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Ouvrages de tous horizons, avec une attention particulière et assumée pour la pensée de droite
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Rédigé en 1950, Orientations est le plus bref et le plus direct des textes de Julius Evola : onze points destinés aux hommes qui, après la guerre, se reconnaissent dans une droite européenne en ruines. La défaite matérielle ne signifie pas la défaite intérieure : fidélité aux principes plutôt qu'aux régimes, aristocratie de l'âme contre démocratie de masse.
Grand essai polémique d'Abel Bonnard paru chez Grasset en 1936, sous-titré Le Drame du présent, dans la France du Front populaire. Sa thèse : la modération n'est pas une sagesse mais une fuite ; la prudence systématique sert toujours le camp le plus déterminé. Contre l'esprit de demi-mesure, Bonnard appelle à une doctrine de la décision.
Livre le plus lu de Carl Schmitt, paru en 1922. Il s'ouvre sur une formule devenue canonique : « Est souverain celui qui décide de la situation exceptionnelle. » Contre le normativisme de Kelsen, Schmitt soutient que l'ordre juridique repose sur une décision, non sur une norme, et que les concepts de l'État moderne sont des concepts théologiques sécularisés.
Publié à titre posthume en 2021 aux Éditions du Labyrinthe, ce recueil rassemble les dernières réflexions de Guillaume Faye, mort en 2019. Le titre dit le programme : Faye ne met plus en garde contre le déclin, il le constate - une chute civilisationnelle démographique, identitaire et culturelle que les illusions progressistes rendent irréversible.
Grand essai d'Ernst Jünger paru en 1932 (Der Arbeiter), entre défaite de 1918 et effondrement de Weimar. Tirant les leçons de la guerre de matériel, il y annonce la fin du XIXe siècle bourgeois et l'avènement de la « forme » du Travailleur, figure qui dépasse les classes et organise le monde selon la logique de la mobilisation totale.
Publié en 1908, ce recueil défend l'idée que les grands mouvements sociaux sont portés par des mythes mobilisateurs plutôt que par des plans rationnels. Sorel y fait de la grève générale le mythe central du syndicalisme révolutionnaire et réhabilite la violence prolétarienne comme signe de vitalité face à une bourgeoisie qu'il juge épuisée.
Publié en 2014, Hôtel Europe est le récit que Bernard-Henri Lévy tire de ses voyages en Ukraine au moment de Maïdan. Pièce-monologue écrite pour être jouée, suivie de réflexions sur l'Europe, le livre fait du soulèvement ukrainien un test pour la conscience européenne : ce qui se jouait à Kiev, soutient l'auteur, c'était l'avenir même de l'idée d'Europe.
Publié en février 1848, le Manifeste du parti communiste est le texte le plus lu de Karl Marx et Friedrich Engels. Commandé par la Ligue des communistes, il y formule la théorie de la lutte des classes et une analyse saisissante du capitalisme et de sa dynamique mondiale, avant d'appeler les prolétaires de tous les pays à s'unir. Un pamphlet fondateur, à la fois document historique et texte toujours discuté.
Publié en 1965, Démocratie et totalitarisme reprend les cours que Raymond Aron donna à la Sorbonne en 1957-1958. Le sociologue y confronte deux types de régimes - les démocraties pluralistes de partis et les régimes à parti unique - et propose une sociologie comparée des systèmes politiques modernes, devenue une référence pour penser le XXe siècle et ses héritages.
Paru en 1762, Du contrat social pose la question centrale de la philosophie politique moderne : comment une association d'hommes peut-elle obéir aux lois tout en demeurant libre ? Rousseau y fonde la souveraineté du peuple et la notion de volonté générale, discutées sans relâche depuis. Texte de référence des révolutions comme des républiques, il demeure l'un des ouvrages les plus commentés - et les plus disputés - de la tradition politique française.
Publiée en 1748, De l'esprit des lois est la somme politique de Montesquieu : une enquête comparée sur les gouvernements, les sociétés et les lois, dont le principe de séparation des pouvoirs a nourri les constitutions modernes. L'auteur y analyse comment les lois se rattachent au climat, aux mœurs, à la religion et au commerce de chaque peuple, et dessine une manière nouvelle de penser le politique, attentive à la diversité des situations plutôt qu'à des modèles abstraits.
