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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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« Dans le premier tome de mes mémoires, les Français ont découvert un jeune Breton fier de sa famille, de sa petite patrie la Trinité, de sa grande patrie, la France. Un fils de la nation désolé de voir celle-ci blessée, rapetissée par la seconde guerre mondiale et la fin de l’Empire, qui n’aura pu, malgré son engagement, empêcher des responsables politiques en poste de l’enfoncer dans la décadence. Le deuxième tome raconte la construction d’un mouvement indépendant qui tente de relever la France, l’aventure exaltante du Front national, si généralement et si bassement calomnié. Quarante ans d’histoire de France, de lutte implacable. Une vie personnelle et familiale parfois difficile. Et puis la suite. La transmission qui ne coule pas de source. Les attaques de plus en plus vives contre la nation. Le mondialisme totalitaire, l’ouragan de l’invasion, l’écologisme maître de la pensée unique. Et la nation trahie. La droite et la gauche piétinant leurs valeurs respectives. Le peuple français abandonné par les collaborateurs du déclin, Giscard, Mitterrand, Chirac, puis par leurs minuscules épigones d’aujourd’hui. J’ai échoué à prendre le pouvoir, mais j’aurai fait ce qu’il fallait faire, vu ce qu’il fallait voir, dit ce qu’il fallait dire. À temps. J’aurai été le tribun d’un peuple martyrisé. Advienne maintenant que pourra. L’heure vient où il faut regarder plus haut que la terre, en espérant pourtant que notre civilisation, notre lignée, trouveront le moyen de survivre. Vive la France quand même ! »
Christopher Lasch montre ici comment des élites hédonistes assoient leur pouvoir sur un culte de la marge et sur un fantasme de l'émancipation permanente. Alors qu'elles sont responsables des normes imposées à la société, leurs comportements consistent à feindre d'être hors norme. Cette dialectique mensongère de la norme et de la marge, remarquablement démontée dans ces pages, est celle de notre temps. Voici un livre qui devrait faire réfléchir tous ceux qui s'inquiètent de l'évolution d'un espace public et médiatique où les élites émancipées se mettent le plus souvent du côté de la transgression en imaginant un ordre moral, un éternel retour de la censure qui ne sont que la contrepartie de leurs transgressions imaginaires. Le testament d'un grand intellectuel anticonformiste, politiquement très incorrect, inclassable et dérangeant.
Pierre Kropotkine, géographe et théoricien anarchiste russe, expose dans ce texte bref et percutant les fondements éthiques de l'anarchisme en les distinguant rigoureusement de toute morale autoritaire, qu'elle soit religieuse, étatiste ou utilitariste. Pour Kropotkine, la morale authentique ne procède pas d'un commandement extérieur – divin, légal ou social – mais de l'instinct de solidarité et d'entraide qui caractérise l'espèce humaine dans son histoire naturelle. Il s'appuie sur ses recherches en biologie et en anthropologie pour affirmer que la coopération, et non la compétition, constitue le moteur principal de l'évolution des espèces sociales. La morale anarchiste qu'il propose est donc une éthique de l'immanence : elle trouve ses fondements dans la nature même de l'être humain social, sans avoir besoin d'un garant transcendant. Cette position s'oppose directement au darwinisme social qui justifie les inégalités par la sélection naturelle, et au moralisme religieux qui fonde l'éthique sur la révélation. Kropotkine dessine ainsi les contours d'une société sans État ni autorité coercitive, dans laquelle la solidarité spontanée remplacerait les mécanismes institutionnels de régulation sociale. Ce texte, remarquablement clair et accessible, reste l'une des meilleures introductions aux fondements philosophiques de l'anarchisme communiste.
Des démocrates athéniens à Montesquieu, d'Aristote à Rousseau, personne ne songeait à faire de l'élection l'instrument démocratique par excellence. Démocratie n'équivalait alors pas à gouvernement représentatif ; c'est le tirage au sort qui paraissait le mieux apte à respecter l'égalité stricte des candidats. Que s'est-il donc passé au tournant du XVIIIe siècle, en Europe et aux Etats-Unis, pour que se renverse cette conception multiséculaire et qu'advienne l'idée qu'une démocratie est, par essence, un gouvernement représentatif ? Dans cet essai, Bernard Manin montre que le système représentatif n'a pas pour seule fonction de permettre au peuple de se gouverner lui-même. Le gouvernement représentatif mêle en fait des traits démocratiques et aristocratiques. L'élu n'est jamais le double ni le porte-parole de l'électeur, mais gouverne en anticipant le jour où le public rendra son jugement.
