aux lignes de fracture du globe. Le texte examine également le défi des pays "déchirés" qui tentent de changer d'identité culturelle, comme la Turquie ou la Russie. En conclusion, Huntington plaide pour que l'Occident préserve son héritage unique tout en renonçant à l'universalisme pour éviter une guerre mondiale entre blocs civilisationnels.
Frédéric Hermel vit en Espagne depuis près de trente ans mais reste profondément attaché à ses racines : la France et son Pas-de-Calais natal. Exilé volontaire, il visite dans cet ouvrage les petits et grands trésors de notre pays, ces merveilles du quotidien qui marquent notre différence mais que, souvent, nous ne savons plus voir ni apprécier. Chaque chapitre est construit comme un tableau dans lequel l’auteur brosse avec tendresse le portrait d’une particularité typiquement française : les bals du 14 Juillet, la passion du pain, le vouvoiement, le parfum, mais aussi les poèmes de Victor Hugo qu’on apprend à l’école ou l’attente fébrile du passage du Tour de France... Tous ces tableaux forment un musée imaginaire dans lequel le lecteur déambule le cœur léger. Un hymne vibrant à la France et à ses innombrables beautés.
L’immigration qui contribue et contribuera toujours davantage au peuplement du Vieux Monde renvoie les nations européennes et l’Europe elle-même à la question de leur identité. Les individus cosmopolites que nous étions spontanément font, sous le choc de l’altérité, la découverte de leur être. Découverte précieuse, découverte périlleuse : il nous faut combattre la tentation ethnocentrique de persécuter les différences et de nous ériger en modèle idéal, sans pour autant succomber à la tentation pénitentielle de nous déprendre de nous-mêmes pour expier nos fautes. La bonne conscience nous est interdite mais il y a des limites à la mauvaise conscience. Notre héritage, qui ne fait certes pas de nous des êtres supérieurs, mérite d’être préservé, entretenu et transmis aussi bien aux autochtones qu’aux nouveaux arrivants. Reste à savoir, dans un monde qui remplace l’art de lire par l’interconnexion permanente et qui proscrit l’élitisme culturel au nom de l’égalité, s’il est encore possible d’hériter et de transmettre. A. F.
L’Union européenne est en crise, une crise non seulement économique et institutionnelle mais aussi identitaire. Et les années à venir seront décisives pour sa survie en tant qu’acteur politique majeur. Qui parle de « crise identitaire » parle automatiquement de racines culturelles et religieuses. Dans le cas de l’Union, avoir les idéés claires exige de remonter un passé plus que millénaire. C’est dans cette perspective que ce livre s’inscrit en analysant l’importance de la république romaine tardive pour l’identité européenne du XXIème siècle. David Engels propose est une comparaison rigoureuse entre les évènements du monde romain du 1er siècle av JC et l’Europe actuelle. Plus simple d’accès que la grande étude d’Oswald Spengler (Le Déclin de l’Occident, Gallimard), cette comparaison se révèle stupéfiante et renferme certaines clés importantes pour comprendre de nombreux problèmes actuels.
Philippe de Villiers, fondateur du Mouvement pour la France et figure emblématique du souverainisme conservateur, livre dans ce témoignage paru en 2015 le bilan d'une vie consacrée à un combat politique et intellectuel contre ce qu'il perçoit comme le double abandon de la France : à l'Union européenne supranationale d'un côté, à la mondialisation libérale de l'autre. Le titre, emprunté à une formule johannique, exprime une urgence prophétique : de Villiers veut témoigner de ce qu'il a vu et compris avant qu'il ne soit trop tard. Son récit mêle l'autobiographie politique – ses combats au sein des institutions européennes, sa fondation du Puy du Fou, ses campagnes électorales – à une réflexion plus large sur le destin de la civilisation française et chrétienne. Pour l'auteur, la France souffre d'une dépossession identitaire et culturelle organisée par les élites mondialistes qui ont trahi les classes populaires au nom d'abstractions progressistes. Son conservatisme enraciné revendique l'héritage chrétien comme fondement irremplaçable de la civilisation française, et le souverainisme national comme condition de toute démocratie authentique. Cet ouvrage ne prétend pas à la neutralité académique : c'est un acte politique et spirituel, une exhortation au sursaut identitaire adressée aux Français qui refusent la résignation et l'effacement de leur héritage pluriséculaire.
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