Ouvrages
Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
Ouvrage
Article de Charles Tiebout publié en 1956 dans le Journal of Political Economy. Sous l'hypothèse de ménages mobiles et informés, les collectivités locales offrant des paniers distincts de services publics, le choix de résidence révèle les préférences comme le ferait un marché. Ce « modèle de Tiebout » est devenu une référence fondatrice de l'économie des finances publiques locales.
Publié en 1982 (traduction française au Seuil, 1999), ce premier essai de Michael Sandel confronte l'idéal rawlsien d'une justice indépendante des conceptions de la vie bonne aux appartenances qui forment les individus. Contre le « moi désencastré » du libéralisme, il défend une compréhension plus profonde de la communauté : un texte fondateur du débat communautarien.
Essai de Jean-Claude Michéa publié en 2002 aux éditions Climats, prolongeant L'Empire du moindre mal. Il y soutient que le socialisme originel, fondé sur la décence commune, a été absorbé par le libéralisme, ce qui rend illusoire tout dépassement du capitalisme « sur sa gauche ». Sélection de l'Institut Iliade.
Publié en 2019 aux éditions du Rocher, cet essai d'Alain de Benoist distingue la critique de la doctrine libérale de toute hostilité aux libertés concrètes. Individualisme, économisme et mondialisation marchande y sont examinés dans leurs effets sur la démocratie et les liens collectifs, pour une approche du politique qui ne se réduit ni au marché ni au clivage gauche-droite.
Traité majeur de Ludwig von Mises, paru en 1949 (Human Action). Partant de l'action intentionnelle, il y fonde la praxéologie : une science déductive des choix, des prix et du calcul économique, qui défend le marché contre la planification. Ouvrage de référence de l'école autrichienne d'économie.
Publié en 1850, quelques mois avant la mort de son auteur, ce texte de Frédéric Bastiat est une leçon d'économie politique en un principe : le mauvais économiste s'en tient à l'effet visible et immédiat d'une mesure, le bon en calcule aussi les effets invisibles, différés, déplacés sur d'autres acteurs. De la vitre cassée aux travaux publics, il y démonte douze sophismes où l'État croit créer la richesse.
Livre le plus lu de Carl Schmitt, paru en 1922. Il s'ouvre sur une formule devenue canonique : « Est souverain celui qui décide de la situation exceptionnelle. » Contre le normativisme de Kelsen, Schmitt soutient que l'ordre juridique repose sur une décision, non sur une norme, et que les concepts de l'État moderne sont des concepts théologiques sécularisés.
Testament intellectuel de Juan Donoso Cortés, paru en 1851, après les révolutions de 1848. Sa thèse : toute question politique est au fond une question théologique. Le socialisme athée pousse la négation jusqu'au bout ; le libéralisme n'est que l'école de la discussion, incapable de décider ; seul le catholicisme offre une réponse complète, parce qu'il affirme.
Publié en 1943, La Source vive est le premier grand roman d'Ayn Rand, avant La Grève. L'architecte Howard Roark refuse de composer avec les goûts de son époque et préfère la ruine à la trahison de son œuvre. À travers son destin, le roman oppose l'intégrité du créateur à l'esprit de conformité, dans l'Amérique des années 1920-1930.
Charles Gave reprend la formule des soldats courageux diriges par des chefs mediocres pour critiquer les elites francaises. Il denonce l incompetence administrative, l etatisme, la gestion economique et la perte de liberte qui, selon lui, brident les energies du pays. L ouvrage defend une vision liberale, entrepreneuriale et souveraine contre la technocratie.
L'œuvre magistrale de Raymond Aron, L'Opium des intellectuels, publiée initialement en 1955. L'auteur y analyse avec finesse la fascination d'une certaine classe pensante pour les idéologies marxistes et les régimes soviétiques. À travers une déconstruction rigoureuse, il examine les mythes politiques de la « Gauche », de la « Révolution » et du « Prolétariat » qui structurent le débat intellectuel français. Aron souligne l'aveuglement de ses pairs face aux crimes totalitaires, au nom d'une prétendue nécessité historique ou d'une religion séculière. En opposant la réalité des faits aux constructions doctrinales, l'ouvrage explore l'aliénation de l'intelligentsia dans sa quête de sens politique. Cette réflexion demeure une critique essentielle du fanatisme idéologique et de la responsabilité morale des intellectuels dans la cité.
Laetitia Strauch-Bonart clarifie ce que peut signifier le conservatisme dans le debat contemporain. Elle distingue tradition, reaction, liberalisme, attachement aux institutions et prudence politique. L ouvrage cherche a rehabiliter une disposition conservatrice non caricaturale, attentive a la transmission, aux limites et aux conditions concretes de la liberte.
Hilaire Belloc critique la concentration capitaliste et la condition salariale moderne, qu il oppose a une societe de proprietaires independants. Dans la tradition distributiste, il defend la diffusion de la propriete, les corps intermediaires et une economie plus enracinée. L ouvrage permet de comprendre une critique catholique et sociale du capitalisme comme du socialisme d Etat.
