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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Dans Macron président, la fin de l'innocence, un documentaire à sa gloire diffusé sur France 3, le président de la République Emmanuel Macron dit à propos de la Commune : « Versailles, c'est là où la République s'était retranchée quand elle était menacée ». Les communards ont affublé Thiers, le boucher de la Commune, d'un certain nombre de sobriquets : Adolphe-le-Petit, Général Boum, Coeur Saignant, Obus 1er, Crapaud Venimeux, Tamerlan à Lunettes, César en raccourci, Satrape de Seine-et-Oise, Petit Jean-Foutre, Général Tom Pouce, Croquemort de la Nation. Chez Jules Vallès il y avait aussi : « Foutriquet ». Michel Onfray Dans la pure tradition du libelle politique, Michel Onfray ose un portrait irrévérencieux d'Emmanuel Macron et dresse un bilan sans concession du quinquennat de l'« en même temps ». Cet essai mordant et drôle offre aussi, à l'heure des présidentielles, une édifiante radioscopie de notre société et de la faillite de sa classe politique. Indispensable à quiconque entend voter... ou pas.
Michel Onfray réexamine la figure de Jésus à travers la thèse mythiste, largement ignorée par les théologiens. Il soutient que Jésus n’a pas existé historiquement et qu’il s’agit d’un “Logos” façonné à partir de traditions religieuses antérieures, surtout celles de l’Ancien Testament. Les récits évangéliques – nativité, miracles, paraboles, résurrection – sont analysés comme des constructions symboliques et non des faits. L’auteur critique aussi la formation du judéo-christianisme et les tentatives jugées frauduleuses d’étayer l’existence physique de Jésus par des reliques comme le Suaire de Turin. Il conclut que la force de Jésus tient à sa postérité textuelle et esthétique plutôt qu’à une réalité historique.
" Conquise, la Gaule a perdu la parole. Sa mémoire était tout entière dans le souvenir inquiet qu'en avaient gardé ceux qui l'avaient soumise. Rome a fait oublier la Gaule. Puis on a cru la reconnaître dans les "Sauvages" de l'Amérique, ou bien reflétant, à distance, notre image : celle de "nos ancêtres les Gaulois". Les découvreurs qui ont exhumé ses vestiges à partir de la fin du XIXe siècle, ont été surpris de la voir livrer des créations subtiles et magnifiques, que l'on croyait trop belles pour elle. Il a fallu attendre les surréalistes, comme André Breton, pour que l'on prenne la mesure de la force d'expressivité et de l'originalité de l'art gaulois. Nous y reconnaissons maintenant la marque d'une pensée et d'un savoir, voisin de celui de la science grecque. " L.O. Retraçant les réinventions successives dont les " Gaulois " ont fait l'objet depuis l'époque de César, Laurent Olivier remonte le fil du temps pour s'approcher au plus près d'un monde disparu, celui des Celtes. Laurent Olivier est archéologue, conservateur en chef des collections d'archéologie celtique et gauloise du musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye. Auteur de nombreuses publications scientifiques, il a publié au Seuil Le Sombre Abîme du temps, mémoire et archéologie (2008).
Cet ouvrage propose une exploration complète de l'histoire du continent africain, depuis les premières civilisations jusqu'à nos jours. Il aborde les grandes périodes historiques, les dynamiques politiques, économiques et culturelles qui ont façonné l'Afrique. L'auteur met en lumière les interactions entre l'Afrique et le reste du monde, tout en soulignant les spécificités locales. Il insiste notamment sur l’impact déterminant des transformations climatiques préhistoriques, sur la conquête et l’islamisation de l’Afrique du Nord, sur l’essor des grands empires sahéliens et sur les effets cumulatifs des trois traites esclavagistes. L’analyse se poursuit avec l’impérialisme du XIXe siècle et le partage du continent à Berlin, puis avec la décolonisation rapide après 1960 et les défis posés par des frontières héritées de l’époque coloniale. Enfin, l’ouvrage montre comment, depuis la fin de la Guerre froide, la réaffirmation des identités ethniques et l’importation de modèles politiques occidentaux ont engendré des tensions contemporaines qui structurent encore la vie politique africaine.
