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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Vera Nikolski conteste l idee selon laquelle le feminisme serait le principal moteur de l emancipation des femmes. Elle met l accent sur le role de la technique, de l energie, de la medecine, de la contraception et de l economie moderne. L essai propose une lecture materialiste des transformations feminines et interroge ce que deviendra l emancipation dans un monde de contraintes ecologiques et energetiques.
Charlotte Belaich et ses coauteurs enquêtent sur des accusations de violences sexuelles, de pouvoir et de silence dans un milieu politique et militant. Le livre interroge les mecanismes de protection collective, les loyautes partisanes et la difficulte des victimes a faire entendre leur parole. Il s inscrit dans le sillage de #MeToo politique et des debats sur les violences sexistes.
Lucile Peytavin soutient que la socialisation masculine produit un cout collectif massif, visible dans la criminalite, les violences, les comportements a risque et les depenses publiques associees. L essai mobilise statistiques et argumentaire feministe pour chiffrer les consequences sociales de la virilite. Il plaide pour une transformation de l education des garcons et des normes de masculinite.
Dany-Robert Dufour analyse la question trans comme symptome d une mutation anthropologique plus large: primat du desir individuel, puissance de la technique et effacement des limites symboliques. L essai critique les discours contemporains sur l identite de genre et les replace dans une histoire du liberalisme, du corps et de la subjectivite moderne.
Laetitia Strauch-Bonart interroge les effets du feminisme contemporain, des transformations du travail et des mutations familiales sur la place des hommes. L essai examine la crise masculine sans reduire le sujet a la domination ou a la nostalgie patriarcale. Il cherche une voie entre critique des exces masculinistes et refus d une guerre des sexes permanente.
Marguerite Stern revient sur son parcours feministe, son engagement dans les Femen, ses ruptures militantes et ses positions critiques sur la transidentite. Le livre prend la forme d un recit personnel et politique sur les conflits internes au feminisme contemporain, la liberte de parole et le prix social de la dissidence.
Marguerite Stern et Dora Moutot critiquent la diffusion rapide des discours transidentitaires dans les institutions, les medias, l ecole et le militantisme. Elles denoncent ce qu elles percoivent comme une ideologie effacant les femmes, fragilisant les mineurs et interdisant le debat. L ouvrage s inscrit dans les controverses feministes autour du genre, du sexe et de la liberte d expression.
Sous-titré *Dominations plurielles : sexe, classe et race*, cet ouvrage collectif dirigé par Myriam Boussahba, Emmanuelle Delanoë et Sandeep Bakshi constitue une introduction accessible au concept d’intersectionnalité. Issu du féminisme noir américain, ce concept a été théorisé en 1989 par la juriste Kimberlé Crenshaw (dont l’article fondateur est ici traduit pour la première fois en français). Il vise à montrer que les discriminations (de race, de sexe, de classe, etc.) ne s’additionnent pas simplement, mais s’imbriquent et se renforcent mutuellement, produisant des formes spécifiques d’oppression souvent invisibilisées. Le livre retrace les origines du concept (de Sojourner Truth au Black feminism), en expose les fondements théoriques et en explore les applications concrètes dans trois domaines : la vie sociale, le militantisme et la culture. Il se présente comme un outil pour mieux analyser les inégalités plurielles et agir contre elles.
Essai féministe court et polémique dans lequel Pauline Harmange revendique la misandrie comme une réaction légitime à la misogynie structurelle et appelle les femmes à se recentrer sur la sororité plutôt que sur les hommes.
Dans cet essai polémique, Éric Zemmour soutient que la société occidentale traverse une mutation anthropologique majeure caractérisée par une féminisation de l’homme et la déconstruction des valeurs viriles traditionnelles. L'auteur articule sa réflexion autour du déclin de la figure paternelle et de l'autorité, affirmant que l'idéologie féministe et le capitalisme ont collaboré pour transformer les hommes en consommateurs androgynes et sentimentaux. À travers une analyse mêlant culture populaire, politique française et sociologie, il dénonce la disparition de la distinction entre les sexes comme un facteur de désordre social et de stérilité démographique. Le texte a pour dessein de réhabiliter une psyché masculine assumée face à ce qu'il perçoit comme un totalitarisme de la bien-pensance qui castre le désir et fragilise l'identité européenne.
Cet ouvrage propose une critique acerbe de la féminisation de la société, qu'il perçoit comme une dérive orchestrée par le néo-libéralisme. L'auteur soutient que l'effacement de l'autorité du père et des valeurs viriles au profit d'un psychologisme féminin favorise le consumérisme et la passivité politique. Il analyse le féminisme non pas comme une libération, mais comme une idéologie servant les intérêts de la bourgeoisie et de la production de masse. En s'appuyant sur la psychanalyse et la sociologie, Soral affirme que cette mutation culturelle conduit à un appauvrissement intérieur et à une perte du sens moral. Selon lui, seule une conscience globale réhabilitant le rôle social de l'homme peut contrer ce chaos social-démocrate.
Et si l'histoire des femmes ne se réduisait pas à une longue chronique de l'oppression patriarcale? Prenant le contre-pied d'une pensée féministe répandue, Christopher Lasch montre le caractère paradoxal de l'émancipation des femmes et insiste sur le rôle qu'elles ont joué dans leur propre soumission : croyant se libérer du patriarcat traditionnel, elles se sont en réalité assujetties à un nouveau paternalisme, celui de la société de consommation et de l'État libéral. Proposant une réflexion solide sur la désintégration de la famille contemporaine, ce recueil d'articles, composé de la main de l'auteur peu de temps avant sa mort, constitue une excellente introduction aux grands thèmes de la pensée de Lasch.