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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Taha Bouhafs revient sur son parcours de journaliste militant, ses combats politiques et son rapport aux classes populaires issues de l immigration. Le livre defend une parole de gauche radicale contre le mepris social, les violences policieres et les exclusions symboliques. Il mele autobiographie, prise de position et plaidoyer pour ceux que le debat public designe comme invisibles ou illegitimes.
Raymond Aron critique les illusions politiques d une partie des intellectuels francais fascines par le marxisme, la revolution et le sens suppose de l histoire. Il oppose l esprit critique liberal aux religions seculieres qui justifient la violence au nom de l avenir. Texte classique de la pensee antitotalitaire, il interroge la responsabilite morale des intellectuels.
Francois Ruffin raconte son experience de depute-reporter ancre en Picardie, entre assemblee nationale, luttes sociales, rencontres locales et satire politique. Le livre adopte une forme narrative et illustree proche du reportage graphique pour suivre les classes populaires, les ouvriers, les coleres territoriales et les contradictions de la representation politique.
Papacito transpose son univers de satire politique et de provocation viriliste dans un recit graphique dirige contre la gauche militante. Le livre melange humour de combat, caricature, references guerrieres et imaginaire identitaire. Il fonctionne comme un objet de propagande satirique plus que comme un essai classique, avec une mise en scene volontairement outranciere des conflits culturels contemporains.
Dans cet essai polémique, Adrien Abauzit (avocat et auteur catholique traditionaliste) développe la thèse selon laquelle la gauche contemporaine constitue une forme de pathologie mentale collective. Selon l’auteur, cette « maladie » se caractérise par une négation systématique du réel, une hystérie idéologique (illustrée par Black Lives Matter, l’écologie politique ou les dérives progressistes) et un conditionnement permanent des esprits via les médias, les institutions, le marché et ce qu’il nomme la « secte conciliaire ». Abauzit affirme que la gauche plonge ses adeptes dans une spirale de déni et de destruction des fondements traditionnels de la société française. L’ouvrage se veut à la fois diagnostic et appel à une reconquête intellectuelle et politique pour « éradiquer » cette pathologie.
Xavier Moreau propose un requisitoire contre l histoire et l influence politique de la gauche francaise. Le livre revient sur ses alliances, ses mythes, ses violences symboliques ou reelles, et sur ce que l auteur presente comme ses echecs economiques, sociaux et culturels. Il s agit d un pamphlet de droite qui cherche a retourner contre la gauche le vocabulaire du bilan moral et historique.
Dans cet essai court et percutant, le philosophe et sociologue Geoffroy de Lagasnerie interroge l’échec récurrent des forces de gauche et progressistes depuis plusieurs décennies. Il part d’un constat simple : la gauche perd la plupart des combats qu’elle engage, stagne ou régresse, et vit une expérience généralisée d’impuissance politique. Lagasnerie distingue deux attitudes : **s’exprimer** (manifester, pétitionner, débattre, témoigner) et **agir** (produire des effets concrets et immédiats sur le réel). Selon lui, une grande partie du militantisme contemporain s’est transformée en pure communication symbolique, sans véritable capacité de transformation. Il appelle à repenser les stratégies politiques en privilégiant l’efficacité, l’action directe et le conflit assumé, plutôt que la conformité morale ou l’indignation stérile. L’ouvrage propose une réflexion sur les conditions d’une véritable puissance politique pour les forces émancipatrices.
Dans cet ouvrage d’enquête, le journaliste américain Andy Ngo (fils de réfugiés vietnamiens) documente le fonctionnement, l’idéologie et les actions du mouvement antifa aux États-Unis. S’appuyant sur des infiltrations, des reportages de terrain (notamment dans la zone autonome de Capitol Hill à Seattle en 2020) et des faits précis, il décrit un réseau militant imprégné d’idéologie marxiste, anti-américaine, souvent armé, pratiquant la violence, l’intimidation et le pillage sous couvert de manifestations (surtout pendant les émeutes Black Lives Matter après la mort de George Floyd). Ngo dénonce aussi le rôle des médias mainstream et d’une partie de la gauche démocrate qui, selon lui, ont minimisé ou nié l’existence et la dangerosité de ce mouvement. L’auteur y voit une menace organisée contre l’État de droit et les libertés américaines.
