Ouvrages
Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
Ouvrage
Nathalie Heinich critique l intrusion de logiques militantes dans la recherche universitaire. Elle defend la distinction entre engagement politique et enquete scientifique, en montrant comment certaines causes peuvent orienter les objets, les methodes et les conclusions. L ouvrage plaide pour l autonomie du savoir, la neutralite axiologique et la rigueur face aux pressions ideologiques.
Valek propose un pamphlet contre l antiracisme militant contemporain. Le livre rassemble arguments, exemples et formules polemiques pour contester les notions de privilege, de culpabilite collective, de racisme systemique et de racialisation du debat public. Il vise un public deja critique du discours antiraciste institutionnel et cherche a fournir des reponses simples aux slogans et accusations les plus frequents.
Sous-titré *Dominations plurielles : sexe, classe et race*, cet ouvrage collectif dirigé par Myriam Boussahba, Emmanuelle Delanoë et Sandeep Bakshi constitue une introduction accessible au concept d’intersectionnalité. Issu du féminisme noir américain, ce concept a été théorisé en 1989 par la juriste Kimberlé Crenshaw (dont l’article fondateur est ici traduit pour la première fois en français). Il vise à montrer que les discriminations (de race, de sexe, de classe, etc.) ne s’additionnent pas simplement, mais s’imbriquent et se renforcent mutuellement, produisant des formes spécifiques d’oppression souvent invisibilisées. Le livre retrace les origines du concept (de Sojourner Truth au Black feminism), en expose les fondements théoriques et en explore les applications concrètes dans trois domaines : la vie sociale, le militantisme et la culture. Il se présente comme un outil pour mieux analyser les inégalités plurielles et agir contre elles.
Houria Bouteldja expose les theses du Parti des Indigenes de la Republique sur la race, la colonisation, l antisemitisme, le philosionisme, le feminisme et les rapports entre minorites. L ouvrage revendique une parole decoloniale et conflictuelle, critique l universalisme republicain et appelle les populations non blanches a se penser comme sujets politiques autonomes. Texte influent et tres controverse, il est central dans les debats francais sur l antiracisme politique.
Le sociologue québécois Mathieu Bock-Côté dénonce le wokisme comme une idéologie née dans les universités américaines qui, selon lui, segmente la société sur une base raciale et vise à déconstruire la civilisation occidentale « blanche », présentée comme intrinsèquement coupable et oppressive. Il y décrit ses mécanismes (redéfinition du mot racisme, culpabilisation permanente, injonction à la « déblanchisation »), qu'il juge porteurs non de liberté mais d'exclusion et d'enfermement identitaire. L'ouvrage, salué par certains comme un essai courageux, est aussi critiqué pour son ton polémique et son manque de nuance face aux contextes ayant nourri les revendications décoloniales et antiracistes.