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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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John Rawls expose sa théorie de la justice comme équité (justice as fairness), qu'il présente comme une alternative au principe d'utilité, en se concentrant sur les principes de justice qui régiraient les institutions d'une société bien ordonnée. Il traite de concepts fondamentaux tels que la position originelle (une expérience de pensée hypothétique), la liberté égale (le premier principe), et le principe de différence (qui garantit que les inégalités bénéficient aux moins avantagés). Le travail compare et contraste cette approche contractualiste avec l'intuitionnisme et l'utilitarisme, et explore la stabilité de la conception de la justice et son rapport avec le bien individuel (la rationalité délibérative).
Thomas Sowell dissèque dans cet essai les sophismes constitutifs du discours contemporain sur la justice sociale. Son argument central s'énonce simplement mais destructeur : présumer que l'absence d'égalité des résultats entre groupes humains découle nécessairement de discriminations systématiques constitue une grave illusion logique. En réalité, la diversité des destins collectifs reflète l'héritage historique, la géographie, les dotations économiques et les capitaux culturels accumulés différemment. Sowell démonte également le sophisme égalitariste selon lequel la prospérité d'une classe résulterait mécaniquement de l'exploitation des pauvres : cette hypothèse marxiste ignore comment la richesse se crée plutôt qu'elle ne se redistribue. Sur le terrain racial américain, l'auteur conteste vigoureusement les politiques de discrimination positive universitaire : admettre des étudiants noirs insuffisamment préparés dans les universités d'élite ne les sauve pas, il les expose à l'échec académique en les plaçant parmi des pairs incomparables. Sowell soulève enfin l'objection épistémologique : même si l'égalité des résultats s'avérait désirable, l'État dispose-t-il véritablement de la connaissance et du pouvoir pour l'imposer sans dévaster d'autres biens précieux, liberté et prospérité comprise ? Ouvrage critique du progressisme, Sowell défend une économie de marché entendue comme meilleure approximation du bien commun.
Michael Sandel's Justice: What's the Right Thing to Do? invites readers of all ages and political persuasions on a journey of moral reflection, and shows how reasoned debate can illuminate our lives. Is it always wrong to lie? Should there be limits to personal freedom? Can killing sometimes be justified? Is the free market fair? What is the right thing to do? Questions like these are at the heart of our lives. In this acclaimed book Michael Sandel - BBC Reith Lecturer and the Harvard professor whose 'Justice' course has become world famous - gives us a lively and accessible introduction to the intersection of politics and philosophy. He helps us think our way through such hotly contested issues as equal rights, democracy, euthanasia, abortion and same-sex marriage, as well as the ethical dilemmas we face every day. 'One of the most popular teachers in the world' - Observer 'Enormously refreshing ... Michael Sandel transforms moral philosophy by putting it at the heart of civic debate' - New Statesman 'One of the world's most interesting political philosophers' - Guardian 'Spellbinding' - The Nation
Paul Gottfried, philosophe politique américain et figure du paléoconservatisme, livre dans cet ouvrage une critique acérée des dérives du libéralisme contemporain qui, selon lui, a abandonné ses engagements originels envers la liberté individuelle pour devenir un vecteur d'ingénierie sociale et de conformisme idéologique. Sa thèse centrale est que le libéralisme classique, celui de Locke, Montesquieu et Tocqueville, s'est progressivement transformé en son contraire : une idéologie interventionniste qui utilise l'État pour imposer ses normes culturelles et morales à l'ensemble de la société. Gottfried analyse comment les institutions libérales – universités, médias, administrations – sont devenues les instruments d'une nouvelle orthodoxie progressiste qui n'admet aucune dissidence. Il identifie dans ce phénomène une forme de totalitarisme doux, d'autant plus efficace qu'il procède par la manipulation des mœurs et des représentations plutôt que par la contrainte explicite. Sa perspective est résolument conservatrice et nourrie d'une profonde méfiance envers l'utopisme politique sous toutes ses formes. L'ouvrage constitue une contribution importante au débat sur les limites du libéralisme et sur la tension permanente entre liberté et égalité dans les démocraties contemporaines, même si son positionnement politique tranchant en limite parfois la portée analytique.