Jean-Claude Michéa analyse la civilisation libérale comme un projet de pacification sociale né des traumatismes des guerres de religion. Cette idéologie repose sur une neutralité axiologique qui évacue toute morale collective au profit du Droit procédural et du Marché autorégulateur. L'auteur démontre que ce système réduit l'humain à un individu abstrait et égoïste, dont la seule boussole est la poursuite de son intérêt personnel. En déléguant la gestion du monde à des mécanismes techniques, le libéralisme finit par dissoudre la common decency et les liens sociaux traditionnels. Michéa souligne enfin que cette fuite en avant débouche sur un optimisme technologique inquiétant, menaçant l'essence même de notre humanité.
« Que peut bien signifier aujourd’hui le vieux clivage droite-gauche tel qu’il fonctionne depuis l’affaire Dreyfus ? Il me semble que c’est avant tout le refus de remettre cette question en chantier – et de tirer ainsi les leçons de l’histoire de notre temps – qui explique en grande partie l’impasse dramatique dans laquelle se trouvent à présent tous ceux qui se reconnaissent encore dans le projet d’une société à la fois libre, égalitaire et conviviale. Dans la mesure, en effet, où la possibilité de rassembler le peuple autour d’un programme de sortie progressive du capitalisme dépend, par définition, de l’existence préalable d’un nouveau langage commun – susceptible, à ce titre, d’être compris et accepté par tous les « gens ordinaires » –, cette question revêt forcément une importance décisive. Je vais donc essayer d’expliquer pour quelles raisons j’en suis venu à estimer que le nom de gauche – autrefois si glorieux – ne me paraît plus vraiment en mesure, aujourd’hui, de jouer ce rôle fédérateur ni, par conséquent, de traduire efficacement l’indignation et la colère grandissantes des classes populaires devant le nouveau monde crépusculaire que les élites libérales ont décidé de mettre en place. » Adaptation : Studio Flammarion ODILE CHAMBAUT / ATELIER MICHEL BOUVET
Éric Naulleau et Michel Onfray sont deux hommes de gauche qu'une prétendue gauche n'aime pas. Ils ne souscrivent ni au marché qui fait la loi ni au fouet qui s'y substituerait. Ils ne pensent pas que la gauche ait pour fonction de diluer la Nation dans une Europe libérale travaillant à l'Empire, ni que le wokisme, la cancel culture, l'islamo-gauchisme, la location d'utérus et la vente d'enfants constituent l'horizon indépassable de la gauche contemporaine. L'un et l'autre ne font leur deuil ni du peuple old school, ni de l'École républicaine, ni du régalien, ni du service public, ni de l'intérêt général, ni des humanités, ni de la culture classique. Leur échange exerce un droit d'inventaire pour ranimer un héritage dont Proudhon et Jaurès n'auraient pas à rougir. Un quelque chose qui se nomme socialisme et qui n'a rien à voir avec le marxisme.
La moitié des Français expriment un mal-être au travail. Une organisation néo-taylorienne soumise au rendement financier est en train de détruire notre monde commun. Cette machine à extraire le profit écrase le travail vivant : celui qui mobilise notre corps, notre intelligence, notre créativité, notre empathie et fait de nous, dans l'épreuve de la confrontation au réel, des êtres humains. Contre les " réformes " néolibérales du travail, on a raison de lutter. Mais pour défendre les conquêtes du salariat et prendre soin du monde, il nous faut repenser le travail. Nous avons besoin d'un souffle nouveau, d'un " avenir désirable ". La liberté, l'autonomie, la démocratie au travail, doivent être replacées au cœur de toute politique d'émancipation. La gauche politique et syndicale a trop longtemps privilégié le pouvoir d'achat au pouvoir d'agir dans le travail. Paradoxalement, les innovations dans ce domaine sont d'abord venues des managers : " l'entreprise libérée " inspire des initiatives patronales souvent futiles et parfois stimulantes. Des consultants créatifs proposent des modèles " d'entreprise autogouvernée " plus audacieux que les rêves autogestionnaires les plus fous. Mais surtout, des expériences multiples fleurissent un peu partout inspirées du travail collaboratif, du care, de la construction du commun, qui sont autant d'écoles d'une démocratie refondée. Et si on libérait le travail, vraiment ? C'est possible : ce livre en fait la démonstration !
Francois Begaudeau propose un texte bref et combatif sur la joie comme force politique et existentielle. Contre les passions tristes, le ressentiment et la posture victimaire, il defend une maniere d habiter le monde par l intensite, le desir et l action collective. L ouvrage prolonge ses reflexions sur la classe, la gauche et les affects politiques, dans un style direct et personnel.