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Le style « Ametora »
En août 1945, les États-Unis d’Amérique, patrie de la tolérance et des lumières de l’humanisme, ont irradié l’empire japonais d’une tout autre lumière : celle de la bombe atomique, qui a transformé en parking poids lourds les villes d’Hiroshima et Nagasaki. La capitulation du Japon a fort logiquement suivi l’aurore radioactive de cette démonstration de barbarie technologique. Les troupes d’occupation américaines se sont installées dans l’archipel, transformant progressivement certaines îles, qu’elles ont marquées de leur présence. Ainsi d’Okinawa, jadis connue pour la longévité et la vie saine de ses habitants, et qui, après des années de présence américaine sur une immense base militaire, est désormais l’île qui compte le plus d’obèses.
Résumé
L'article de Arnaud Florac aborde le style « Ametora », qui émerge dans le Japon des années 60 comme une appropriation de la mode américaine. Ce style, qui inclut des chemises oxford, des mocassins et des jeans, est perçu comme un signe de rébellion par la jeunesse japonaise, tout en étant considéré comme dangereux par les autorités. La rue Miyuki à Ginza devient un épicentre de cette tendance, où les jeunes adoptent ces vêtements pour se démarquer.
Points clés
- Le style « Ametora » est une contraction de « American Traditional ».
- Il représente une rébellion culturelle chez les jeunes Japonais des années 60.
- Les autorités nippones voient ce style comme un indice de dangerosité.
- Le style se normalise et s'intègre dans la culture japonaise au fil des années.
- Des créateurs contemporains s'inspirent de cette tradition pour innover.
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