André Piganiol, historien français spécialiste de l'Antiquité romaine, offre dans cet ouvrage de synthèse une fresque complète de l'histoire de Rome depuis ses origines légendaires jusqu'à la chute de l'Empire d'Occident en 476. Alliant érudition philologique et sens de la narration, Piganiol guide le lecteur à travers les grandes phases de l'histoire romaine : la monarchie primitive, la République aristocratique et ses crises, l'Empire augustéen et sa stabilisation, les dynasties successives et leurs vicissitudes, la crise du IIIe siècle et la transformation tardive de l'Empire. Piganiol accorde une attention particulière aux structures institutionnelles, économiques et sociales qui ont permis à Rome de construire un empire méditerranéen durable, mais aussi aux tensions internes et aux pressions extérieures qui ont progressivement érodé cette construction monumentale. Sa lecture de la chute de Rome est nuancée : il refuse les explications monocausales au profit d'une analyse complexe mêlant facteurs militaires, économiques, démographiques et culturels. L'ouvrage reste une synthèse de référence par la clarté de son exposé et la solidité de son érudition, même si les découvertes archéologiques et historiographiques ultérieures ont enrichi ou nuancé certaines de ses analyses. Une introduction solide et complète pour quiconque souhaite comprendre l'une des civilisations les plus influentes de l'histoire humaine.
Paul Veyne, historien antiquisantet membre de l'Académie française, réunit dans ce recueil une série d'essais et de leçons qui illustrent sa conception singulière de l'histoire ancienne : un regard à la fois savant et étonné sur les façons de penser et de vivre des Anciens, radicalement différentes des nôtres. Veyne excelle à restituer l'étrangeté du passé sans l'anachronisme : il ne projette pas nos catégories modernes sur les Grecs et les Romains, mais cherche à comprendre leur logique propre, leurs évidences et leurs angles morts. Ces essais abordent des thèmes variés : la sexualité antique, la religion romaine, le stoïcisme comme art de vie, la conception du bonheur chez les Anciens, le rapport à la mort et à la mémoire. Veyne montre comment ces sociétés ont construit des systèmes cohérents de représentation du monde qui n'ont ni la même logique ni les mêmes priorités que les nôtres. Son écriture, remarquablement claire et souvent ironique, rend accessibles des questions d'histoire intellectuelle habituellement réservées aux spécialistes. À l'école des Anciens constitue une invitation à la philosophie pratique autant qu'à l'histoire : ces penseurs du passé, en nous montrant que d'autres manières de vivre ont été possibles, élargissent notre imagination du présent et de l'avenir.
Frédéric Hermel vit en Espagne depuis près de trente ans mais reste profondément attaché à ses racines : la France et son Pas-de-Calais natal. Exilé volontaire, il visite dans cet ouvrage les petits et grands trésors de notre pays, ces merveilles du quotidien qui marquent notre différence mais que, souvent, nous ne savons plus voir ni apprécier. Chaque chapitre est construit comme un tableau dans lequel l’auteur brosse avec tendresse le portrait d’une particularité typiquement française : les bals du 14 Juillet, la passion du pain, le vouvoiement, le parfum, mais aussi les poèmes de Victor Hugo qu’on apprend à l’école ou l’attente fébrile du passage du Tour de France... Tous ces tableaux forment un musée imaginaire dans lequel le lecteur déambule le cœur léger. Un hymne vibrant à la France et à ses innombrables beautés.
Bryan Ward-Perkins, historien médiéviste à Oxford, s'engage dans ce livre contre la tendance historiographique qui a relativisé la chute de Rome en la présentant comme simple « transformation » pacifique plutôt que comme catastrophe réelle. En mobilisant des données archéologiques – niveaux de vie, production céramique, taille des bâtiments, présence d'animaux domestiques – Ward-Perkins démontre que la fin de l'Empire romain d'Occident a bien constitué une rupture dramatique dans les conditions matérielles d'existence de la population. La complexité économique, la spécialisation du travail, l'alphabétisation, la qualité de la construction : tous ces indicateurs s'effondrent de manière spectaculaire entre le Ve et le VIIe siècle dans les régions anciennement romaines. Cette régression n'est pas simplement culturelle ou institutionnelle : elle affecte concrètement la vie quotidienne de millions de personnes. Ward-Perkins réhabilite ainsi la notion de « Dark Ages » que les historiens postmodernes avaient voulu bannir comme eurocentrique. Son argumentation rigoureusement empirique constitue une leçon de méthode historique : contre les constructions idéologiques qui colorent l'interprétation du passé, il rappelle que les sociétés humaines peuvent effectivement régresser et que cette régression a des conséquences humaines bien réelles.
