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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Dans The French Intifada: The Long War Between France and Its Arabs (2014), Andrew Hussey soutient que les émeutes de banlieue, la radicalisation et les tensions entre la France et ses populations d’origine maghrébine ne sont pas de simples problèmes sociaux ou économiques, mais le prolongement d’une « guerre longue » née de la colonisation du Maghreb. Il décrit un affrontement mémoriel et culturel entre le modèle républicain universaliste et des identités arabo-musulmanes marquées par les traumatismes de la décolonisation (notamment la guerre d’Algérie), avec les prisons et les cités comme principaux théâtres de cette conflictualité. L’ouvrage insiste aussi sur la résurgence de l’antisémitisme et sur le « déni » des élites françaises qui, selon lui, refusent de reconnaître la dimension postcoloniale et religieuse du conflit. L’ouvrage a été traduit en français sous le titre Insurrections en France (L’Artilleur, 2015). Son auteur, historien et critique culturel britannique, se situe clairement dans une perspective postcoloniale de gauche : il privilégie la grille de lecture du traumatisme colonial et de l’aliénation des héritiers de l’empire, tout en étant nettement critique du modèle républicain français et relativement indulgent envers les dynamiques identitaires et contestataires des banlieues.
Herve Ryssen decrit ce qu il presente comme une vision planetarienne du monde, organisee autour du cosmopolitisme, du melange des peuples et de la dissolution des identites nationales. Le livre s inscrit dans son corpus polemique sur les elites, les medias et les ideologies universalistes. Son propos, tres marque ideologiquement, entend denoncer une utopie mondialiste qui remplacerait les appartenances historiques par une humanite abstraite.
Ce texte propose une critique acerbe de l'intelligentsia française, accusant de nombreuses figures intellectuelles de complaisance envers l'antisémitisme et le fascisme. L'auteur déconstruit les trajectoires de penseurs célèbres comme Sartre, Beauvoir, Ricoeur ou Foucault, révélant leurs ambiguïtés sous l'Occupation ou leur soutien à des régimes théocratiques. Il explore la généalogie d'un antisémitisme structurel à gauche, prenant racine chez Marx et les socialistes du XIXe siècle pour aboutir à l'islamo-gauchisme contemporain. Onfray dénonce également le négationnisme de Roger Garaudy et les dérives de la déconstruction, qu'il juge responsables d'une haine renouvelée envers l'État d'Israël. En soulignant les contradictions de ces « maîtres à penser », l'ouvrage appelle à une relecture sans concession de l'histoire politique et philosophique moderne. Cette analyse vise à démontrer comment une certaine élite a systématiquement occulté ses propres compromissions morales pour préserver sa domination culturelle.
Amsterdam, février 1941. Le Reichleiter Rosenberg, chargé de la confiscation des biens culturels des juifs dans les territoires occupés, fait main basse sur la bibliothèque de Baruch Spinoza. Qui était-il donc ce philosophe, excommunié en 1656 par la communauté juive d'Amsterdam et banni de sa propre famille, pour, trois siècles après sa mort, exercer une telle fascination sur l’idéologue du parti nazi Irvin Yalom, l’auteur de Et Nietzsche a pleuré, explore la vie intérieure de Spinoza, inventeur d’une éthique de la joie, qui influença des générations de penseurs. Il cherche aussi à comprendre Alfred Rosenberg qui joua un rôle décisif dans l'extermination des juifs d'Europe. Le rythme soutenu du récit, la vivacité des dialogues, l’érudition d’Irvin Yalom, la plongée dans la société néerlandaise du XVIIe siècle et les grands bouleversements de l’Europe du XXe font de cet ouvrage un véritable régal. Marie Auffret-Pericone, La Croix.