Une analyse prospective explorant la transition de la société industrielle vers l'ère de l'information. Les auteurs soutiennent que les avancées technologiques, notamment le micro-traitement et la cryptographie, vont radicalement réduire le pouvoir de coercition des États-nations au profit de l'autonomie individuelle. Cette mutation « mégapolitique » annonce l'émergence d'une nouvelle figure, l'individu souverain, capable d'opérer dans un cyberespace affranchi des frontières physiques et des systèmes fiscaux traditionnels. Le livre structure sa réflexion autour de cycles historiques de cinq cents ans, prédisant une désintégration des grandes structures hiérarchiques et une restructuration du monde en juridictions compétitives. Finalement, l'œuvre se veut un guide pour naviguer dans cette révolution de la puissance, où la richesse ne dépendra plus du capital physique mais de la capacité intellectuelle et technologique de chacun.
Jean-Claude Michéa analyse la civilisation libérale comme un projet de pacification sociale né des traumatismes des guerres de religion. Cette idéologie repose sur une neutralité axiologique qui évacue toute morale collective au profit du Droit procédural et du Marché autorégulateur. L'auteur démontre que ce système réduit l'humain à un individu abstrait et égoïste, dont la seule boussole est la poursuite de son intérêt personnel. En déléguant la gestion du monde à des mécanismes techniques, le libéralisme finit par dissoudre la common decency et les liens sociaux traditionnels. Michéa souligne enfin que cette fuite en avant débouche sur un optimisme technologique inquiétant, menaçant l'essence même de notre humanité.
Fukuyama examine si la démocratie libérale marque l'aboutissement de l'évolution politique. La croissance économique ne suffit pas à son raisonnement : le désir de reconnaissance compte aussi. Reste une difficulté interne à cette promesse, celle d'individus satisfaits matériellement mais privés d'un but qui les dépasse.
Dans A Hunter-Gatherer's Guide to the 21st Century, les biologistes évolutionnistes Heather Heying et Bret Weinstein expliquent que notre ère de prospérité inédite coexiste avec un mal-être croissant (solitude, dépression, maladies, divisions sociales) parce que le rythme effréné des changements modernes (« hyper-nouveauté ») dépasse les capacités d’adaptation de notre cerveau et de notre corps, forgés par des millions d’années d’évolution en petits groupes de chasseurs-cueilleurs. Ils analysent divers domaines (alimentation, sommeil, éducation, rôles de genre, parentalité, etc.) à travers le prisme de l’évolution, critiquent les dérives de la société actuelle et proposent des principes scientifiques pour mieux aligner notre vie sur nos adaptations ancestrales, afin de réduire cette dissonance et d’améliorer notre bien-être. Le ton est provocateur, assumant des positions souvent contraires aux discours dominants contemporains.
Camus présente dans cet essai majeur une pensée de la révolte comme seule réponse authentique face à l'absurde condition humaine. Face au silence du monde et à l'indifférence de l'univers, l'homme ne peut se résigner à la passivité : il affirme sa liberté en se révoltant. Cette révolte diffère fondamentalement de la résignation ou de l'acceptation, elle incarne une affirmation existentielle qui dit non sans renoncer, qui refuse en restant affirmative. Camus distingue rigoureusement entre la révolte authentique et la révolution totalitaire qui la pervertit. La révolution, en cherchant à réaliser idéologiquement l'absolu, perd de vue le mouvement révolté initial et sombre dans le nihilisme, justifiant le meurtre de masse au nom de l'utopie. L'histoire du XXe siècle incarne précisément cette tragédie : la révolte contre l'oppression s'est transformée en systèmes policiers et camps de concentration. L'auteur déplore comment l'élan révolté originel s'est corrompu en rationalisations de la violence politique. Camus trace une généalogie des révoltes historiques, de la Révolution française aux mouvements contemporains, montrant comment chacune a glissé de l'affirmation éthique vers la domination autoritaire. L'Homme révolté appelle à une révolte perpétuelle refusant la révolution, acceptant la limite morale et la finitude humaine. Cet essai inaugura des polémiques majeures avec Sartre et l'existentialisme, Camus défendant l'absurde contre l'engagement totalitaire.
