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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Texte de Charles Péguy paru le 22 octobre 1905 dans les Cahiers de la Quinzaine, au lendemain de la crise de Tanger qui fait craindre une guerre avec l'Allemagne. Péguy y médite sur la patrie comme réalité charnelle et historique, sur ce qui la menace et sur ce qui la transmet : une réflexion devenue classique sur la défense d'un héritage.
Manifeste de Paul Lafargue paru en 1880, repris en édition nouvelle en 1883. Il y dénonce le culte de la « valeur travail » imposé aux classes laborieuses et soutient que l'émancipation passe par la réduction du temps de travail et par le droit à la paresse, contre la morale productiviste de son époque.
Essai publié en avril 2026 dans la collection « Questions ouvertes » (coédition Plon/Radio Classique). Partant du mot de Mikhaïl Gorbatchev selon lequel la France serait « le seul pays où le communisme a réussi », Franz-Olivier Giesbert soutient que la France, loin de vivre dans « l'enfer du néolibéralisme », penche en réalité vers une socialisation toujours plus poussée.
Publié après la mort de Carl von Clausewitz à partir de 1832, De la guerre est un traité sur la conduite des conflits armés. Il analyse la friction, l'incertitude, le rôle des décisions humaines et la relation entre la guerre et les objectifs politiques. C'est l'un des textes de référence des études stratégiques.
Publié en 1977, Vu de droite, sous-titré Anthologie critique des idées contemporaines, rassemble des essais et critiques d'Alain de Benoist sur l'histoire des idées, la culture et les débats intellectuels de son temps. Cet ouvrage est une référence pour situer les premières formulations de sa pensée et les débats autour de la Nouvelle Droite.
Écrit en 1970 et publié à titre posthume en 1987, cet essai d'Adriano Romualdi est le testament intellectuel d'une figure de la jeune droite italienne, proche d'Evola. Il y fait le procès d'une droite d'après-guerre incapable de doctrine et d'un nationalisme épuisé, et esquisse ce que devrait être une droite moderne : européenne, aristocratique de culture, assumant la modernité.
Conférence prononcée par Carl Schmitt en 1931, reprise dans le recueil Positionen und Begriffe (1940). Schmitt y constate le basculement de l'État libéral neutre du XIXe siècle vers un État auquel la société demande d'intervenir partout, et distingue deux voies de ce tournant : un État total par faiblesse, colonisé par les partis, ou un État fort capable de trancher.
Paru en 1928 sous le sous-titre « Souvenirs de dix ans, 1918-1928 », ce livre-bilan de Georges Valois, fondateur du Faisceau, mêle mémoires et réquisitoire. Il y raconte ses ruptures - avec l'Action française, avec les milieux d'affaires - et développe sa thèse : la société moderne est dominée par la puissance anonyme de l'argent, contre laquelle il faut une organisation d'hommes libres et de producteurs.
Premier essai de Georges Guiscard, auditeur de l'Institut Iliade, publié en 2021 aux éditions Iliade / La Nouvelle Librairie, préfacé par François Bousquet. Il soutient que la notion de « privilège blanc », importée des campus américains, est moins un concept sociologique qu'un dogme qui retourne le racisme contre les Européens dans leur propre pays ; il en retrace la genèse et en démonte les mécanismes.
Publiée chez Michel Lévy en 1871, La Réforme intellectuelle et morale réunit des textes écrits par Ernest Renan entre 1869 et 1871, bouleversé par la défaite de 1870. La défaite n'y est pas un accident militaire mais le signe d'une France gagnée par la médiocrité nivelante : contre cette pente, Renan appelle à relever la nation par l'éducation, le sérieux et une aristocratie de l'intelligence.
Premier essai de Charles Maurras, publié chez Champion en 1898 en pleine affaire Dreyfus. À travers Chateaubriand, Michelet et Sainte-Beuve, il diagnostique trois idées qui ont désorganisé la France moderne - le prestige du passé, la démocratie exaltée, le pouvoir des lettrés - et esquisse déjà sa contre-proposition : l'ordre, la raison et la tradition.
Rédigé le 12 février 1974, le jour où Soljenitsyne est arrêté avant d'être expulsé d'URSS, Ne mentez pas ! est un appel aux peuples soumis au mensonge d'État. Le régime totalitaire tient par le mensonge auquel chacun est sommé de participer ; la riposte commence par un refus personnel : « Que le mensonge règne, mais pas par moi. »
Premier ouvrage majeur de Carl Schmitt, publié en allemand en 1919. Le romantisme politique de Novalis, Adam Müller ou Friedrich Schlegel n'y est pas une doctrine mais une attitude, l'occasionalisme : le romantique fait de la réalité un prétexte à ses états d'âme, sublime la décision en discussion sans fin - et fuit la chose sérieuse de la politique, la décision.
