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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Traités politiques de Pierre Dubois réunis en édition bilingue, avec De l'abrègement des guerres et procès du Royaume des Francs. Le projet de croisade s'accompagne de réformes de la justice, de l'éducation et de l'Église. Rochedy cite Dubois vers 1 h 36 min 19 s à propos d'une domination universelle française, sans titre ni conseil précis. Ce volume est un rapprochement probable, non une recommandation explicite. Langlois (1891, introduction XVII-XVIII) distingue les ambitions de conquête du monde du De abreviatione et la fédération du De recuperatione, qui traite la domination universelle de chimère. La formule sur les Français les plus raisonnables n'est pas recoupée mot pour mot et ne doit pas être attribuée avec certitude au seul De recuperatione. L'édition 2019 n'est pas nommée dans la vidéo.
Première grande biographie de Charles de Foucauld, publiée en 1921 chez Plon, cinq ans après la mort de l'ermite tué à Tamanrasset. René Bazin, académicien, y retrace le double itinéraire de l'officier explorateur - sa reconnaissance du Maroc en 1883-1884 fit autorité - devenu trappiste, prêtre et ermite chez les Touaregs.
Essai de François-Régis Legrier paru en 2018 chez Via Romana, préfacé par Bernard Seillier. Officier breveté de l'École de guerre, il part de la devise si vis pacem, para bellum : préparer la guerre est la première fonction du politique. En officier et en chrétien, il confronte la tradition de la guerre juste, de saint Augustin et Thomas d'Aquin à nos jours.
Chronique en cinq livres de Raoul Glaber sur l'Occident autour de l'an mil. Texte médiéval, non romanesque. Édition Brepols 1997, traduction et présentation par Mathieu Arnoux. Dans la vidéo de Julien Rochedy (00:03:12), la formule du « blanc manteau d'églises » permet d'identifier les Histoires; le titre n'est pas prononcé.
Principal ouvrage de Mgr Henri Delassus, prêtre du diocèse de Cambrai, publié chez Desclée de Brouwer en 1910 en trois volumes. Sous-titré « Le temple maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l'Église catholique », il lit l'humanisme, la Réforme et les révolutions modernes comme les étapes d'une opposition à l'ordre catholique.
Lettre de Donoso Cortés datée du 19 juin 1852, publiée en français aux éditions L'Âge d'Homme avec des textes annexes. Le diplomate et penseur contre-révolutionnaire y expose les liens entre théologie et ordre politique : les erreurs politiques modernes sont des erreurs religieuses, et seule l'autorité de l'Église peut fonder l'ordre.
Rédigée entre 1265 et 1274 et restée inachevée, la Somme théologique est l'œuvre majeure de Thomas d'Aquin : un vaste traité organisé en questions et articles qui expose l'existence de Dieu, la loi, la nature humaine, les vertus et la grâce, en dialoguant avec Aristote, les Pères de l'Église et les philosophes arabes et juifs. Elle est devenue la référence doctrinale de la théologie catholique.
Écrite en 1918 dans la tourmente révolutionnaire russe et publiée à Berlin en 1923, cette œuvre de Nicolas Berdiaev, philosophe chrétien banni d'URSS, est son livre le plus tranchant. Il y dénonce l'égalitarisme comme passion de niveler qui détruit la qualité et la personne, et défend l'inégalité des vocations comme condition de toute culture et de toute aristocratie de l'esprit.
Essais de Max Scheler publiés en allemand entre 1912 et 1915, réunis en français sous ce titre : l'une des grandes réponses philosophiques à Nietzsche. Scheler reconnaît la réalité du ressentiment comme poison moral, mais conteste que le christianisme en procède : l'amour chrétien est un mouvement ascendant ; c'est la morale moderne, bourgeoise et égalitaire envieuse, qui est structurée par le ressentiment.
Frere Arnaud relit la figure de Clovis et le bapteme de la France dans une perspective catholique traditionnelle. Le livre presente l alliance entre foi chretienne, destin national et memoire monarchique comme fondement spirituel de l histoire francaise. Il s adresse a un lectorat attache a la tradition religieuse et a la vocation chretienne de la France.
Hilaire Belloc critique la concentration capitaliste et la condition salariale moderne, qu il oppose a une societe de proprietaires independants. Dans la tradition distributiste, il defend la diffusion de la propriete, les corps intermediaires et une economie plus enracinée. L ouvrage permet de comprendre une critique catholique et sociale du capitalisme comme du socialisme d Etat.