Cette œuvre séminale de Samuel Huntington propose un nouveau paradigme géopolitique pour l'après-Guerre froide, affirmant que les conflits majeurs ne sont plus idéologiques mais culturels. L'auteur définit les civilisations comme les entités collectives les plus vastes, structurées par la religion, l'histoire et la langue. Il observe un déclin relatif de l'Occident face à la montée en puissance de l'Asie et à la résurgence de l'Islam, créant des tensions aux lignes de fracture du globe. Le texte examine également le défi des pays "déchirés" qui tentent de changer d'identité culturelle, comme la Turquie ou la Russie. En conclusion, Huntington plaide pour que l'Occident préserve son héritage unique tout en renonçant à l'universalisme pour éviter une guerre mondiale entre blocs civilisationnels.
Best-seller d’un anthropologue américain et théoricien anarchiste influent, initiateur d’Occupy Wall Street en 2011, David Graeber propose dans ce livre une lecture qui contredit le récit économique classique : selon lui, le crédit précède la monnaie et la dette structure depuis toujours nos systèmes économiques et nos rapports sociaux, bien avant le troc. Il montre aussi que nombre de nos concepts moraux – culpabilité, pardon, rédemption – trouvent leur origine dans les conflits antiques autour de la dette. L’ouvrage explore les alternances historiques entre sociétés de crédit et d’argent métallique, évoque les jubilés de dettes de l’Antiquité et interroge enfin la morale même du remboursement, en contestant l’idée que toute dette doive nécessairement être honorée.
Frédéric Hermel vit en Espagne depuis près de trente ans mais reste profondément attaché à ses racines : la France et son Pas-de-Calais natal. Exilé volontaire, il visite dans cet ouvrage les petits et grands trésors de notre pays, ces merveilles du quotidien qui marquent notre différence mais que, souvent, nous ne savons plus voir ni apprécier. Chaque chapitre est construit comme un tableau dans lequel l’auteur brosse avec tendresse le portrait d’une particularité typiquement française : les bals du 14 Juillet, la passion du pain, le vouvoiement, le parfum, mais aussi les poèmes de Victor Hugo qu’on apprend à l’école ou l’attente fébrile du passage du Tour de France... Tous ces tableaux forment un musée imaginaire dans lequel le lecteur déambule le cœur léger. Un hymne vibrant à la France et à ses innombrables beautés.
L'Occident est engagé sur une pente qui pourrait bien lui être fatale à brève échéance. Il ne s'agit pas d'une prophétie mais d'un diagnostic sur l'état mental, moral, intellectuel de nos sociétés, sur le mal qui les ronge et qui détruit sous nos yeux un idéal humain auquel ont travaillé des millénaires d'histoire, de religion et de civilisation. L'Occident n'est pas menacé par le déclin de sa puissance relative face aux puissances émergentes qui le concurrencent dans un monde qu'il avait l'habitude de dominer sans partage. Le plus grand danger n'est pas dehors mais dedans, dans l'obstination d'une majorité des élites occidentales à penser que le progrès économique, scientifique et technique a changé la nature de l'homme et dans leur orgueil démesuré à croire qu'elles sont les architectes d'un Nouveau Monde où les leçons du passé n'ont plus aucune valeur. Ce n'est pas la première fois que l'idéologie de la table rase s'attaque à ce que la civilisation a construit pour canaliser les instincts sauvages qui demeurent éternellement au plus profond de la nature humaine. Ne pas prendre conscience de ce qui est en train de s'effondrer dans l'homme occidental, c'est laisser se tendre à nouveau le ressort des grandes tragédies. Et une fois que le ressort est tendu, la tragédie, implacablement, va jusqu'à son terme. Le but de ce livre : nous forcer à ouvrir les yeux avant qu'il soit trop tard.
