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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Publié en 2003, La Préparation du roman rassemble les deux derniers cours que Roland Barthes donna au Collège de France, en 1978-1979 et 1979-1980. Le sémiologue y médite sur le désir d'écrire, sur le roman comme forme et sur le haïku comme modèle de notation du monde. Un texte devenu classique, à la croisée de la théorie littéraire et du journal intime.
Claude Lévi-Strauss démantèle dans cet essai publié en 1952 le concept même de « race » comme catégorie pertinente pour comprendre l'humanité, substituant au vocabulaire racial une anthropologie attentive aux cultures. Rédigé dans le contexte de l'effort de l'UNESCO contre le racisme, Lévi-Strauss opère un déplacement paradigmatique radical : il élimine la pseudo-biologie raciale pour centraliser l'étude des systèmes culturels. L'auteur critique violemment les théories racialistes de Gobineau et ses épigones qui prétendaient hiérarchiser les « races primitives » selon des critères biologiques, révélant l'absurdité scientifique de ces entreprises. Lévi-Strauss argue que toute culture existe en « coalition » avec d'autres, que les emprunts mutuels constituent la dynamique même de l'évolution culturelle. Aucune civilisation n'accumule seule les progrès : le progrès culturel procède toujours d'une interaction, d'une coagulation entre systèmes distincts. Cette interdépendance révèle une égale dignité à tous les peuples, non par altruisme moral mais par constatation anthropologique. L'essai refuse tant la hiérarchie raciale que le multiculturalisme naïf, insistant sur la structure dialogique de la création culturelle. Lévi-Strauss énonce clairement : chaque culture contribue à l'édifice commun, aucune ne possède le monopole de la vérité. Race et histoire inaugure une anthropologie structurale soucieuse de préserver la diversité culturelle comme bien irremplaçable de l'humanité.
Essai de l'anthropologue français Lévi-Strauss, avec une section introductive qui détaille les ouvrages précédents de l'auteur, notamment sur la vie sociale et la parenté des Indiens Nambikwara du Brésil, que l'auteur a rencontré. Les premières parties du texte, intitulées « La fin des voyages » et « Feuilles de route », servent de récit personnel où l'auteur exprime son dégoût pour les récits d'expédition sensationnalistes et la profession d'explorateur. Il narre ses propres expériences de voyage, y compris une traversée difficile vers la Martinique en 1941, où il a été confronté à l'hostilité et à la bêtise des autorités françaises, et discute des circonstances qui l'ont mené à devenir ethnologue à l'Université de São Paulo. Lévi-Strauss critique l'impact destructeur de la civilisation occidentale sur les cultures indigènes et déplore l'illusion du voyage, cherchant à se confronter à la vérité de son expérience.
Claude Lévi-Strauss explore la nature et la sophistication de la pensée dite "primitive," argumentant qu'elle n'est pas inférieure à la pensée scientifique occidentale, mais plutôt une logique concrète et méthodologique distincte. L'auteur réfute l'idée que les savoirs indigènes sont uniquement fonctionnels ou limités par les besoins pratiques, en citant des exemples de classifications zoologiques et botaniques extrêmement précises, comme chez les Indiens. Lévi-Strauss introduit le concept de bricolage pour caractériser cette pensée, qui utilise un ensemble fini de moyens pour créer des systèmes d'intelligibilité, soulignant que des pratiques comme la magie et la science moderne sont des modes de connaissance parallèles. Enfin, l'ouvrage démontre l'omniprésence des systèmes de classification dans les mythes, les rituels et l'organisation sociale, allant des tabous aux totémismes, pour affirmer que la pensée sauvage est logique et hautement structurée.