Les maudits de l'histoire " Il est remarquable que la dictature soit à présent contagieuse, comme le fut jadis la liberté. " Paul Valéry, Regards sur le monde actuel Si la dictature est aussi ancienne que l'histoire, le phénomène prend un tournant majeur au sortir de la Première Guerre mondiale avec l'avènement des totalitarismes soviétique et fasciste, avant que la crise de 1929 ne favorise le triomphe du nazisme. Quatre générations durant, sur tous les continents, des régimes hantés par l'idéologie vont faire régner un ordre de fer, présidant aux guerres et exterminations d'un siècle barbare qui a retourné le progrès contre l'humanité. Cette forme absolue de l'absolutisme est orchestrée par des chefs impitoyables et cruels, tous jouant par essence un rôle prépondérant au sein d'un régime qu'ils marquent au fer rouge de leur empreinte. Leurs profils et leurs caractères sont différents, souvent opposés, mais ils communient dans une même soif de pouvoir fondée sur la banalisation de la terreur, une même défiance envers leurs semblables et le mépris le plus profond de la vie humaine et, plus largement, de toute forme de liberté. Pour la première fois est ici brossé le portrait des plus édifiants d'entre eux, qu'ils soient célèbres, méconnus ou oubliés ; vingt-deux portraits d'envergure où l'exhaustivité de l'enquête se conjugue avec l'art narratif des meilleurs journalistes et historiens actuels réunis à dessein par Olivier Guez qui signe une préface magistrale.
"L’Histoire de la sexualité, articulée en trois volumes (La volonté de savoir, L’usage des plaisirs et Le souci de soi), prolonge les recherches entreprises avec L’archéologie du savoir et Surveiller et punir. Michel Foucault concentre ses analyses sur la constellation de phénomènes que nous désignons par le « sexe » et la sexualité. L’axe de cette entreprise n’est pas de s’ériger contre une « répression » de la sexualité afin de la « libérer », mais de montrer comment la vie sexuelle a enclenché une volonté systématique de tout savoir sur le sexe qui s’est systématisée en une « science de la sexualité », laquelle, à son tour, ouvre la voie à une administration de la vie sexuelle sociale, de plus en plus présente dans notre existence.Foucault fait ainsi l’archéologie des discours sur la sexualité (littérature érotique, pratique de la confession, médecine, anthropologie, psychanalyse, théorie politique, droit, etc.) depuis le XVIIIe siècle et, surtout, au XIXe, dont nous héritons jusque dans les postures récentes de « libération sexuelle ». L’attitude de censure et celle d’affranchissement se rencontrent finalement dans le même type de présupposé : le sexe serait cause de tous les phénomènes de notre vie comme il commanderait l’ensemble de l’existence sociale."--
L’Union européenne est en crise, une crise non seulement économique et institutionnelle mais aussi identitaire. Et les années à venir seront décisives pour sa survie en tant qu’acteur politique majeur. Qui parle de « crise identitaire » parle automatiquement de racines culturelles et religieuses. Dans le cas de l’Union, avoir les idéés claires exige de remonter un passé plus que millénaire. C’est dans cette perspective que ce livre s’inscrit en analysant l’importance de la république romaine tardive pour l’identité européenne du XXIème siècle. David Engels propose est une comparaison rigoureuse entre les évènements du monde romain du 1er siècle av JC et l’Europe actuelle. Plus simple d’accès que la grande étude d’Oswald Spengler (Le Déclin de l’Occident, Gallimard), cette comparaison se révèle stupéfiante et renferme certaines clés importantes pour comprendre de nombreux problèmes actuels.
