Ouvrages
Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
Ouvrage
Discours adressé par John Milton au Parlement d'Angleterre en 1644, en pleine guerre civile, contre la loi rétablissant l'autorisation préalable pour tout imprimé. La censure préalable y est dénoncée comme inefficace et impie : la vérité a besoin du choc des opinions pour triompher - « qu'elle lutte à découvert avec le mensonge, dans une rencontre libre et ouverte ». Un classique de la liberté de la presse.
« De la liberté d’expression » de Casus Lady (2026) est un essai qui défend une liberté d’expression maximale : le droit de choquer, de blasphémer et de dire ce qui offense, y compris les idées que l’on vomit, car une opinion n’a pas besoin d’une bénédiction morale pour exister. L’autrice distingue l’offense du tort réel et la parole de la coercition (harcèlement, menaces, doxxing) : un ressenti ne peut fonder la loi, la bêtise n’est pas une violence, et la censure fabrique ce qu’elle prétend combattre. Contre la « liberté à géométrie variable » et l’ère de la permission (État + meutes numériques), elle affirme que la liberté n’est pas le droit d’avoir raison mais le droit de parler sans être puni pour avoir parlé, et que seuls des citoyens traités en adultes, capables de trier par la contradiction, peuvent la garantir.
Abel Quentin raconte l emballement mediatique et culturel provoque par un universitaire accuse de racisme apres un article consacre a un peintre oublie. Le roman satirise le monde intellectuel, les reseaux sociaux, l antiracisme militant et les paniques morales contemporaines. Il observe avec ironie la collision entre ambition personnelle, culpabilite historique et guerre culturelle.
Cet essai critique l usage extensif du mot complotisme dans le debat public. Il soutient que l anticomplotisme peut devenir une police intellectuelle disqualifiant toute remise en cause des versions officielles, des medias ou des pouvoirs etablis. Le livre defend une distinction entre enquete critique, soupcon legitime et veritable delire conspirationniste.
Marguerite Stern et Dora Moutot critiquent la diffusion rapide des discours transidentitaires dans les institutions, les medias, l ecole et le militantisme. Elles denoncent ce qu elles percoivent comme une ideologie effacant les femmes, fragilisant les mineurs et interdisant le debat. L ouvrage s inscrit dans les controverses feministes autour du genre, du sexe et de la liberte d expression.
Bret Easton Ellis livre un essai autobiographique et polemique sur la culture americaine contemporaine, Hollywood, les reseaux sociaux, la morale progressiste et la generation de l indignation. Il y defend la liberte artistique, le mauvais gout, l ambiguite et la distance ironique contre la censure morale. Le livre prolonge son univers romanesque dans une forme de chronique culturelle.
L’imprégnation décoloniale a fait surgir un nouvel espace de l’extrémisme politique : « antiracistes » racistes visant les « Blancs », gauchistes violents, islamo-gauchistes, indigénistes… Des groupuscules identitaires extrémistes s’érigent en tribunaux d’inquisition, censurent des œuvres et imposent des « déboulonnages ». Face à la prolifération de mémoires victimaires vindicatives et politiquement instrumentalisées, Pierre-André Taguieff dresse un état des lieux, analyse sans concession les discours décoloniaux et en esquisse une généalogie : autant d’éléments pour la discussion sérieuse d’une imposture de grande ampleur.
Omerta, chasse aux sorcières et calomnie... Qui donc organise la censure par le silence, promeut de mauvais livres par la connivence idéologique, organise la désinformation par le discrédit ? Ce dernier demi-siècle a connu de grandes polémiques où la pensée dominante a défendu les idéologies qui lui servent de fondations : le maoïsme que Simon Leys démontait dans Les Habits neufs du président Mao (1971) ; le marxisme qu'effondrait L'Archipel du Goulag (1973) de Soljenitsyne; l'antiracisme que Paul Yonnet dénonçait dans Voyage au centre du malaise français (1993); l'impérialisme islamiste dont Samuel Huntington prophétisait la menace dans Le Choc des civilisations (1996); la psychanalyse que ridiculisait Le Livre noir de la psychanalyse (2005); le mythe d'un islam civilisateur de l'Occident que décomposait Aristote au mont Saint-Michel (2008) de Sylvain Gouguenheim. Michel Onfray raconte l'histoire de ce qu'Orwell, dans 1984, nommait les " crimes par la pensée ".
The Madness of Crowds est un essai dans lequel Douglas Murray analyse les dérives de la culture woke et la montée de la politique identitaire, qu’il voit comme un « dérèglement » contemporain. À travers une prose incisive, il aborde les sujets les plus sensibles – genre, sexualité, race, technologie – en revenant sur les racines idéologiques du phénomène et sur le rôle des réseaux sociaux dans la polarisation. L’un des rares à contester ouvertement les nouveaux dogmes culturels, Murray interroge notamment la transition de genre chez les mineurs et les conséquences des revendications trans sur les droits des femmes. Dans une postface ajoutée, il revient sur la réception du livre et sur l’impact des mobilisations Black Lives Matter, tout en plaidant pour un retour au discernement et à la liberté d’expression.