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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Le tome 4 de la série C'était le XXe siècle d’Alain Decaux, publié en 1999. Ce volume couvre l’après-guerre (1947-1963), période de Guerre froide intense entre États-Unis et URSS. Alain Decaux, historien et conteur talentueux, raconte sous forme d’épisodes marquants les grands événements et drames qui ont mobilisé l’opinion mondiale : l’affaire de l’Exodus (survivants de la Shoah), la mort de Staline, la crise de Suez (1956), le détournement de l’avion de Ben Bella, l’insurrection de Budapest (1956), le 13 mai 1958 en Algérie, la crise des missiles de Cuba (1962) et l’assassinat de John F. Kennedy (1963). Écrit dans un style vivant et narratif, le livre mêle anecdote, analyse et émotion pour faire revivre ces moments décisifs qui ont failli plonger le monde dans une troisième guerre mondiale. Un regard captivant sur l’accélération de l’histoire au milieu du XXe siècle.
Aucune des histoires que contient ce livre n'aurait pu exister hors du climat né de la dernière guerre. Telle est la raison qui conduit Alain Decaux à qualifier celle-ci d'absolue. Qu'on en juge : responsables du massacre de la totalité des officiers polonais capturés en 1939, les Soviétiques en attribuent délibérément la responsabilité aux Allemands et soutiennent ce mensonge d'Etat pendant près de cinquante ans. En Allemagne, face au silence assourdissant qui entoure le génocide, c'est un SS qui tente de le dénoncer. Le truand Lafont recrute dans une prison les membres de la Gestapo française, tandis que le docteur Petiot, assassin de gens pourchassés par les Allemands, se campe à la Libération en héros de la Résistance. Ce n'est pas un collaborateur qui est à l'origine de l'arrestation de Jean Moulin, mais un résistant. Les savants qui ont fait éclater la première bombe atomique dans un désert s'acharnent pour qu'elle ne soit pas lancée sur le Japon...Dans ce volume : Katyn ou le mensonge, Mers el-Kébir, Monsieur Lafont, de la Gestapo française, Le SS qui hurlait contre le génocide, La tragédie du "Laconia", Jean Moulin : le piège de Caluire, Mussolini s'évade, Les chaudières du docteur Petiot, L'homme d'Hiroshima, Hiro-Hito : le grand combat pour la paix.
Suivant la manière de Bainville, le sujet est traité sans idée préconçue, en privilégiant l'explication synthétique par rapport à la narration détaillée. À son époque, semblable en cela à la nôtre, Napoléon et l'Empire gardaient des nostalgiques de l'”homme de la nation” conciliant un pouvoir fort avec les idées de la Révolution. Aussi, l'historien fait-il utilement justice de la mythologie impériale pour faire apparaître le personnage, sa situation dans la période, ses forces et ses faiblesses.Du portrait hallucinant de vérité qu'il en brosse, tout contre-révolutionnaire conséquent tirera l'horreur d'un homme que l'ambition, et l'entêtement ont porté sa patrie à un effort démesuré où elle a manqué se briser.
Alberto Angela, paléontologue et présentateur de vulgarisation scientifique devenu l'auteur historique le plus lu d'Italie, reconstitue dans ce livre une journée ordinaire de la vie quotidienne à Rome vers l'an 115 après Jésus-Christ, au sommet de la puissance impériale sous le règne de Trajan. Ce choix narratif audacieux – adopter l'échelle du quotidien plutôt que celle des grandes batailles et des empereurs – permet une immersion inédite dans la réalité vécue des Romains de toutes conditions sociales. Dès l'aube, le lecteur accompagne patriciens, affranchis, esclaves et marchands dans leurs déambulations à travers les rues encombrées de l'Urbs, ses insulae surpeuplées, ses thermes luxueux, ses tabernae animées et ses cérémonies religieuses. Angela mêle avec habileté les données archéologiques les plus récentes aux témoignages des auteurs antiques, transformant les vestiges matériels en scènes de vie palpables. Son approche novatrice fait la part belle aux anonymes – la plupart des habitants de Rome – plutôt qu'aux grands personnages dont l'histoire politique a retenu les noms. Les structures sociales, les inégalités criantes, les pratiques alimentaires, les croyances religieuses, les divertissements et les violences du quotidien apparaissent ainsi dans leur épaisseur concrète. Cette fresque vivante et érudite, accessible à tous sans jamais sacrifier la rigueur documentaire, restitue avec une rare efficacité la densité humaine de la civilisation romaine dans son apogée impériale.
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