Publié chez Pauvert en 2019, Histoire de ta bêtise est à la fois roman de formation et autoportrait politique de François Bégaudeau. En revisitant ses années de lycéen maoïsant, de professeur puis d'écrivain, il raconte comment on hérite d'un camp avant de le choisir, et comment les certitudes reçues et les conformismes de milieu gouvernent les vies engagées - la gauche française vue de l'intérieur.
Premier essai de Salomé Saqué, journaliste grand reporter, publié chez Payot en 2024. Sa thèse : l'extrême droite ne progresse pas seulement dans les urnes, elle a gagné une bataille culturelle dans les médias et le vocabulaire du débat public. Enquêtant sur les chaînes d'information et les cercles du pouvoir, elle décrit une droitisation de l'espace public et appelle à organiser la résistance intellectuelle.
Publié chez Plon en 1927, Défense de l'Occident fit aussitôt d'Henri Massis, proche de Maurras, le porte-parole d'une génération inquiète pour la civilisation européenne. L'Occident, héritage gréco-latin et chrétien de l'ordre et de la mesure, y est présenté comme menacé de l'intérieur par le subjectivisme et le matérialisme, et de l'extérieur par le bolchevisme et les mystiques de la dissolution.
Premier essai de Thibault Mercier, publié en 2019 aux éditions de l'Institut Iliade. Sa thèse : la discrimination n'est pas le mal absolu dénoncé par le conformisme contemporain, mais l'acte élémentaire de la pensée - distinguer, choisir, préférer. En criminalisant toute distinction, l'antiracisme institutionnel interdit aux sociétés européennes de se définir, et donc de se défendre.
Livre le plus connu de David Engels, historien belge de la Rome antique, publié en 2019. Le déclin de l'Europe n'y est pas une hypothèse mais un fait démographique, culturel et politique qu'aucune politique ne renversera. La vraie question devient : comment y vivre ? Engels esquisse une éthique de la résistance intérieure, héritière des sages de la décadence romaine.
Ouvrage d'Edmund Burke publié le 1er novembre 1790, alors que la Révolution française ne fait que commencer. Le philosophe irlando-britannique y en prédit la dérive sanglante et y défend, face à la raison abstraite, la valeur des traditions et des institutions héritées. Texte fondateur du conservatisme moderne.
Conférence prononcée par Ortega y Gasset à l'université libre de Berlin en 1949, dans une Europe en ruines déjà coupée en deux (traduction française de Jean Canavaggio, Bartillat, 2023). Sa thèse : les nations européennes sont devenues trop étroites pour l'histoire qui s'ouvre ; l'Europe ne survivra comme sujet historique qu'en dépassant les souverainetés nationales.
Parue en 1796 à Constance, alors que Bonald est émigré, cette Théorie est le premier grand système de la pensée contre-révolutionnaire française. L'homme ne se fait pas lui-même : il est un être de société, et la société ne tient que par un pouvoir de source divine. Monarchie, famille et religion forment un seul ordre ; en voulant refonder la société sur la volonté des individus, la Révolution a détruit les conditions mêmes de toute société.
Classique de Georges Sorel paru en 1908 chez Marcel Rivière, écrit au moment des Réflexions sur la violence. Il y démonte la religion du progrès : l'idée que l'histoire irait d'elle-même vers le mieux est une idéologie de la classe dominante, qui flatte l'optimisme bourgeois et masque la décadence réelle.
Manifeste politique d'Arthur Moeller van den Bruck paru en 1919 chez Piper, dans l'Allemagne défaite de l'après-Armistice. L'histoire y oppose les jeunes peuples, encore capables de volonté et de croissance, aux vieux peuples installés dans leurs empires : l'Allemagne humiliée mais jeune doit inventer sa propre révolution, nationale et sociale, contre le libéralisme des vainqueurs.
Thèse d'Armin Mohler parue en 1950, devenue la référence sur la nébuleuse de la Révolution conservatrice allemande. Entre 1918 et 1932 s'est formée une famille de pensée ni réactionnaire ni nazie - jeunes-conservateurs, révolutionnaires nationaux, mouvement bündisch, populistes - unie par le refus du libéralisme, du parlementarisme et de l'esprit de 1789, de Jünger à Schmitt.
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