Recueil d'essais et d'entretiens parus entre 2013 et 2015, ce volume rassemble la pensée d'Alain Finkielkraut autour de sa préoccupation centrale et constante : la défense de la culture et de la liberté de penser face aux conformismes du temps. L'exactitude du titre n'est pas mathématique ; elle désigne l'exigence intellectuelle qui consiste à nommer les choses avec précision, à refuser les facilités du langage idéologique et à maintenir un rapport juste avec la réalité, même lorsque cela dérange. Finkielkraut se confronte ici aux grandes questions qui agitent le débat public français contemporain : la crise de la transmission culturelle, le défi de l'immigration et de l'intégration, la montée des identitarismes concurrents, le déclin du sens critique dans les institutions d'enseignement. Sa posture d'humaniste libéral-conservateur le conduit à refuser avec la même vigueur les simplifications de la gauche progressiste et les crispations xénophobes de la droite réactionnaire. Ce qu'il défend, c'est un espace intellectuel où la pensée complexe reste possible, où les grandes œuvres de la littérature et de la philosophie continuent de nourrir notre rapport au monde. L'ouvrage incarne un type rare d'engagement intellectuel : celui qui ne sacrifie pas la nuance à l'efficacité rhétorique, et qui considère que la fidélité à la réalité – même inconfortable – constitue la première obligation de l'honnêteté intellectuelle.
Philippe de Villiers, fondateur du Mouvement pour la France et figure emblématique du souverainisme conservateur, livre dans ce témoignage paru en 2015 le bilan d'une vie consacrée à un combat politique et intellectuel contre ce qu'il perçoit comme le double abandon de la France : à l'Union européenne supranationale d'un côté, à la mondialisation libérale de l'autre. Le titre, emprunté à une formule johannique, exprime une urgence prophétique : de Villiers veut témoigner de ce qu'il a vu et compris avant qu'il ne soit trop tard. Son récit mêle l'autobiographie politique – ses combats au sein des institutions européennes, sa fondation du Puy du Fou, ses campagnes électorales – à une réflexion plus large sur le destin de la civilisation française et chrétienne. Pour l'auteur, la France souffre d'une dépossession identitaire et culturelle organisée par les élites mondialistes qui ont trahi les classes populaires au nom d'abstractions progressistes. Son conservatisme enraciné revendique l'héritage chrétien comme fondement irremplaçable de la civilisation française, et le souverainisme national comme condition de toute démocratie authentique. Cet ouvrage ne prétend pas à la neutralité académique : c'est un acte politique et spirituel, une exhortation au sursaut identitaire adressée aux Français qui refusent la résignation et l'effacement de leur héritage pluriséculaire.
Fruit de son voyage aux États-Unis en 1831-1832, cette œuvre maîtresse d'Alexis de Tocqueville constitue l'une des analyses les plus profondes jamais consacrées aux démocraties modernes. Loin de se limiter à une description du régime américain, Tocqueville y élabore une véritable sociologie politique de la démocratie, saisie dans ses conditions d'existence, ses mœurs constitutives et ses contradictions internes. Son intuition fondamentale est que l'égalité des conditions constitue une révolution irrésistible qui transforme non seulement les institutions politiques mais l'ensemble des rapports sociaux, des croyances, des goûts et des habitudes. Ce mouvement vers l'égalité recèle des promesses incontestables – liberté politique, mobilité sociale, dignité individuelle – mais aussi des périls spécifiques que les théoriciens classiques n'avaient pas anticipés. Tocqueville forge le concept de « despotisme doux » pour désigner le risque qu'une société démocratique, éprise de bien-être et d'égalité, se laisse gouverner par un pouvoir tutélaire et bienveillant qui finit par éteindre l'énergie civique. Il identifie également la « tyrannie de la majorité » comme menace proprement démocratique sur les libertés minoritaires. Face à ces périls, il valorise les corps intermédiaires, les associations civiles, la pratique du jury et la religion comme remparts contre la centralisation despotique. Texte fondateur de la philosophie politique libérale, il reste d'une extraordinaire pertinence pour comprendre les tensions de la démocratie contemporaine.