Les forces morales du soldat chrétien est un petit ouvrage écrit en pleine Première Guerre mondiale par François-Josaphat Moreau (1881-1944), moine bénédictin de l’abbaye de Ligugé, soldat puis aumônier-brancardier grièvement blessé au front. Structuré en trois parties, le texte définit d’abord l’idéal du soldat chrétien (courage, devoir, patriotisme et foi), puis énumère les obstacles intérieurs qui l’en détournent (peur, orgueil, découragement, paresse…), avant d’indiquer les forces morales permettant de les surmonter : la confiance en Dieu, la volonté, la patience et la charité. À la fois guide spirituel et manifeste patriotique, l’ouvrage tire ses leçons de l’expérience directe des tranchées. Il s’adresse au soldat français catholique, mais plus largement à tout homme cherchant à tenir dans l’épreuve par la force de l’idéal et de la foi.
Ouvrage factuel et critique qui dresse le bilan noir des républiques françaises : régime présenté comme une dictature déguisée, génocidaire et déracinante, hostile au catholicisme et aux racines du peuple. Les auteurs y dénoncent l’illégitimité, les violences, l’hypocrisie de la laïcité et le délitement social sous les différentes républiques. Plusieurs lecteurs y voient un livre d’utilité publique qui révèle ce que l’histoire officielle cache, et y trouvent un plaidoyer pour le retour à la monarchie catholique comme seule issue.
G. K. Chesterton y raconte son cheminement intellectuel vers le christianisme en defendendant le paradoxe, le sens commun et la joie d exister. Contre le materialisme, le relativisme et le pessimisme moderne, il presente l orthodoxie chretienne comme une aventure de l esprit capable de tenir ensemble raison, mystere, liberte et gratitude.
Une déconstruction radicale des monothéismes, que l'auteur définit comme des fictions nées de la peur de la mort et du désir d'un « contre-monde » idéal. Michel Onfray y développe le projet d'une athéologie, une discipline visant à démontrer comment le judaïsme, le christianisme et l'islam partagent une pulsion de mort commune, caractérisée par la haine de l'intelligence, du corps et du plaisir terrestre. L'auteur dénonce l'imprégnation invisible des structures morales et juridiques occidentales par l'épistémè judéo-chrétienne, affirmant que même la pensée laïque reste prisonnière de schémas religieux tels que le libre arbitre ou la culpabilité. À travers une généalogie critique, il fustige les alliances historiques entre les religions et les pouvoirs totalitaires, tout en plaidant pour un athéisme post-moderne authentique qui permettrait enfin de célébrer la vie et la raison.
Tugdual Derville, figure engagée de la défense de la vie et militant catholique, propose dans cet essai une réflexion approfondie sur le sens du sacré dans la société contemporaine. À rebours des discours dominants qui confinent la foi à la sphère privée, Derville interroge la place que nos sociétés sécularisées accordent – ou refusent – au transcendant. Il explore comment le recul du religieux dans l'espace public génère un vide spirituel que les sociétés modernes tentent de combler par des substituts souvent décevants : consumérisme, idéologies politiques messianiques ou quêtes de sens individuelles. Partant de l'observation que la messe, pour beaucoup, n'est plus dite – au sens propre comme figuré – Derville s'interroge sur les conditions d'un renouveau spirituel authentique qui ne soit pas simple nostalgie réactionnaire ni compromis avec les modes du temps. Son analyse croise philosophie politique, anthropologie chrétienne et témoignage pastoral, offrant une réflexion équilibrée qui reconnaît les acquis de la modernité tout en identifiant ses manques fondamentaux. L'essai constitue une invitation à rouvrir le débat sur la transcendance comme condition d'une vie humaine pleinement accomplie.
Publié en 1905, cet essai de Max Weber constitue l'une des analyses les plus influentes jamais consacrées aux relations entre la religion et le développement économique. Weber y défend une thèse audacieuse : le capitalisme moderne n'est pas simplement né de conditions matérielles favorables, mais s'enracine dans une transformation profonde de la mentalité religieuse opérée par la Réforme protestante. Le calvinisme, en particulier, aurait engendré un rapport inédit au travail et à la vocation professionnelle. La doctrine de la prédestination, en créant une anxiété permanente sur le salut, aurait poussé les croyants à chercher dans le succès terrestre un signe de leur élection divine. D'où une éthique du travail acharné, de l'ascétisme dans la consommation et de la réinvestissement systématique des bénéfices – autrement dit l'esprit même du capitalisme. Weber ne prétend pas que le protestantisme a seul causé le capitalisme, mais qu'il a fourni l'ethos moral sans lequel l'accumulation capitaliste n'aurait pu acquérir sa légitimité culturelle. Cette thèse a suscité d'innombrables débats et contre-enquêtes historiques, mais reste un point de référence incontournable pour toute réflexion sur les interactions entre culture, religion et économie. Weber inaugure ici sa sociologie compréhensive, cherchant à saisir le sens que les acteurs donnent à leurs actions.