Le tome 4 de la série C'était le XXe siècle d’Alain Decaux, publié en 1999. Ce volume couvre l’après-guerre (1947-1963), période de Guerre froide intense entre États-Unis et URSS. Alain Decaux, historien et conteur talentueux, raconte sous forme d’épisodes marquants les grands événements et drames qui ont mobilisé l’opinion mondiale : l’affaire de l’Exodus (survivants de la Shoah), la mort de Staline, la crise de Suez (1956), le détournement de l’avion de Ben Bella, l’insurrection de Budapest (1956), le 13 mai 1958 en Algérie, la crise des missiles de Cuba (1962) et l’assassinat de John F. Kennedy (1963). Écrit dans un style vivant et narratif, le livre mêle anecdote, analyse et émotion pour faire revivre ces moments décisifs qui ont failli plonger le monde dans une troisième guerre mondiale. Un regard captivant sur l’accélération de l’histoire au milieu du XXe siècle.
Aucune des histoires que contient ce livre n'aurait pu exister hors du climat né de la dernière guerre. Telle est la raison qui conduit Alain Decaux à qualifier celle-ci d'absolue. Qu'on en juge : responsables du massacre de la totalité des officiers polonais capturés en 1939, les Soviétiques en attribuent délibérément la responsabilité aux Allemands et soutiennent ce mensonge d'Etat pendant près de cinquante ans. En Allemagne, face au silence assourdissant qui entoure le génocide, c'est un SS qui tente de le dénoncer. Le truand Lafont recrute dans une prison les membres de la Gestapo française, tandis que le docteur Petiot, assassin de gens pourchassés par les Allemands, se campe à la Libération en héros de la Résistance. Ce n'est pas un collaborateur qui est à l'origine de l'arrestation de Jean Moulin, mais un résistant. Les savants qui ont fait éclater la première bombe atomique dans un désert s'acharnent pour qu'elle ne soit pas lancée sur le Japon...Dans ce volume : Katyn ou le mensonge, Mers el-Kébir, Monsieur Lafont, de la Gestapo française, Le SS qui hurlait contre le génocide, La tragédie du "Laconia", Jean Moulin : le piège de Caluire, Mussolini s'évade, Les chaudières du docteur Petiot, L'homme d'Hiroshima, Hiro-Hito : le grand combat pour la paix.
Suivant la manière de Bainville, le sujet est traité sans idée préconçue, en privilégiant l'explication synthétique par rapport à la narration détaillée. À son époque, semblable en cela à la nôtre, Napoléon et l'Empire gardaient des nostalgiques de l'”homme de la nation” conciliant un pouvoir fort avec les idées de la Révolution. Aussi, l'historien fait-il utilement justice de la mythologie impériale pour faire apparaître le personnage, sa situation dans la période, ses forces et ses faiblesses.Du portrait hallucinant de vérité qu'il en brosse, tout contre-révolutionnaire conséquent tirera l'horreur d'un homme que l'ambition, et l'entêtement ont porté sa patrie à un effort démesuré où elle a manqué se briser.
Alberto Angela, paléontologue et présentateur de vulgarisation scientifique devenu l'auteur historique le plus lu d'Italie, reconstitue dans ce livre une journée ordinaire de la vie quotidienne à Rome vers l'an 115 après Jésus-Christ, au sommet de la puissance impériale sous le règne de Trajan. Ce choix narratif audacieux – adopter l'échelle du quotidien plutôt que celle des grandes batailles et des empereurs – permet une immersion inédite dans la réalité vécue des Romains de toutes conditions sociales. Dès l'aube, le lecteur accompagne patriciens, affranchis, esclaves et marchands dans leurs déambulations à travers les rues encombrées de l'Urbs, ses insulae surpeuplées, ses thermes luxueux, ses tabernae animées et ses cérémonies religieuses. Angela mêle avec habileté les données archéologiques les plus récentes aux témoignages des auteurs antiques, transformant les vestiges matériels en scènes de vie palpables. Son approche novatrice fait la part belle aux anonymes – la plupart des habitants de Rome – plutôt qu'aux grands personnages dont l'histoire politique a retenu les noms. Les structures sociales, les inégalités criantes, les pratiques alimentaires, les croyances religieuses, les divertissements et les violences du quotidien apparaissent ainsi dans leur épaisseur concrète. Cette fresque vivante et érudite, accessible à tous sans jamais sacrifier la rigueur documentaire, restitue avec une rare efficacité la densité humaine de la civilisation romaine dans son apogée impériale.
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