La moitié des Français expriment un mal-être au travail. Une organisation néo-taylorienne soumise au rendement financier est en train de détruire notre monde commun. Cette machine à extraire le profit écrase le travail vivant : celui qui mobilise notre corps, notre intelligence, notre créativité, notre empathie et fait de nous, dans l'épreuve de la confrontation au réel, des êtres humains. Contre les " réformes " néolibérales du travail, on a raison de lutter. Mais pour défendre les conquêtes du salariat et prendre soin du monde, il nous faut repenser le travail. Nous avons besoin d'un souffle nouveau, d'un " avenir désirable ". La liberté, l'autonomie, la démocratie au travail, doivent être replacées au cœur de toute politique d'émancipation. La gauche politique et syndicale a trop longtemps privilégié le pouvoir d'achat au pouvoir d'agir dans le travail. Paradoxalement, les innovations dans ce domaine sont d'abord venues des managers : " l'entreprise libérée " inspire des initiatives patronales souvent futiles et parfois stimulantes. Des consultants créatifs proposent des modèles " d'entreprise autogouvernée " plus audacieux que les rêves autogestionnaires les plus fous. Mais surtout, des expériences multiples fleurissent un peu partout inspirées du travail collaboratif, du care, de la construction du commun, qui sont autant d'écoles d'une démocratie refondée. Et si on libérait le travail, vraiment ? C'est possible : ce livre en fait la démonstration !
Mathieu Bock-Côté, sociologue québécois et chroniqueur influent, poursuit dans cet essai son analyse de la transformation idéologique des sociétés occidentales contemporaines. Son diagnostic central est que le « politiquement correct » n'est pas une simple question de courtoisie langagière mais le symptôme d'une révolution culturelle profonde ayant instauré une nouvelle orthodoxie progressiste dans les institutions, les médias et les universités. Cette orthodoxie fonctionne comme un régime d'intimidation intellectuelle : elle délimite les opinions exprimables et criminalise les déviances, créant une atmosphère de conformisme généralisé que Bock-Côté rapproche des mécanismes des totalitarismes doux décrits par Tocqueville. L'auteur identifie une nouvelle classe dirigeante qui s'est approprié les institutions culturelles et médiatiques pour imposer sa grille de lecture identitaire et multiculturaliste. Cette hégémonie culturelle transforme le débat démocratique en théâtre d'épuration symbolique où les opposants ne sont pas réfutés mais disqualifiés moralement. Bock-Côté défend une vision conservatrice de la démocratie qui suppose la liberté d'expression authentique, le pluralisme des opinions et l'enracinement culturel comme conditions du débat public sain. Sa perspective québécoise donne à son analyse une dimension particulière : la question de l'identité culturelle face à l'américanisation et au multiculturalisme fédéral canadien éclaire les enjeux européens de manière transversale, révélant la dimension continentale du phénomène analysé.
« Catéchisme révolutionnaire » de Michel Bakounine est un texte fondateur de l'anarchisme moderne, rédigé au coeur du dix-neuvième siècle, à une époque où la lutte pour la liberté et l'égalité anime l'Europe. Dans ce manifeste incisif, Bakounine expose une critique radicale de l'oppression et de l'ordre établi, appelant à l'insurrection du peuple contre toutes les formes d'autorité. À travers une série de questions et de réponses, il pose les bases d'une théorie politique nouvelle, fondée sur l'emancipation collective, la justice sociale et la solidarité. L'auteur analyse les mécanismes de la société et propose une vision utopique où l'action révolutionnaire devient le moteur du changement. Par son engagement sans compromis, il inspire les mouvements de lutte et d'engagement social, invitant chacun à remettre en cause les dogmes et à s'approprier la liberté. Ce texte, à la fois manifeste et guide pratique, demeure une référence majeure pour comprendre les enjeux de la révolution, la place du peuple dans l'histoire et la nécessité d'une transformation profonde de la société. Entre critique sociale et appel à l'action, « Catéchisme révolutionnaire » s'inscrit dans la lignée des grands écrits politiques, offrant une réflexion puissante sur la justice, l'utopie et la construction d'un avenir libéré de l'oppression. Les lecteurs passionnés de théorie politique, d'histoire des idées et de mouvements sociaux y trouveront une source d'inspiration et de réflexion toujours actuelle.
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