Et si l’on retournait aux sources de l’économie classique pour penser et trouver des réponses à la situation économique actuelle ? Paru pour la première fois en 1962, Capitalisme et Liberté est l’un des ouvrages clés de la pensée économique. Écrit sans jargon, il est surtout le premier livre d’économie accessible à tous. Dans ce livre, Milton Friedman défend la liberté économique comme condition nécessaire à toute liberté politique. Il y présente sa propre vision du libéralisme et son analyse pointue est encore et toujours d’actualité. Cela fait de cet ouvrage l’un des livres incontournables du XXe siècle. « L’un des livres les plus influents depuis la Seconde Guerre mondiale. » The Times Literary Supplement « Qu’on partage ou non les idées de Milton Friedman, la lecture de ce livre roboratif est un must pour tout citoyen curieux et intéressé par la réflexion et par des propositions sur la vie de la Cité. Même et peut-être surtout si elles sortent des chemins battus et ne sont pas toujours politiquement correctes, du moins dans notre pays. » André Fourçans, professeur d’Économie à l’ESSEC
La 4e de couverture indique : "Semblable au pauvre Orphée, le nouvel Adam libéral est condamné à gravir le sentier escarpé du "Progrès" sans jamais pouvoir s'autoriser le moindre regard en arrière. Voudrait-il enfreindre ce tabou - "c'était mieux avant" - qu'il se verrait automatiquement relégué au rang de Beauf, d'extrémiste, de réactionnaire, tant les valeurs des gens ordinaires sont condamnées à n'être plus que l'expression d'un impardonnable "populisme". C'est que Gauche et Droite ont rallié le mythe originel de la pensée capitaliste : cette anthropologie noire qui fait de l'homme un égoïste par nature. La première tient tout jugement moral pour une discrimination potentielle, la seconde pour l'expression d'une préférence strictement privée. Fort de cette impossible limite, le capitalisme prospère, faisant spectacle des critiques censées le remettre en cause. Comment s'est opérée cette, double césure morale et politique ? Comment la gauche a-t-elle abandonné l'ambition d'une société décente qui était celle des premiers socialistes ? En un mot, comment le loup libéral est-il entré dans la bergerie socialiste ? Voici quelques-unes des questions qu'explore Jean-Claude Michéa dans cet essai scintillant, nourri d'histoire, d'anthropologie et de philosophie. »
Jean-Claude Michéa entreprend dans ce travail critique une déconstruction systématique des fondements idéologiques du libéralisme moderne, système dominant qui s'est progressivement imposé comme horizon politique indépassable. Loin de limiter son analyse aux seules dimensions économiques, Michéa démêle comment les principes libéraux ont imprégné les structures politiques, sociales et culturelles des sociétés contemporaines, redéfinissant en profondeur la conception même de l'individu et de la communauté. L'auteur met en évidence les paradoxes internes et les contradictions substantielles du projet libéral : comment une doctrine prétendument universaliste produit concrètement des inégalités croissantes ; comment la promesse de liberté coexiste avec de nouvelles formes de domination ; comment la neutralité affichée dissimule en réalité des présupposés philosophiques considérables sur la nature humaine. Cette approche critique ne demeure pas qu'académique mais s'attache à montrer les conséquences tangibles du libéralisme sur la vie quotidienne, les liens sociaux et les capacités d'autodétermination collective. Michéa propose une réflexion profonde invitant le lecteur à interroger les évidences du système auquel nous sommes soumis et à envisager d'autres voies possibles.
Ce Tome 5 poursuit la Contre-Histoire de la philosophie en déplaçant le centre de gravité : après les matérialistes, libertins et Lumières radicales, Onfray s’intéresse au XIXe siècle et à la manière dont l’hédonisme peut devenir une doctrine sociale. Il commence par une précision sémantique : l’eudémonisme (du grec eudaimonia, « bonheur ») désigne les philosophies qui font du bonheur le but ultime de la vie humaine et, plus largement, le principe directeur de toute organisation sociale. L’introduction (“Stupide XIXe siècle ?”) annonce une relecture critique de ce siècle souvent réduit à l’industrialisation, au moralisme et aux grands récits idéologiques.
« La France est plus que jamais coupée en deux : non pas la droite et la gauche, non pas les libéraux et les anti-libéraux, non pas les progressistes et les souverainistes, mais d'une part ceux sur lesquels s'exerce le pouvoir, que je nomme le peuple, et d'autre part ceux qui exercent le pouvoir, les élites comme il est dit. Soyez résolus de ne plus servir et vous voilà libres ! Ce mot de La Boétie doit devenir l'impératif catégorique d'une gauche libertaire et populaire, populiste même si l'on veut, car il n'y a que deux côtés de la barricade, et je ne crains pas de dire que j'ai choisi le camp du peuple contre le camp de ceux qui l'étranglent. » Michel Onfray
L'ouvrage de Robert Nozick, Anarchie, État et Utopie, constitue une puissante remise en question philosophique des positions politiques et sociales les plus répandues de notre époque : libéralisme, socialisme et conservatisme. « Les individus ont des droits », écrit Nozick dès sa première phrase, « et il existe des actes qu'aucune personne ni aucun groupe ne peut commettre à leur encontre sans violer ces droits.» L'ouvrage qui suit est une défense à la fois nuancée et passionnée des droits de l'individu face à ceux de l'État. L'auteur soutient que l'État n'est justifié que lorsqu'il est strictement limité à la protection contre la violence, le vol et la fraude, ainsi qu'à l'exécution des contrats. Toute intervention étatique plus étendue, démontre-t-il, violera inévitablement les droits individuels. Parmi les nombreux apports de cet ouvrage figurent une nouvelle théorie importante de la justice distributive, un modèle d'utopie et une intégration de l'éthique, de la philosophie du droit et de la théorie économique en une position profonde en philosophie politique qui alimentera les débats pendant de nombreuses années.
Page 1 / 2 - 24 affichés sur 26