A Droite

Historien

Niall Ferguson

Niall Ferguson est un historien et écrivain britannique, connu pour ses travaux sur l'histoire économique et la politique mondiale. Il a écrit plusieurs ouvrages influents et est un commentateur régulier sur des questions contemporaines.

1964–•Britannique•1 ouvrage
Économiste

Biographie

Niall Ferguson naît le 18 avril 1964 à Glasgow, en Écosse. Formé à Oxford, où il est fellow, il enseigne à Harvard, puis à la London School of Economics, avant de rejoindre la Hoover Institution de l'Université Stanford. Historien de l'économie et des empires, il s'est fait connaître par une réflexion contre-factuelle et comparative, hostile aux récits convenus.

Son œuvre s'étend de The Pity of War (1998), lecture révisionniste de la Première Guerre mondiale, à The Cash Nexus (2001) sur l'argent et le pouvoir, Empire (2003) et Colossus (2004), comparaison des empires britannique et américain, jusqu'à The Ascent of Money (2008) et Civilization: The West and the Rest (2011), best-sellers mondiaux adaptés en séries télévisées. Il publie aussi la première partie d'une grande biographie autorisée de Henry Kissinger (2015) et Doom: The Politics of Catastrophe (2021).

Commentateur assidu des affaires internationales, il a conseillé des responsables américains et britanniques et défend publiquement le rôle historique des empires libéraux, positions qui lui valent autant d'influence que de polémiques dans le monde académique.

Figure de l'histoire publique anglo-américaine, Ferguson compte parmi les historiens les plus lus de sa génération.

Ouvrages

The Ascent of Money

The Ascent of Money

Niall Ferguson•2008

Niall Ferguson retrace l'histoire de la finance depuis ses origines en Mésopotamie antique jusqu'aux crises contemporaines, en démontrant que l'évolution de la monnaie, du crédit et des instruments financiers constitue le fil rouge essentiel de l'histoire humaine, souvent plus déterminant que les guerres, les révolutions ou les avancées technologiques. Le livre est structuré autour des principaux piliers de la finance moderne : le chapitre sur la monnaie et le crédit explore les débuts du troc, l'invention des pièces, l'essor des banques en Italie du Nord (Médicis) et les bulles spéculatives comme celle de John Law au XVIIIe siècle ; les obligations (bonds) sont analysées via leur rôle dans le financement des États et des guerres (Rothschild finançant Napoléon) ; les actions et marchés boursiers sont illustrés par les premières compagnies à capitaux (hollandaises) et les grandes bulles (South Sea, dot-com) ; l'assurance et la gestion du risque remontent aux origines romaines et aux loteries pour couvrir les risques maritimes ou incendies ; un chapitre sur l'immobilier met en lumière l'importance de la propriété privée pour la démocratie et les bulles immobilières pré-2008 ; enfin, Ferguson examine la « planète finance » globale, où la financiarisation accélérée propulse des pays comme la Chine et l'Inde hors de la pauvreté, tout en générant inégalités et crises récurrentes. L'auteur insiste sur le fait que la finance n'est pas un mal nécessaire mais le moteur de progrès, même si elle reste fragile, cyclique et sujette aux excès humains, et que comprendre son ascension permet de mieux saisir pourquoi les sociétés prospèrent ou s'effondrent.