Dans la Contre-Histoire de la philosophie, Michel Onfray veut explorer, en six volumes, un vaste pan de pensée qu’il estime écarté des récits académiques : une « philosophie oubliée » couvrant vingt-cinq siècles. Selon lui, cette occultation n’est pas accidentelle : elle découle d’un rapport de forces historique entre idéalistes et matérialistes. Avec l’avènement du christianisme, les idéalistes accèdent à une forme d’hégémonie intellectuelle pendant près de vingt siècles. Ils structurent alors le canon philosophique en favorisant les penseurs compatibles avec leur vision, et en effaçant les traditions concurrentes. Onfray propose donc de redonner vie à tout un « continent » de pensée non canonique : matérialistes, cyniques, cyrénaïques, épicuriens, libertins, courants hétérodoxes, « ultras » des Lumières, utilitaristes, socialistes hédonistes, nietzschéens de gauche, etc. Le point commun de ces traditions : une philosophie claire, incarnée, tournée vers une sagesse praticable, qui refuse la technicité hermétique et la « philosophie de spécialistes ». Onfray revendique une philosophie comme art de vivre, dans la continuité des Anciens. Enfin, ces volumes sont l’aboutissement de sept ans de séminaires menés à l’Université Populaire de Caen (créée en 2002), diffusés sur France Culture et largement édités.
Le philosophe livre une réflexion spirituelle magnifique issue de son séjour à l'abbaye de Lagrasse. C'est en suivant le cheminement de saint Augustin et en vivant dans son compagnonnage philosophique que Michel Onfray a poussé les portes de l'abbaye de Lagrasse et partagé pendant quelques jours la vie de ce monastère. Expérience bouleversante pour un homme qui ne croit pas, en compagnie de moines qui ont donné leur vie pour un idéal et dont le mode d'existence est conforme précisément à l'enseignement de saint Augustin et à la sa ligne directrice : une vie d'épure selon la volonté de Dieu. Dans cet univers de silence et de lumière, le visiteur assiste aux offices, aux cérémonies " où tout fait sens " écrit-il, et tout est prière. Il suit l'itinéraire quotidien de la communauté, de la cellule au jardin, découvre l'histoire et le parcours de chacun de ses membres, les écoute, dialogue avec eux. Autant de nourritures de l'âme qui rejoignent sa méditation. Il consacre ici une large part à sa propre lecture des Évangiles et des textes augustiniens, confronté à l'histoire de l'humanité et à la morale chrétienne. Il révèle dans la dernière partie de l'ouvrage son échange épistolaire qui a suivi avec le père Michel, le prieur de Lagrasse dont il est resté proche.
Michel Onfray réexamine la figure de Jésus à travers la thèse mythiste, largement ignorée par les théologiens. Il soutient que Jésus n’a pas existé historiquement et qu’il s’agit d’un “Logos” façonné à partir de traditions religieuses antérieures, surtout celles de l’Ancien Testament. Les récits évangéliques – nativité, miracles, paraboles, résurrection – sont analysés comme des constructions symboliques et non des faits. L’auteur critique aussi la formation du judéo-christianisme et les tentatives jugées frauduleuses d’étayer l’existence physique de Jésus par des reliques comme le Suaire de Turin. Il conclut que la force de Jésus tient à sa postérité textuelle et esthétique plutôt qu’à une réalité historique.
L’humanité entretient depuis longtemps une fascination pour le sacrifice sanglant. En réalité, il n’a nullement été rare qu’un enfant vienne au monde pour n’être ensuite patiemment et affectueusement élevé par des fanatiques religieux, convaincus que la meilleure manière de maintenir le soleil sur sa trajectoire ou d’assurer une récolte abondante consiste à le conduire, d’une main tendre, dans un champ ou au sommet d’une montagne, puis à l’enterrer, l’égorger ou le brûler vif en offrande à un Dieu invisible. L’idée selon laquelle Jésus-Christ est mort pour nos péchés et que sa mort constitue une expiation réussie destinée à apaiser un Dieu « aimant » est un héritage direct et sans fard des saignées superstitieuses qui ont tourmenté des peuples désorientés tout au long de l’histoire.