Écrit au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Les Hommes au milieu des ruines (1953) applique la « tradition intégrale » d'Evola à la politique : principes d'une doctrine de l'État, critique de la démocratie, du communisme et du capitalisme, et réflexion sur ce que peut être l'action politique dans un monde en ruine. C'est le plus politique des livres d'Evola.
Publiée en 1934, Révolte contre le monde moderne est l'oeuvre maîtresse de Julius Evola : une critique radicale de la modernité au nom de la « tradition intégrale ». Hiérarchie, sacralité, caste et Empire face à l'égalitarisme, à la démocratie et à l'économisme : un livre-programme devenu une référence de la droite traditionaliste, à lire comme un document d'histoire des idées autant que comme une doctrine.
Pourquoi la Révolution a-t-elle éclaté en France, et pourquoi sous cette forme ? Dans cette étude inachevée parue en 1856, Tocqueville remonte aux structures de l'Ancien Régime : centralisation administrative, isolement des classes, éloignement de l'élite des affaires. Sa thèse, qui a fait école : la Révolution a moins rompu avec le passé qu'elle n'a achevé l'oeuvre centralisatrice de la monarchie.
Écrit en 1513 et publié après la mort de son auteur, Le Prince est le traité politique le plus commenté de la Renaissance. Nicolas Machiavel y examine comment un pouvoir se conquiert, se conserve et se perd, à partir de l'expérience des principautés italiennes et de l'histoire antique. Réalisme politique, rapport entre force et loi, rôle de la fortune et de la virtù : un petit livre qui a fait de son auteur le nom même de la politique sans illusions.
Taha Bouhafs revient sur son parcours de journaliste militant, ses combats politiques et son rapport aux classes populaires issues de l immigration. Le livre defend une parole de gauche radicale contre le mepris social, les violences policieres et les exclusions symboliques. Il mele autobiographie, prise de position et plaidoyer pour ceux que le debat public designe comme invisibles ou illegitimes.
Rodolph Cart repond aux theses de Daniel Conversano et d une partie de la mouvance identitaire. Il critique leurs impasses strategiques, leur rapport a la nation, a la race et a la politique concrete. Le livre prend la forme d une intervention interne a la droite radicale, cherchant a distinguer nationalisme politique, identitarisme et querelles doctrinales.
Charlotte Belaich et ses coauteurs enquêtent sur des accusations de violences sexuelles, de pouvoir et de silence dans un milieu politique et militant. Le livre interroge les mecanismes de protection collective, les loyautes partisanes et la difficulte des victimes a faire entendre leur parole. Il s inscrit dans le sillage de #MeToo politique et des debats sur les violences sexistes.
Christian Gerondeau propose une lecture critique des politiques climatiques a partir de donnees chiffrees sur les emissions, l energie, les couts publics et le role relatif de la France. Il conteste l efficacite de nombreuses mesures ecologiques et plaide pour une approche qu il juge plus rationnelle, economique et realiste du debat climatique.
Valek propose un pamphlet contre l antiracisme militant contemporain. Le livre rassemble arguments, exemples et formules polemiques pour contester les notions de privilege, de culpabilite collective, de racisme systemique et de racialisation du debat public. Il vise un public deja critique du discours antiraciste institutionnel et cherche a fournir des reponses simples aux slogans et accusations les plus frequents.
Francois Ruffin raconte son experience de depute-reporter ancre en Picardie, entre assemblee nationale, luttes sociales, rencontres locales et satire politique. Le livre adopte une forme narrative et illustree proche du reportage graphique pour suivre les classes populaires, les ouvriers, les coleres territoriales et les contradictions de la representation politique.
Cet essai critique l usage extensif du mot complotisme dans le debat public. Il soutient que l anticomplotisme peut devenir une police intellectuelle disqualifiant toute remise en cause des versions officielles, des medias ou des pouvoirs etablis. Le livre defend une distinction entre enquete critique, soupcon legitime et veritable delire conspirationniste.
Marguerite Stern revient sur son parcours feministe, son engagement dans les Femen, ses ruptures militantes et ses positions critiques sur la transidentite. Le livre prend la forme d un recit personnel et politique sur les conflits internes au feminisme contemporain, la liberte de parole et le prix social de la dissidence.
Jared Taylor defend une lecture identitaire et racialiste de l avenir occidental. Le livre alerte, de son point de vue, sur les consequences demographiques, culturelles et politiques de l immigration et du multiculturalisme. Il s inscrit dans une tradition nationaliste blanche tres controversee, centrée sur la preservation d une identite europeenne-americaine et le refus de l universalisme liberal.
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